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INTERVIEW. Pour Stéphane Valéri, "la priorité absolue reste la lutte contre la Covid-19 à Monaco"

Mis à jour le 02/04/2021 à 16:41 Publié le 02/04/2021 à 16:28
Stéphane Valeri a été réélu jeudi soir à la tête du Conseil national à l’occasion de l’ouverture de la Session de Printemps. (Photo Conseil National)
Monaco-Matin, source d'infos de qualité

INTERVIEW. Pour Stéphane Valéri, "la priorité absolue reste la lutte contre la Covid-19 à Monaco"

Réélu dans son fauteuil jeudi soir, le président du Conseil national Stéphane Valeri fixe le cap de l’assemblée pour les semaines à venir, avec aussi des rendez-vous législatifs attendus.

L’unité face à la crise: la philosophie de 2020 fait recette aussi en 2021. Ainsi l’ensemble des conseillers nationaux, tous bords confondus, ont apporté leur voix à Stéphane Valeri jeudi soir pour le réélire à la tête du Conseil national. La Haute assemblée a entamé ainsi sa Session de Printemps dans le consensus, pour peser d’une seule voix aux côtés du gouvernement dans les décisions nationales.

Le président réélu le reconnaît: "l’unanimité est une force face à la crise, notamment pour mieux faire prendre en compte les inquiétudes et les attentes des Monégasques et des résidents dans cette période difficile". Mais les élus n’auront pas que des questions liées aux répercussions de la pandémie à prendre en compte pour entamer cette session, qui devrait être législativement dense.

Tour d’horizon.

Quelles sont les priorités de l’Assemblée pour cette Session de printemps qui s’ouvre?

La priorité absolue reste la lutte contre la Covid et ses conséquences. Nous l’avons écrit dans notre résolution votée à l’unanimité des élus le 10 mars dernier: Monaco doit surmonter cette période en étant un modèle, dans tous les domaines.

Il faut continuer de rechercher le meilleur équilibre entre la protection sanitaire de la population et le redéploiement progressif d’une vie économique, sociale et culturelle.

"Travailler avec le gouvernement à l’assouplissement"

Sur le plan sanitaire, il faut permettre l’accès à la vaccination le plus rapidement possible pour tous les résidents puis les salariés qui le souhaitent. Nous continuerons également de demander sur le plan économique, l’accentuation du soutien de l’État à travers la CARE d’une part; et l’utilisation optimale des fonds dédiés à la relance d’autre part. Et puis il faut travailler avec le gouvernement à l’assouplissement des mesures de restrictions, dès que la situation le permettra. Je pense notamment à l’ouverture des restaurants le soir pour les résidents, et au retour progressif des activités sportives, et d’abord du sport scolaire en plein air.

Ces dernières semaines, les décisions en France qui ont contraint les Monégasques à des restrictions de circulation sur le sol français ont causé certaines frictions. Vous avez échangé avec plusieurs élus français pour faire avancer les choses, les relations entre les deux pays ont-elles souffert?

La singularité de la Principauté face à la crise, a pu générer çà et là des commentaires déplacés et injustes de la part de certains. Beaucoup d’amis de Monaco, notamment à travers les groupes d’amitiés interparlementaires avec le Sénat et l’Assemblée nationale, ont soutenu cette différence monégasque. Il faut d’ailleurs remercier le souverain pour ses décisions pleines de bon sens et de courage, adaptées à notre situation particulière.

Les autorités françaises ont su faire évoluer leur position par rapport aux restrictions de circulation, suite aux demandes monégasques. Les relations entre nos deux pays n’ont pas été affectées par cet épisode, causé par le caractère inédit de cette crise.

La crise sanitaire, qui a mobilisé les élus depuis plus d’un an, a-t-elle impacté le travail législatif et causé du retard dans les commissions?

Ce travail législatif a toujours continué depuis un an et l’étude des textes a avancé sans retard. De nombreux projets et propositions de loi seront votés lors des trois prochaines séances publiques de cette session de printemps, en mai et en juin.

Le projet de loi sur le statut des Enfants du Pays sera-t-il débattu au cours de cette session?

Oui c’est une priorité pour nous. J’inscrirai donc ce texte à l’ordre du jour de l’une de ces séances. Nous allons amender fortement le projet de loi, notamment afin de renforcer leurs droits pour l’accès à l’emploi et au logement. Il s’agit en effet de mieux reconnaître les Enfants du Pays, qui partagent avec les Monégasques une identité et une même communauté de destin.

"C’est à l’Etat d’assumer son rôle social"

Quels autres textes vous semblent cruciaux sur le bureau de l’Assemblée?

En complément logique de cette attention particulière portée aux Enfants du Pays, je vois l’étude du projet de loi sur la sauvegarde du secteur protégé d’habitation, qui leur est principalement destiné. Il y aura également deux textes concernant les droits des femmes: l’un relatif à l’incrimination des agressions sexuelles, et l’autre sur la suppression de dispositions obsolètes et inégalitaires les concernant dans différentes lois.

Je mentionnerai également une proposition de loi relative à la profession de marchand de biens, qui permettra d’accroître d’environ 20 millions d’euros par an les recettes de l’État. Enfin, entre autres, seront votés deux projets de loi concernant pour l’un la modification de la procédure civile, qui est un texte important pour les professions juridiques, et pour l’autre la création d’une allocation compensatoire de loyer, qui va concerner les petits propriétaires du secteur protégé. Nous ne voulons plus que s’opposent les intérêts des locataires et ceux des propriétaires dans ce secteur d’habitation. C’est à l’État d’assumer son rôle social.

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