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J.-C. Allavena: "L'Europe, c'est une immense préoccupation"

Le président de la Commission Relations extérieures au Conseil national prend très au sérieux l’avenir du pays avec la Communauté européenne… et avec le Conseil de l’Europe

Propos recueillis par Joëlle Deviras Publié le 17/02/2014 à 07:06, mis à jour le 17/02/2014 à 07:48
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Jean-Charles Allavena, à l'assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe. conseil de l'Europe

Le président de la Commission Relations extérieures au Conseil national prend très au sérieux l’avenir du pays avec la Communauté européenne… et avec le Conseil de l’Europe

Il a pris la présidence du groupe Rassemblement & Enjeux et celle de la commission des Relations extérieures au sein du Conseil national.

Jean-Charles Allavena, élu conseiller national il y a tout juste un an, veut participer activement aux multiples rendez-vous avec le Conseil de l'Europe. Par ailleurs, il regarde avec expectative l'ouverture des discussions avec la Communauté européenne. Rencontre.

 

Quel est le rythme de travail de la Commission des Relations extérieures ?

Nous avons décidé, au moins la première année, de participer à un maximum de réunions et rencontres, pour comprendre le fonctionnement des différentes institutions et voir où il était le plus utile de s'impliquer.

Elles sont si nombreuses ?

Ça fait beaucoup effectivement entre l'APCE (Assemblée Parlementaire du Conseil de l'Europe), l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe), UIP (Union Interparlementaire), l'assemblée pour la Méditerranée, l'assemblée de la francophonie… Sur une année, une douzaine de sessions de deux à cinq jours, plus pas mal de réunions intersessions, c'est très prenant.

L'élection d'Anne Brasseur à la tête de l'APCE change-t-elle vos rapports quelque peu tendus l'année dernière ?

Anne Brasseur a piloté durant cinq ans une commission de post-suivi de Monaco d'une manière qui ne nous plaisait pas beaucoup à cause de l'absence de dialogue. Elle avait une vision extrêmement stricte et dogmatique qu'elle a voulu imposer à la Principauté. Aujourd'hui présidente de l'APCE, elle n'est plus, de fait, rapporteur, et on peut penser qu'elle aura d'autres priorités.

 

A-t-elle présenté un rapport après celui de la commission de Venise en juin dernier où la pierre d'achoppement portait sur les équilibres institutionnels monégasques ?

Non. Nous avons expliqué tout ce qu'on mettait en route (loi sur la garde à vue, cybercriminalité, règlement intérieur du conseil national…). Et Anne Brasseur a très intelligemment suggéré de décaler de quelques mois le rapport pour laisser du temps à la nouvelle majorité.

Qui sera rapporteur ?

On ne sait pas encore. Il sera désigné au printemps. Bernard Pasquier (Union Monégasque) a été élu trésorier et membre du bureau du groupe politique des libéraux à l'APCE.

Pour vous, qu'est-ce que ça change ?

Rien. C'est son choix. Je n'ai pas de commentaire particulier.

Les relations entre Horizon Monaco et l'APCE sont-elles apaisées ?

 

Je continue à penser qu'on a plein de choses à tirer du Conseil de l'Europe. Mais il faut faire évoluer les esprits pour que Monaco soit respecté, c'est tout le sens du travail de notre délégation à Strasbourg, et ça avance très bien.

Et la Communauté européenne, est-ce une préoccupation ?

Une immense préoccupation oui, mais les relations extérieures relèvent du domaine du prince et du gouvernement, pas du Conseil national. Les discussions démarrent avec la Communauté européenne en vue de contrats de partenariat. Mais je crains que le département des Relations Extérieures et de la Coopération manque de moyens humains et des experts nécessaires pour préparer et mener à bien une négociation aussi complexe.

Est-ce si important pour Monaco ?

C'est notre avenir qui est en jeu. Le futur économique de Monaco dépendra de ces décisions, et on a en face de nous un rouleau compresseur. Alors il faut mettre les moyens pour obtenir le meilleur accord possible pour la Principauté. Or, malgré mes interventions lors des séances préparatoires, je n'ai vu aucun moyen financier supplémentaire sur la ligne budgétaire du département des Relations extérieures, c'est inquiétant…

 

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