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La première heure gratuite bientôt supprimée dans les parkings de la Principauté?

Mis à jour le 09/12/2016 à 05:06 Publié le 09/12/2016 à 05:06
Les conseillers nationaux ont évoqué les tarifs, les parkings d'entrée de ville et l'impact de la première heure gratuite sur les commerces, mercredi soir en séance publique.

Les conseillers nationaux ont évoqué les tarifs, les parkings d'entrée de ville et l'impact de la première heure gratuite sur les commerces, mercredi soir en séance publique. Cyril Dodergny

La première heure gratuite bientôt supprimée dans les parkings de la Principauté?

Lors de la séance publique sur le budget primitif de mercredi, les conseillers nationaux ont parlé tarifs de stationnement. Le débat a porté sur la circulation, l'écologie et le commerce

Il est un peu moins de minuit, dans l'enceinte du Conseil national. Les débats se poursuivent dans l'hémicycle, mercredi soir, en séance publique sur le budget primitif 2017. Jean-Louis Grinda (Union Monégasque), prend la parole. Il aborde un sujet cher à son groupe : le flot de véhicules à Monaco.

"Je crois que tout le monde se plaint ici avec beaucoup de verve de la circulation en Principauté, démarre-t-il. Je pense qu'il faut bien commencer par prendre le problème par un bout, et un de ces bouts, c'est de faire en sorte que la première heure ne soit plus gratuite dans les parkings publics."

Il faudrait aussi s'assurer que « quand on sort sa voiture, ça coûte cher". Car "on ne peut pas, d'un côté, se plaindre d'une circulation impossible et en même temps encourager de la sorte le fait que chacun sorte sa voiture le plus possible".

"Circulation" et "pollution"

Le débat va se poursuivre en dehors du Conseil national. Le 23 janvier, annonce Marie-Pierre Gramaglia, conseiller de gouvernement - ministre de l'Équipement, de l'Environnement et de l'Urbanisme, une commission plénière d'études sera consacrée à la tarification des parkings. « On essaye de changer la politique sur ce sujet, dit-elle. D'abord en la simplifiant, parce qu'il y a un nombre incommensurable de tarifs différents. On veut donc réduire énormément les différentes catégories ».

Une des idées fortes de la nouvelle politique pourrait être la mise en place de « tarifs hyper-privilégiés pour les parkings d'entrée de ville ou de dissuasion ». Jean Castellini, son homologue aux Finances et à l'Économie, revient sur l'origine de la tarification.

"L'une des raisons pour lesquelles cette mesure avait été prise, c'était pour favoriser l'attractivité commerciale. Si on veut acheter un meuble ou un téléviseur, c'est plus commode de prendre sa voiture que le bus." Mais "maintenant, tout peut évoluer", dit-il.

Bernard Pasquier (UM lui aussi), rebondit sur le propos de Jean-Louis Grinda: "Il faut que la première heure soit plus chère que la deuxième, qui soit plus chère que la troisième, et ainsi de suite. Il faut à la limite que ça coûte moins d'argent si on gare sa voiture dix heures dans le parking que si on la garde une heure."

Un "mais non" fuse dans l'assemblée. Bernard Pasquier persiste. C'est une question de "circulation" et de "pollution", de "qualité de vie", une "évidence économique", égrène-t-il.

"No parkings, no business"

Mais les propositions ne sont pas partagées par tout le monde dans l'hémicycle.

"Il m'a suffi de regarder mes collègues d'Horizon Monaco et rien qu'en communiquant par les yeux, je peux vous affirmer que nous, les élus du groupe, nous souhaitons que la franchise perdure", lâche Claude Boisson (Horizon Monaco).

"Ça ne m'étonne pas", entend-on. Quelques petits rires suivent. Claude Boisson reprend: "La franchise est très attractive. Il y a beaucoup de personnes qui viennent dans nos parkings, vont faire des achats, vont dans certains commerces, parce que justement, il y a cette franchise."

Sophie Lavagna (HM aussi) va dans le même sens.

"No parkings no business, expose-t-elle. Les gens qui ne peuvent pas se garer quelque part n'y vont pas. Ils vont sur Amazon et ils restent chez eux tranquillement. Si vous voulez que la TVA rentre à Monaco et que les gens se déplacent pour aller acheter leur téléviseur ou leur livre, il faut leur mettre une heure de parking gratuite, au moins."

Thierry Poyet (majorité) voudrait élargir le champ des possibles. Pourquoi pas réfléchir à la "gratuité des autobus", par exemple. Jean-Charles Allavena (majorité) le rejoint. Il plaide pour une "réflexion globale" sur la question. Imaginer, à terme, des bus gratuits n'est "pas non plus une absurdité".

Et apparemment, ce débat sur le stationnement et la circulation appelle à une réflexion en dehors des sentiers battus.


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