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"Il y a un enjeu de gestion des mouillages" entre Marseille et l'Italie en passant par Monaco

Mis à jour le 03/04/2017 à 13:01 Publié le 03/04/2017 à 05:13
Anne Vissio, secrétaire exécutif de l'accord Ramoge.

Anne Vissio, secrétaire exécutif de l'accord Ramoge. Photo Cyril Dodergny

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"Il y a un enjeu de gestion des mouillages" entre Marseille et l'Italie en passant par Monaco

Anne Vissio, secrétaire exécutif de l'accord Ramoge, entre la France, l'Italie et Monaco, fait le point sur les enjeux du mouillage dans cette zone qui va de Marseille à La Spezia, en Italie

C'était en 1976. La France, l'Italie et Monaco signent l'accord Ramoge. Objectif principal: "Coordonner les actions des États français, italien et monégasque en matière de préservation des eaux du littoral méditerranéen".

Les trois pays travaillent, ensemble, sur la gestion intégrée des zones côtières, la prévention et la lutte contre la pollution, l'éducation et la communication. Dans le cadre de la "Monaco Ocean Week", il a été question du mouillage dans la zone Ramoge, de Marseille à La Spezia, en Italie.

"Une des régions les plus touristiques", qui "constitue une destination privilégiée pour le yachting".

Le colloque avait pour but de "partager les expériences, les pratiques et les techniques de mouillage respectueuses du milieu marin".

Et "orienter, à terme, la plaisance et ses mouillages vers une gestion durable".

Anne Vissio, secrétaire exécutif de l'accord Ramoge, fait le point sur ce colloque et ses enjeux.

Quel est l’enjeu, derrière la question du mouillage de Marseille à La Spezia?
On est une zone très attractive au niveau touristique et par conséquent aussi au niveau de la plaisance. Quand on mouille à un endroit, on jette une ancre et forcément on vise le fond. Comme c’est sur des fonds entre 10 et 50 mètres, ce sont des zones habitées, où on a l’herbier de posidonie, on peut avoir aussi le coralligène, ce sont des zones sensibles qu’il faut préserver. Et donc, il y a un enjeu de gestion de ces mouillages. D’autant qu’il y a une forte densité de mouillage dans notre zone qui s’intensifie chaque année et qu’en plus, il y a un développement de la taille des navires. Et qui dit taille des navires dit taille des ancres, des chaînes, et donc impact encore plus important sur le milieu.

Donc, il s’agit de déterminer comment limiter l’impact du mouillage sur le milieu marin?
Oui. L’enjeu de ce colloque, c’est aussi, avec toutes les expériences qui sont menées, notamment dans les aires marines protégées en région Ligurie, en France… de voir aussi quelles sont les bonnes pratiques et les techniques innovantes.Dans le cadre de Ramoge, ce qui compte, c’est cette coopération, ces échanges, voir ce qui marche bien dans un sens, ce qu’on peut améliorer…

Ramoge, c’est la France, l’Italie, Monaco. Ce sont les mêmes politiques, concernant le mouillage?
Non, c’est un peu différent. Et puis ce ne sont pas tout à fait les mêmes problématiques. En France et à Monaco, on est surtout impactés par la grande plaisance. C’est quelque chose de nouveau qu’on est en train de gérer point par point, par zone sensible.

L’idée, c’est d’harmoniser ces réglementations?
Pas forcément d’harmoniser mais d’écouter ce que fait l’autre en fonction de sa réglementation et de voir ce qu’on peut faire. C’est à chacun de choisir son système de gestion.

Quelles sont les solutions, pour limiter l’impact du mouillage sur le milieu marin? Plus d’information des plaisanciers?
Il y a plusieurs choses. Un travail de sensibilisation. Inciter les plaisanciers à mouiller ailleurs que sur l’herbier, sur du sable, par exemple. Et puis après, c’est mettre en place des zones de mouillage aménagées où l’on ne jette plus l’ancre, mais on s’amarre à une bouée qui est déjà installée.

Cela existe, dans la région?
C’est en cours. Sur Pampelonne, une expérience est menée pour définir des zones d’interdiction, des zones de mouillage aménagées et des zones de mouillage pour la petite et grande plaisance…

Il y a des spécificités ici, en baie de Monaco?
Au niveau de Monaco, on a une spécificité surtout de grande plaisance. Et à des moments particuliers. Lors du Yacht show ou du Grand Prix par exemple.
Une réflexion est en cours. Il y a des contraintes de zones de mouillage, ou d’évitement de certaines zones où l’on ne peut pas mouiller car des bateaux de croisière arrivent… pour l’instant, c’est au stade de la réflexion.


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