Eric Ciotti réagit à l'ouverture d'une enquête pour conflit d'intérêt et détournement de fonds autour des emplois de son ex-femme

Dans un communiqué, le député LR des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti, a réagi à l'ouverture d'une enquête préliminaire du parquet national financier après les révélations du Canard Enchaîné sur les différents emplois de son ex-femme.

La rédaction Publié le 22/11/2022 à 17:13, mis à jour le 23/11/2022 à 10:28
Eric Ciotti et son ex-épouse Caroline Magne, lors du mariage du prince Albert II de Monaco en 2011. Photo doc Franck Fernandes

Une enquête préliminaire a été ouverte, notamment pour détournement de fonds publics, après la publication d'articles selon lesquels l'ex-épouse d'Eric Ciotti aurait cumulé plusieurs emplois à l'Assemblée, à Nice et au département, a indiqué mardi le parquet national financier (PNF).

Cette enquête, également ouverte pour abus de confiance et recel de ces infractions, "a pour but de vérifier le bien-fondé des éléments parus dans la presse", a précisé cette source.

Des emplois "pleinement exercés" et "connus de tous", selon Eric Ciotti

"J’ai appris ce matin par la presse, l'ouverture d’une enquête préliminaire concernant les emplois qu'a occupés mon ex-épouse dans différentes collectivités et auprès de moi à l’Assemblée nationale jusqu’en septembre 2016", a réagi Eric Ciotti dans un communiqué. Le député LR des Alpes-Maritimes affirme "que ces emplois ont toujours été pleinement exercés, qu’ils étaient connus de tous et en totale cohérence avec sa formation universitaire".

"Je ne doute donc pas que cette enquête permettra de confirmer tous ces éléments", conclut Eric Ciotti dans son communiqué.

 

Au moins trois emplois en même temps

Dans son édition de mercredi dernier, le Canard enchaîné a affirmé que l'ancienne épouse du député LR Éric Ciotti, Caroline Magne, avait cumulé divers emplois auprès du député ou d'alliés politiques: attachée de presse de Christian Estrosi, elle est en 2007 devenue attachée parlementaire d'Éric Ciotti lorsqu'il a été élu à l'Assemblée, en plus d'un emploi au Conseil départemental des Alpes-Maritimes où elle "étend ses compétences" lorsque son époux en prend la présidence, en 2008.

L'article révèle aussi qu'elle est devenue directrice adjointe du maire de Nice avant d'intégrer l'équipe de pilotage de la communauté urbaine, exerçant ces responsabilités jusqu'en 2011. 

À l'Assemblée son contrat a pris fin en 2016 mais elle a également, entre 2014 et 2016, exercé des responsabilités dans la commune de La Colle-sur-Loup, et eu un emploi au diocèse de Nice entre 2012 et 2014, selon le Canard enchaîné.

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