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"J'aurai un peu plus de liberté que Valls": Stéphane Vojetta (sans étiquette) se présente à sa propre succession dans la 5e circonscription des Français de l'étranger

Ecarté par la majorité présidentielle qui lui a préféré Manuel Valls pour les législatives de juin prochain, l'actuel député LaRem, Stéphae Vojetta n'abandonne pas pour autant. C'est sans étiquette qu'il se présente à sa propre succession dans la 5e circonscription des Français de l'étranger. Rencontre.

Julie Baudin Publié le 03/06/2022 à 08:17, mis à jour le 03/06/2022 à 12:50
Stéphane Vojetta se représente. Photo DR

En 2017, il était le candidat suppléant élu sous l’étiquette LaRem et ne siège que depuis huit mois comme député. Cependant dimanche, c’est sans cette étiquette que Stéphane Vogetta se présentera aux électeurs Français de l’étranger dans la 5e circonscription.

Le casting présidentiel lui ayant préféré l’ancien Premier ministre de François Hollande Manuel Valls, qui avait claqué la porte du Parti socialiste en 2017 pour se rallier à Emmanuel Macron.

Un "coup dur" pour Stéphane Vogetta qui ne l’a pas pour autant démobilisé. C’est via Twitter que début mai il avait annoncé maintenir sa candidature.

"L’investiture de M. Valls dans la circonscription dont je suis député #LAREM va à l’encontre de mes valeurs. Je serai donc candidat à ma propre succession, mais toujours en soutien d’Emmanuel Macron. Bonne chance aux autres candidats investis."

 

Vous n’avez pas pour ce scrutin l’investiture LaRem qui a été donnée à Manuel Valls. Quelles explications vous a-t-on données?
La seule chose qu’on a voulu m’expliquer c’est que Valls était un nom porteur et que du fait de sa popularité il serait élu facilement, notamment en Espagne. Mais tous les jours sur le terrain j’ai pu constater que les gens ne le percevaient pas comme ça. Ce qui est sûr par contre, c’est qu’avec un candidat comme Valls, l’avantage c’est que maintenant les médias parlent de cette élection! Quoi qu’il en soit, moi je maintiens ma candidature car j’estime être le candidat naturel après 20 ans de fidélité à cette circonscription des Français de l’étranger. Et si je suis élu je redeviendrai naturellement le député de la majorité et je resterai un soutien loyal au président de la République et à son action.

Vos adversaires vous reprochent votre absence du terrain. Que répondez-vous?
D’abord je ne suis député que depuis septembre 2021. C’est peu, mais malgré tout nous avons fait beaucoup de choses. J’ai essayé d’être un député présent à Monaco, en six mois je suis venu trois fois ici et Monaco a d’ailleurs été mon premier déplacement. J’ai également eu une audience avec le prince Albert en début d’année où nous avons échangé sur plusieurs problématiques concernant les Français de Monaco et sur le poids essentiel de cette communauté en Principauté.

Quel bilan dressez-vous de votre année de mandat?
Nous avons bataillé pour une amélioration des services consulaires, notamment pour obtenir une dématérialisation pour l’obtention des passeports. Ce qui n’est pas forcément un problème à Monaco de par la taille du pays, mais qui l’est par exemple en Espagne : si vous vivez à Tenerife, vous devez vous déplacer à Madrid pour votre passeport. Une aberration. A Monaco, j’ai participé à une mission du ministère des Affaires étrangères pour défendre et maintenir la présence consulaire française à Monaco. Nous avons aussi travaillé sur les transports et j’ai poussé, et continuerai à le faire si je suis élu, pour la mise en place d’une navette maritime entre la France et Monaco. Enfin, nous sommes aussi intervenus dans le dossier des résidences secondaires. Beaucoup de Français de l’étranger maintiennent une résidence dans leur pays d’origine qui, en tant que secondaire, est soumise à la taxe d’habitation. Nous avons proposé la notion de résidence de repli qui, comme la résidence principale n’est pas soumise à la taxe d’habitation. Cela a été accepté par le président Macron qui l’a inscrit dans son programme pour les Français de l’étranger. Si je suis élu, je veillerai à ce que ces avancées obtenues dans ces domaines fassent l’objet de lois.

Qu’avez-vous de plus que Manuel Valls?
Si les Français de Monaco veulent un candidat de la majorité présidentielle, ils ont deux options: Valls ou quelqu’un comme moi qui a déjà fait ses preuves et qui aura aussi la liberté de pouvoir dire non si nécessaire…

Offre numérique MM+

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