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Grande première à Monaco, le Conseil national va lancer une vaste consultation sur la qualité de vie en Principauté

Mis à jour le 20/09/2019 à 09:29 Publié le 20/09/2019 à 09:41
Vue aérienne sur Monaco

Vue aérienne sur Monaco Photo Cyril Dodergny

Grande première à Monaco, le Conseil national va lancer une vaste consultation sur la qualité de vie en Principauté

Pour la rentrée politique du Conseil national, le président Stéphane Valeri a annoncé le lancement, début octobre, d’une vaste consultation. C’est une première ! Il veut des solutions

Si l’examen du budget rectificatif de l’État débute le 8 octobre au Conseil national, Stéphane Valeri a souhaité faire sa rentrée non pas en parlant de lignes comptables mais plutôt de lignes politiques. Et la priorité des priorités, aujourd’hui, pour lui, c’est la qualité de vie.

Un vaste sujet, régulièrement abordé dans nos colonnes, et sur lequel personne n’est satisfait. Le gouvernement a eu beau faire des annonces sur la mise en place de plusieurs mesures pour limiter les nuisances, rien ne semble changer. L’impact est faible, voire nul, sur le ressenti de la population locale. Mais que sait-on du ressenti réel ? L’institut BVA va apporter des réponses.

"Nous avons décidé de nous appuyer sur des données concrètes et objectives, sur une mesure fiable de l’avis de la population monégasque et résidente, ainsi que des salariés pendulaires", explique le président du Conseil national.

>>RELIRE. Albert Croesi: "La classe moyenne ne plus vivre à Monaco"

Une grande première

C’est la première fois que le Conseil national va donner la parole à la population. Ce ne sera pas un sondage mais une consultation auprès de tous les Monégasques de plus de 18 ans qui vont recevoir un document d’une quarantaine de questions.

Un petit avant-goût? La question n° 1 est une assertion sur laquelle les Monégasques sont invités à donner leur sentiment: "Tout est fait à Monaco pour préserver notre qualité de vie."

Cinq possibilités de réponses seront proposées: "pas du tout d’accord, plutôt pas d’accord, plutôt d’accord, tout à fait d’accord, ou je n’ai pas d’avis".

Autre affirmation à commenter: "Globalement, les conditions de circulation sont de plus en plus difficiles en Principauté".

Ou encore: "Il faut imposer un phasage dans le temps et par quartier des chantiers privés, en reportant certaines opérations".

Questionnaires anonymes

Les questionnaires complétés pourront être renvoyés gratuitement et resteront anonymes. Les résidents et les salariés pourront également donner leur avis via internet.

"À partir de ces données précieuses, nous serons en mesure de formuler davantage de propositions, et de demander au gouvernement des actions concrètes, notamment dans les domaines des chantiers, de la voirie, ou de la circulation", souligne Stéphane Valeri.

La vice-présidente Brigitte Boccone-Pagès rappelle: "L’écoute n’est pas une nouveauté pour la majorité, c’est même inscrit dans son ADN. Aujourd’hui, au travers de cette grande démarche d’écoute, c’est le Conseil national qui va à la rencontre de la population, à commencer par les Monégasques. La qualité de vie est une affaire de perception qui est dépendante de la situation personnelle de chacun. La condition expresse pour que cette démarche ait une valeur est de s’entourer de toutes les garanties de professionnalisme, de régularité, de qualité dans le recueil et le traitement des données et de parfaite conformité légale, réglementaire et éthique. Le Conseil national n’est destinataire d’aucun questionnaire. Ils seront tous transmis par la Poste de Monaco à l’institut BVA."

Le résultat de cette vaste consultation est attendu en novembre.

"Reconnaître l’union libre sous toutes ses formes"

Pierre Van Klaveren.
Pierre Van Klaveren. Photo Conseil national

Quand il s’agit de parler du Contrat de vie commune (CVC), ce "Pacs" à la monégasque, c’est au plus jeune des conseillers nationaux présents hier que Stéphane Valeri donne la parole. Une façon d’inscrire la position du Conseil national dans une vision actuelle de la société? C’est possible…

Sur le sujet et, disons-le sur la situation des couples homosexuels, les élus attendent un grand pas en avant du gouvernement. Car le projet de loi mélange en effet, dans un même texte, les membres d’une même famille avec les couples. Voilà pourquoi, en juin dernier, le texte ne fut pas à l’ordre du jour des séances législatives. Six mois plus tard, la position de l’exécutif s’assouplira-t-elle?

"Un tel contrat en famille, qui est un lieu naturel où s’exerce la solidarité, ne répond à aucun besoin puisque, comme le relève très justement le Haut-Commissaire aux droits et aux libertés, soit les familles s’entendent bien et personne ne songe à contractualiser des relations patrimoniales, soit elles ne s’entendent pas et l’opportunité d’un tel contrat se présentera encore moins, souligne Pierre van Klaveren.

 Ceci étant dit, comme nous l’avions d’ailleurs évoqué à plusieurs reprises lors de nos discussions avec le gouvernement, le Conseil national serait prêt à voter un texte spécifique à la famille, mais donc distinct de celui des couples. L’objectif du CVC est, je le répète, de reconnaître l’union libre sous toutes ses formes en Principauté."

Le CVC n’est pas un mariage bis. Ainsi, trois différences majeures : il ne permet pas l’acquisition de la nationalité, il n’est pas célébré par un officier d’état civil mais fait l’objet d’une déclaration conjointe devant un notaire, et n’a aucun effet sur la transmission du nom.

Logement: "2021, l’année noire"

Franck Lobono, président de la commission du Logement.
Franck Lobono, président de la commission du Logement. Photo Conseil national

Franck lobono, président de la commission du Logement, s’est d’abord réjoui que les premiers locataires temporairement déménagés aux Jardins d’Apolline retrouvent leur appartement.

Il s’est dit inquiet, à l’inverse, sur le Grand Ida et le délai que le vaste projet immobilier pourrait prendre.

Et il a déjà annoncé la couleur : "2021 sera une année très noire, sans livraison de logements domaniaux. On attend aujourd’hui que le gouvernement s’engage avec un respect des calendriers."


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