“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Découvrez l’offre numérique > Abonnez-vous

Laurent Nouvion: "Il faut revenir à l'orthodoxie budgétaire"

Mis à jour le 10/12/2014 à 08:12 Publié le 10/12/2014 à 08:03
« Les industries de Monaco ne peuvent pas être à l'abri de ce qui se passe ailleurs. »

« Les industries de Monaco ne peuvent pas être à l'abri de ce qui se passe ailleurs. » Eric Dulière

Soutenez l'info locale et Monaco-Matin

Laurent Nouvion: "Il faut revenir à l'orthodoxie budgétaire"

Avant les séances du budget primitif, le président du Conseil national passe en revue quelques dossiers politiques parmi lesquels l’industrie, le fonds de réserve constitutionnel, l’Europe…

Avant les séances du budget primitif, le président du Conseil national passe en revue quelques dossiers politiques parmi lesquels l’industrie, le fonds de réserve constitutionnel, l’Europe…

C'est l'un des temps forts de la vie politique du pays. Aujourd'hui, de 17 h à 23 h, mais également lundi, mardi et mercredi prochains, les élus décortiqueront le budget primitif de 2015.

Laurent Nouvion, interviewé par Radio Monaco, Monaco Info et Monaco-Matin, a expliqué quelques-unes de ses positions sur des sujets qui font l'actualité de la Principauté. Après s'être exprimé sur la Société des Bains de Mer, le président du Conseil national a évoqué les dossiers politiques en cours.

>>LIRE AUSSI.

La gestion du Fonds de réserve constitutionnel (FRC) vous convient-elle ?

Il faut mettre en place la possibilité de faire des réserves et revenir à l'orthodoxie budgétaire. C'est la colonne vertébrale de Monaco. Le FRC représente deux années de budget en réserve. Nous nous autofinançons. Nous avons près de quatre milliards de dépenses prévues sur les dix ans qui viennent avec les grands travaux. Je pense qu'il faut une équipe dédiée de professionnels internationaux, à Monaco, au FRC particulièrement en ce moment où les marchés sont porteurs. Le FRC a fait près de 4 % depuis le début de l'année. Ce n'est pas suffisant. On peut faire mieux. Chaque année, on a un manque à gagner colossal.

L'industrie est en difficulté. Êtes-vous inquiet ?

C'est un sujet délicat. Les industries de Monaco ne peuvent pas être à l'abri de ce qui se passe ailleurs. Nous ne vivons pas dans une bulle. Les entreprises telles que Mécaplast ou BorgWarner n'ont pas vocation à être structurellement déficitaires. Les chefs d'entreprise veulent délocaliser parce que le coût d'installation à Monaco est très important, même si les charges sont moins lourdes. Les industriels sont pragmatiques. Le moment est venu d'engager un débat sur ce sujet.

>>LIRE AUSSI.
>>LIRE AUSSI.

Agissez-vous au niveau des plans de départs volontaires ou de licenciements ?

Il ne s'agit pas de se substituer au gouvernement mais l'aider à partir du moment où on a tous un intérêt commun. Il faut amortir le choc socialement. Le Conseil national doit être un facilitateur.

Y a-t-il une mutation de Fontvieille ?

Oui. Mais je crois que certaines entreprises marchent très bien et demandent des mètres carrés supplémentaires. Il faut que l'État ait une action proactive et une vision à dix ou quinze ans. On devrait davantage faire venir ou sédentariser la recherche et développement à Monaco. Ça ne veut pas dire que je n'ai pas de mémoire. L'industrie a contribué à la success story de Monaco. Aujourd'hui, on arrive au bout du cycle.

Le quartier abrite également l'usine d'incinération dont l'avenir continue de faire débat. Quelle est votre position ?

C'est un sujet dont s'est emparée l'opposition en pensant qu'elle détenait le Graal. Or, on ne peut pas creuser, on est obligé de conserver la gestion de nos déchets, de nombreuses normes européennes s'imposent à nous et la France ne veut pas récupérer une structure qui gère les déchets monégasques. Il faut donc parvenir à optimiser l'emplacement actuel, quitte à faire des bureaux supplémentaires au sein de la structure, et que l'usine soit la plus performante possible. Il faut un système technique parfait pour assurer les critères de santé publique.

>>LIRE AUSSI.

Le projet du grand Ida et le logement des Enfants du pays avance-t-il ?

Il y a un acteur clé sur ce sujet qui est le ministre d'État. Aujourd'hui, on est sur le grand Ida. Nous avons demandé un renforcement de la dotation budgétaire sur ce sujet. Je crois que c'est en cours, vous le verrez dans les prochains jours… Quand on a un terrain de près d'un hectare à La Condamine, on ne peut pas traiter cela d'un revers de la main. Il faut, avant fin 2015, qu'une décision soit prise. On a besoin, de façon urgente, d'une école primaire dans ce quartier. On n'en est plus aux débats.

Offre numérique MM+

...


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.