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La ville accélère le projet de mixité sociale dans le Careï

Mis à jour le 04/11/2017 à 05:12 Publié le 04/11/2017 à 05:12
La convention validée en conseil municipal concerne une zone de 1,5 hectare située juste en face de l'eglise Jeanne d'Arc, sur la route de Sospel.

La convention validée en conseil municipal concerne une zone de 1,5 hectare située juste en face de l'eglise Jeanne d'Arc, sur la route de Sospel. Michael Alesi

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La ville accélère le projet de mixité sociale dans le Careï

Lors du dernier conseil municipal, les élus ont approuvé à la majorité une convention pour permettre d'avancer sur la réalisation de 60 logements sociaux sur la route de Sospel d'ici 2020

C'était il y a dix jours. En plein cœur de ville de Menton, 46 logements sociaux ont été inaugurés dans l'immeuble « Les Phalènes » (lire notre édition du 23 octobre). Lundi soir, lors du conseil municipal, les élus ont réalisé un pas de plus vers la mixité sociale. Une convention d'intervention foncière a été approuvée - à la majorité (1 )- afin de définir les outils juridiques qui permettront l'avancée du projet social « Jeanne d'Arc ».

« Rappelons que l'État nous demande de construire des logements sociaux à hauteur de 33 % et d'inscrire dans le plan local d'urbanisme (PLU) des zones de mixité sociales. Nous en avons noté 15 - réparties sur la totalité du territoire communal - dont le site Jeanne d'Arc », résume en aparté le maire, Jean-Claude Guibal. Situé sur la route de Sospel, en face de la chapelle Jeanne d'Arc, le terrain de 1,5 hectare deviendrait la première zone de mixité sociale de la commune. « Les 14 autres sont encore soumises au débat », précise l'édile.

Le site Jeanne d'Arc devrait accueillir près de 130 habitations donc 60 logements sociaux. L'opération est estimée à 7 millions d'euros.

L'expropriation en dernier recours

Sur cet espace, une grande partie des habitations sont situées en zone rouge et ne seront donc pas «impactées». En revanche, quinze habitants devront quitter leur lieu de vie pour que le projet puisse voir le jour.

C'est pourquoi une convention devra être signée pour permettre à l'établissement public foncier (EPF) de dédommager les propriétaires des maisons concernées. Le prix d'achat sera fixé par le juge de l'expropriation. « Dans cette convention nous inscrivons - pour la première fois à Menton depuis mon mandat - la possibilité pour l'EPF de recourir à une expropriation », souligne le maire.

Et d'ajouter : « Pour l'heure, nous sommes dans une optique de négociation. Tous ces habitants ont été rassemblés et écoutés lors d'une réunion. » A l'issue de la rencontre qui s'est déroulée en septembre, un ou deux habitants s'opposeraient au projet.

« On ne veut spolier personne »

Lors du conseil municipal, l'élu d'opposition, Patrice Novelli a appelé à ne pas oublier l'aspect humain. « Ce n'est jamais facile de quitter un endroit où l'on a des souvenirs. L'idéal serait d'éviter toute expropriation… »

Et le premier magistrat de rassurer. « L'expropriation, c'est juste un outil pour empêcher que l'ensemble de l'opération soit bloqué à cause d'une personne qui souhaite spéculer. Mais on ne veut spolier personne ! »

L'opposant Philippe Briand ne semble pas vraiment convaincu par la réponse et ajoute : « Ces personnes ont été mises devant le fait accompli. Elles ont le sentiment d'une profonde injustice dans le choix de ces zonages. »

L'adjoint au maire, Yves Juhel balaie la discussion d'un revers de la main : « Arrêtez d'être négatif en permanence sur tout ce que l'on fait. C'est fatiguant à la fin ! »

La zone de mixité sociale Jeanne d'Arc devrait voir le jour à l'horizon 2 020. Mais il reste encore du chemin. En plus d'arriver à un accord avec tous les riverains et l'architecte des bâtiments de France (ABF), il faudra trouver des investisseurs.


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