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"La haine en ligne est un problème de santé publique", selon le secrétaire d'Etat chargé du numérique, Cédric O.

Mis à jour le 05/07/2019 à 10:37 Publié le 05/07/2019 à 12:45
Lors de la présentation de la loi à l’Assemblée nationale.

Lors de la présentation de la loi à l’Assemblée nationale. Photo Célia Bonnin/MINEFI

"La haine en ligne est un problème de santé publique", selon le secrétaire d'Etat chargé du numérique, Cédric O.

Cédric O, secrétaire d’Etat chargé du numérique, vient ce vendredi à Sophia Antipolis promouvoir les start-ups et la recherche made in France. En parallèle, il défend la loi contre la cyberhaine

Toute la semaine, il a défendu becs et ongles la loi contre la cyberhaine portée par la députée LREMLaetitia Avia.Aujourd’hui, il vient à Nice et Sophia Antipolis promouvoir l’innovation made in France. Cédric O, étoile montante de la macronie, investi secrétaire d’Etat en charge du numérique fin mars, va visiter le centre de recherche et développement de la start-up Symphony, avant la signature d’un partenariat Inria – Bpifrance, aux côtés de la ministre Frédérique Vidal. Explications.

Comment prévenir les dérives liberticides avec la loi en débat ?
Il n’y a pas de dérive liberticide dans cette loi.Le principe est simple : on fixe les obligations et on vérifie que les plateformes les remplissent.Pour cela, on met la justice au cœur du processus.Elle seule sera habilitée à décider, in fine, si un contenu est légal ou non. Ce n’est pas aux plateformes de le décider !Mais nous créons un groupe de contact pour les aider à agir au fil de l’eau.

Quels sont les effets concrets ?
Nous les obligeons à mettre en place un bouton facilement identifiable, avec lequel chaque internaute pourra signaler un contenu. En même temps, nous les contraignons à instaurer des mécanismes de modération internes pour intervenir en vingt-quatre heures. S’ils ne le font pas, ils sont passibles de sanctions allant jusqu’à 4 % du chiffre d’affaires. Dans le secteur des télécoms, cela marche très bien.

>>RELIRE. L'Assemblée Nationale s'attaque à "l'impunité" de la haine en ligne, des doutes sur l'application

Vous voulez adresser un signal?
Notre volonté est très claire: faire drastiquement baisser le niveau de la haine en ligne, qui est devenu un problème de santé publique. On a une obligation de résultat, même si on est assez humble: à ce jour, aucun pays dans le monde n’a réussi à mettre en place quelque-chose d’efficace.

Vous venez à Sophia Antipolis visiter la "licorne" Symphony. Un modèle à suivre ?
Aux Etats-Unis, le numérique représente entre un tiers et la moitié des créations d’emploi ces dernières années.Voilà pourquoi ma visite est très importante.Lorsque nous faisons la promotion de l’écosystème numérique, c’est ni plus ni moins que le combat pour nos emplois et notre souveraineté! Symphony est un très bon exemple: une entreprise qui, du fait des mesures et de la dynamique impulsées par le président Macron, a décidé de relocaliser toute son activité R & D de la Silicon Valley vers Sophia Antipolis.Sophia apparaît ainsi comme l’un des écosystèmes les plus performants du monde.

La Côte d’Azur a-t-elle valeur d’exemple en la matière?
Parmi les technologies-clés figure l’intelligence artificielle.L’Etat va y investir 1,5 milliards d’euros. On a choisi de concentrer une bonne part de ces investissements et de ces efforts sur quatre hubs : Paris, Grenoble, Toulouse et Nice. Avec 50 millions d’euros investis sur quatre ans, Nice et Sophia ont vraiment une carte à jouer. Il y a la capacité de créer dans toute la France, particulièrement sur la Côte d’Azur, des écosystèmes de niveau européen, voire mondial.

Vous avez créé une polémique en suggérant un "conseil de l’ordre" pour les journalistes.Vous regrettez la forme, mais vous maintenez le fond?
C’est à peu près cela. Ces propos étaient personnels et n’avaient pas vocation à être publics.Sur le fond, le débat mérite d’être posé. Certains médias, influencés par des Etats ou groupes d’intérêt étrangers, cherchent à perturber le processus démocratique français en favorisant l’accès de tel ou tel parti au pouvoir.C’est un problème de déontologie journalistique.Ce serait très malvenu que l’Etat s’en saisisse. C’est à la profession de le faire.

Les auteurs de propos haineux sur Facebook pourront être identifiés par la justice.
Les auteurs de propos haineux sur Facebook pourront être identifiés par la justice. Photo Illustration Frank Muller

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