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La candidate "En marche!" était "loin d'imaginer un tel score" pour le premier tour des législatives à Monaco

Mis à jour le 06/06/2017 à 08:00 Publié le 06/06/2017 à 05:21
Samantha Cazebonne et son suppléant Stéphane Vojetta, mardi dernier, en Principauté. 	(D. R.)
Monaco-matin, source d'infos de qualité

La candidate "En marche!" était "loin d'imaginer un tel score" pour le premier tour des législatives à Monaco

Samantha Cazebonne, candidate de la République en marche ! pour la 5e circonscription de l'étranger, a raflé 43 % des voix dimanche pour le premier tour à Monaco. Une surprise

Depuis seulement « trois semaines en politique », la candidate de la République en marche !, Samantha Cazebonne n'a pas eu le temps d'aller à la rencontre des Français de la Principauté de Monaco. Elle est passée en coup de vent le 30 mai mais ne s'est entretenue qu'avec l'ambassadrice de France ainsi qu'une poignée de personnes au consulat. Pas de réunion publique, pas d'attache particulière à Monaco. Elle a donc créé la surprise dimanche en rassemblant 43 % des voix (319 voix) (et plus de 50 % sur l'ensemble de la 5e circonscription !), loin devant Laurence Sailliet, représentant les Républicains, qui n'a fait que 34 % des suffrages en Principauté (255 voix).

Certes, seulement 15 % des Français de Monaco se sont rendus jusqu'aux urnes. Mais cet engouement pour une candidate qui se qualifie elle-même « plutôt de gauche » contraste avec sensibilité politique traditionnellement de droite en Principauté. D'autant que Laurence Sailliet, déjà battue aux précédentes élections législatives par le socialiste Arnaud Leroy, a fait, ces cinq dernières années, un travail de fond auprès de la communauté française. Cette fois, la candidate LR ne sera même pas au second tour.

Pour la socialiste qui voulait succéder à Arnaud Leroy, c'est la dégringolade : Gabrielle Siry ne récolte que 20 petites voix à Monaco… En troisième position : Natacha Barral, du Front national, a réuni 95 voix.

Le 11 juin, les Français de Monaco devront donc choisir entre Samantha Cazebonne et François Ralle-Andreoli, candidat Agissons Ensemble soutenu par la France insoumise et Europe écologie-les Verts.

Mais qui est donc Samantha Cazebonne ? Et, si elle est élue, sur quelles bases de programme défendra-t-elle les Français de l'étranger de la 5e circonscription, donc ceux de Monaco, à l'Assemblée nationale ? Contactée par téléphone, elle nous répond depuis les Baléares (Palma de Majorque) où elle est proviseur de lycée.

Quelle a été votre réaction, dimanche soir?
Le résultat de Monaco a été un des premiers que nous avons eu. C’est une très très bonne surprise. Je représente un parti. Ca nous conforte dans l’idée que le projet présidentiel rassemble, au-delà de ma personne. Le projet d’Emmanuel Macron a vocation aujourd’hui à aboutir. Il faut laisser au président de la République la chance d’agir car il y a de bonnes choses dans son programme. Je sens que l’envie de tenter l’aventure avec lui est également sur des terrains de droite. J’ai ressenti cela même auprès d’institutionnels qui ne s’expriment peut-être pas ouvertement. Mais les résultats sont sans équivoque.

Quelle connaissance avez-vous de la Principauté et de la communauté française qui la compose?
Je ne connais pas de Français de Monaco. Je me suis rendu à Monaco la semaine dernière avec mon suppléant, Stéphane Vojetta. Nous avons rencontré l’ambassadrice, le consul et le personnel du consulat, ainsi que le conseiller consulaire. Nous n’avons pas de relais locaux, pas de comité sur place et n’avons pas eu le temps d’organiser de réunion publique. Après notre courte visite, nous avons senti que nous aurions dû passer plus de temps à Monaco. Nous étions loin d’imaginer que nous allions faire un tel score. Nous ne sommes pas des professionnels de la politique. Nous pensions que Laurence Sailliet, candidate les Républicains, avait ici une longueur d’avance et qu’il était peut-être plus difficile pour nous de convaincre à Monaco qu’ailleurs.

Que comptez-vous faire pour les Français de la 5e circonscription si vous êtes élue?
Je vais soutenir l’éducation à l’étranger et les familles les moins favorisées. C’est une attente prégnante. Nous avons également une réflexion sur la CSG.

Et pour les Français de Monaco?
La problématique numéro 1, pour eux, c’est la fiscalité. Ils sont frustrés d’être dans un entre-deux. Mais je découvre leur problème. Je ne vais pas vendre du vent. Je viendrai rencontrer très rapidement les Français de Monaco. Il s’agira de poser un diagnostic clair avec eux pour évaluer dans quelle mesure il pourra être envisagé un statut un peu plus privilégié. Être au moins dans une logique de construction. J’ai très envie de m’imprégner de chaque problématique afin que je puisse ensuite défendre mes compatriotes à l’Assemblée nationale.

Avez-vous d’autres dossiers importants?
Le logement est un problème qui nous dépasse. Les Français se sentent exclus des habitations à prix abordable.Mais il faut être lucide: nous avons très peu de marge de manœuvre. Bouger les lignes? Je ne veux pas vous promettre cela.Il y a des problèmes de logement ailleurs. En Espagne, des familles et des problématiques sociales qui sont aussi, voire plus douloureuses.

La fiscalité est la priorité semble-t-il des Français de Monaco. Est-ce que ce sera la vôtre?
Il faut que nos concitoyens sentent le sens des priorités. Sans négliger personne, la fiscalité doit être une mesure parmi d’autres. Ça ne sera pas la priorité. Sur la 5e circonscription, ce sera l’éducation. Que le statut fiscal des Français de Monaco ait un impact, c’est audible; mais ce n’est pas une priorité. Il faut une hiérarchisation. J’ai beaucoup de respect pour ce qu’ils sont. J’irai à Monaco dès septembre. Je veux étudier les problèmes et faire des propositions qui seront défendues.

Qu’est-ce qui vous a encouragé à entrer dans le sillage d’Emmanuel Macron?
Je n’ai jamais été militante. Mais, au travers les associations, j’ai toujours été impliquée dans la vie de la cité. J’ai l’expérience des problématiques des Français de l’étranger ayant moi-même exercé au Maroc et maintenant en Espagne. Depuis la primaire de droite, ne me retrouvant dans aucun parti, je suis rentrée dans une logique macroniste. J’ai plutôt une sensibilité centre-gauche.

Êtes-vous dans la ligne d’Arnaud Leroy, devenu lui-même macroniste?
Je tiens à dire que je ne suis pas l’héritière d’Arnaud Leroy. Je ne l’ai rencontrée qu’une seule fois, à Barcelone. Ce qui m’intéresse en tout premier lieu c’est l’éducation. Aucun candidat n’a cette spécificité-là.

Savoir +
Samantha Cazebonne: FDEcirco05@en-marche.fr

Offre numérique MM+

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