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Impôts, climat, 80km/h... Ce qu'il faut retenir du bilan du grand débat lancé face à la crise des "gilets jaunes"

Mis à jour le 09/04/2019 à 06:51 Publié le 09/04/2019 à 06:51
Lors du grand débat à Gréoux-les-Bains, le président de la République a répondu aux questions  de l'assistance.

Lors du grand débat à Gréoux-les-Bains, le président de la République a répondu aux questions de l'assistance. Photo Dominique Leriche

Impôts, climat, 80km/h... Ce qu'il faut retenir du bilan du grand débat lancé face à la crise des "gilets jaunes"

Le Premier ministre a affiché, lundi 8 avril, la volonté de l’exécutif d’annoncer des décisions fortes. Il estime que face à un "besoin de changement radical", il faut "baisser et baisser plus vite les impôts".

Plus de deux mois de consultation, des centaines de milliers de propositions citoyennes, parfois contradictoires: Edouard Philippe a tiré, lundi sous la verrière du Grand Palais à Paris, le bilan du grand débat lancé face à la crise des "gilets jaunes", en attendant les premières décisions concrètes d’Emmanuel Macron.

"Nous sommes parvenus à une situation où hésiter serait pire qu’une erreur, ce serait une faute. Le besoin de changement est si radical que tout conservatisme, toute frilosité serait à mes yeux impardonnable", a affirmé Edouard Philippe, qui s’exprimait devant près de la moitié du gouvernement, les cinq "garants" du grand débat ainsi que des maires et des partenaires sociaux.

"Le président l’a dit, nous ne pourrons plus gouverner comme avant", a déclaré le Premier ministre jugeant nécessaire "de construire les outils d’une démocratie plus délibérative". Il a évoqué la défiance à l’encontre des élus et un "profond malaise" dans la société française, fait d’"isolement", d’"abandon", d’"indifférence" et de "manque de considération".

"Le Premier ministre ne va pas griller la priorité à Emmanuel Macron qui a porté, quasi-seul, ce grand débat pendant trois mois", résume un ministre. Le chef de l’Etat se réserve en effet l’annonce des mesures qui doivent permettre de clore la séquence mouvementée des "gilets jaunes".

baisser plus vite les impôts

"La première exigence, c’est en fait une immense exaspération fiscale", a déclaré le Premier ministre.

Face à "une sorte de tolérance fiscale zéro", "les débats, je le crois, nous indiquent clairement la direction à prendre, nous devons baisser et baisser plus vite les impôts", a-t-il expliqué.

revoir nos règles d'urbanisme

"Nous vivons dans un pays où, à certains endroits, on ne se voit plus, on ne se parle plus, et quand le service public ferme" le sentiment d’abandon est encore plus fort, explique Edouard Philippe.

Comme piste, il évoque l’idée de "revoir nos règles d’urbanisme, qui ont poussé à l’étalement et donc, à l’isolement", et plaide pour que les services publics "redeviennent des services de contact, et pas uniquement numériques".

une exigence démocratique

"Il faudrait être aveugle pour ne pas voir les mots très durs, très violents, qu’une grande partie des contributions utilisent à l’encontre du gouvernement, des élus ou des fonctionnaires."

Le Premier ministre estime que les structures actuelles n’ont pas permis d’organiser le grand débat, et qu’il a fallu l’inventer. "Cette expérience doit nous être utile pour bâtir" une démocratie plus directe et représentative, affirme-t-il, sans plus de détails sur les mesures qui pourraient permettre de le faire.

une urgence climatique

"Une évidence: les Français, contrairement aux habitants d’autres pays, ne sont pas climatosceptiques", mais ils ne veulent pas que l’effort pour le climat passe "par des taxes", estime-t-il.

Une nouvelle défense des 80km/h

Le Premier ministre a défendu une nouvelle fois l’instauration de la limitation de vitesse à 80km/h sur les routes secondaires à double sens.

"La bonne foi, c’est celle qui m’a, par exemple, conduit à instaurer le 80 km/h parce que je ne pouvais pas accepter l’hécatombe quotidienne qui brise des vies, des familles, des existences", a-t-il expliqué.

Et de résumer l’épisode à sa manière: "Je voulais sauver des vies, on m’a accusé de vouloir remplir les caisses de l’Etat."

L’opposition fustige la synthèse

"Ce n’était pas le grand débat mais c’était le grand débit des banalités", clame le député La France insoumise Alexis Corbière, après le discours d’Edouard Philippe au Grand Palais.

"On est dans une étape supplémentaire de la grande opération de communication et d’enfumage qu’ont lancée Emmanuel Macron et son gouvernement", réagit sur franceinfo le délégué national du Rassemblement national Jean-Lin Lacapelle.

"Le gouvernement doit agir, comme on lui demande depuis des mois, parce que la fiscalité et l’augmentation de la fiscalité subies par les Français mènent à l’exacerbation", a déclarésur franceinfo Laurence Sailliet, la porte-parole Les Républicains.


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