Rubriques




Se connecter à

La principauté de Monaco va-t-elle être obligée de calquer ses restrictions sanitaires sur la France? Réponse ce jeudi

Peut-on partager une même communauté de destin mais pas le même quotidien face au virus? Le gouvernement dira ce jeudi s’il conserve sa propre stratégie et ne ferme pas les écoles

Thomas MICHEL Publié le 01/04/2021 à 11:30, mis à jour le 01/04/2021 à 11:00
Le couvre-feu devrait être prolongé à Monaco. Mais quel sort pour les écoles, fermées en France? (Photo J.-F.O.)

Et si le grand écart s’accentuait au passage de la frontière franco-monégasque? Ce jeudi, le président Macron a serré la vis en France et annoncé un mois d’avril sans cours en présentiel dans les écoles dès lundi, et des vacances scolaires avancées.

Sans exclure un retour "par jauges" dans les établissements scolaires à partir du 26 avril . L’ensemble des règles applicables ces deux dernières semaines dans le département voisin restant applicables (couvre-feu à 19h, fermeture des commerces non essentiels, déplacement dans un rayon de 10km sans attestation…).

La faute à un taux d’incidence en hausse (470 dans les Alpes-Maritimes) et une forte tension hospitalière.

 

Des standards plus élevés qu’en Principauté où le taux d’incidence (226,3), bien qu’élevé également, ne flambe pas depuis le début d’année, que les hospitalisations diminuent ces derniers jours, et que près de 30% de la population est vaccinée.

Dès lors, quelle va être la position du gouvernement princier alors que les mesures en vigueur en Principauté, bien plus souples, arrivent à échéance ce vendredi?

Pourquoi se calquer sur la France?

Ce jeudi soir, on se laissait le temps d’une nuit pour trancher dans les couloirs du Ministère d’État. "Le gouvernement prend acte des décisions françaises et va analyser la situation sous toutes les coutures demain (lire aujourd’hui, jeudi) avant une communication qui précisera la stratégie de Monaco", s’est-on contenté de nous glisser.

Ces derniers jours, une tendance semblait tout de même se dessiner dans les arcanes du pouvoir. La piste privilégiée? Maintenir le cap avec quelques petits aménagements. Logique alors que la situation sanitaire, contrairement à la France, n’est pas pire qu’à l’automne dernier, et que le prince Albert II répète qu’un confinement ne serait envisageable qu’en dernier recours.

D’ailleurs, sur le papier, les nouvelles mesures françaises ne peuvent que contribuer à l’essoufflement "naturel" du virus sur un territoire exigu comme celui de la Principauté.

 

Avec un tiers de vaccinés, des "immunisés" parmi les 2.288 personnes touchées depuis le début de la crise, et une limitation des flux avec la France, il paraît évident que la circulation du virus plafonnera avant la France à Monaco. Sous réserve que la vaccination se poursuive à bon rythme.

Et les écoles?

Reste le cas des écoles. "Oui le virus circule dans les établissements scolaires, mais pas plus qu’ailleurs", admettait ce jeudi le président Macron. Monaco pourrait ainsi décider de maintenir les écoles ouvertes grâce au maintien de son protocole strict de testing et d’alerte des cas contacts. Si ce choix venait à être acté par le souverain, il répondrait aux trois mêmes principes édictés par Emmanuel Macron hier: "Sécurité, équilibre, responsabilité".

Les familles domiciliées en France pourraient toujours amener leurs enfants à l’école (motif impérieux), de même que les salariés pendulaires auxquels le président de la République a fait allusion – "Nous ferons tout pour faciliter le quotidien des travailleurs transfrontaliers"– pourraient se rendre au boulot. Le télétravail devant rester la norme lorsqu’il est possible.

Le filtrage des frontières va quant à lui se poursuivre mécaniquement avec ses nouvelles décisions.

Que Monaco garde sa ligne de conduite en toute souveraineté ou pas, les mesures françaises pourraient toutefois avoir quelques conséquences fâcheuses si elles s’éternisaient. On pense notamment aux manifestations sportives et culturelles qui, prises en étau par la France, ne peuvent éternellement être privées de public (masqué et avec distanciation).

Le tout dans cette quête constante d’équilibre entre santé et économie.

Le chiffre

 Ce jeudi soir, 25 personnes restaient prises en charge au CHPG: 18 patients dont 10 résidents sont hospitalisés. 7 personnes dont 2 résidents sont, elles, soignées en réanimation. Six nouveaux cas positifs à la Covid-19 ont été révélés hier en Principauté, portant à 2.288 le nombre de personnes touchées par le coronavirus depuis le début de la crise sanitaire. 84 personnes sont suivies par le Centre de Suivi à Domicile et confinées.

Offre numérique MM+

...

commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.

“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.