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Elections nationales à Monaco: le prince Albert II met en garde les candidats

Mis à jour le 14/11/2017 à 18:24 Publié le 14/11/2017 à 17:13
Le prince Albert II de Monaco dans le bureau d'apparat du palais princier.

Le prince Albert II de Monaco dans le bureau d'apparat du palais princier. Photo Jean-François Ottonello.

Elections nationales à Monaco: le prince Albert II met en garde les candidats

Dans un entretien accordé à Monaco-Matin à la veille de la Fête nationale, le souverain s’est présenté en patron pour répondre aux nombreuses questions qui font l’actualité – chaude et chargée cette année – du pays.

L’exercice du pouvoir forge un caractère. Sur l'aménagement du territoire et la vie politique de la Principauté, douze ans après son avènement, le prince Albert II démontre sa capacité à assumer une décision, à taper du poing sur la table quand il le faut, à entamer un bras de fer si nécessaire.

Sur la campagne électorale des élections nationales, le souverain appelle les candidats à la dignité, la sérénité et au débat d’idées.

"On n’est pas candidat pour satisfaire un ego", prévient-il. Et sur le projet de construction de deux musées et d’un ensemble immobilier sur le port, le souverain annonce son intention de réviser à la baisse l’emprise foncière de l’immeuble d’habitation, pour ne pas gêner le Grand Prix.

Son regard sur le scrutin

"Les élections nationales sont un événement important dans la vie du pays. Elles permettent aux Monégasques de choisir celles et ceux qui prendront une part active à la vie institutionnelle du pays.

Le Conseil national est le partenaire du gouvernement pour l’exercice du pouvoir législatif. L’équilibre entre les deux institutions est conféré par la Constitution. Cet équilibre me paraît bien fonctionner et, de mon point de vue, n’appelle pas d’aménagement. En briguant un siège au Conseil national, des Monégasques passionnés par la vie publique marquent leur attachement à notre pays par leur volonté de se placer au service des Monégasques, de la population et de tous ceux qui, par leur travail, concourent à la prospérité de la Principauté.

Quand on est candidat pour être membre du Conseil national, c’est pour rendre service à son pays, apporter humblement sa contribution au développement du pays et au bon fonctionnement des institutions. On n’est pas candidat pour satisfaire un ego ou toute autre raison personnelle".

son message

"Cette campagne doit se passer normalement, dans une certaine sérénité, dans le dialogue, le débat d’idées. On espère tous que le débat sera dépassionné, dans le respect de nos institutions et de leur fonctionnement. Cela n’a pas toujours été le cas. Je souhaite avant tout que cette campagne soit plus sereine, que le débat soit plus élevé que lors de la dernière campagne qui nous a tous attristés. Chacun avec nos fonctions différentes, on est là pour travailler à l’intérêt général."

Besoin d’un pouvoir politique fort?

"Nous sommes dans un régime de monarchie constitutionnelle, avec un équilibre entre les institutions. Nous ne sommes pas dans un régime parlementaire. Je pense qu’il faut un bon équilibre entre les institutions. C’est ce qui fait l’originalité et la subtilité de notre système.

Cet équilibre existe, est cadré par la Constitution, et nous devons toujours chercher le consensus, la meilleure voie possible pour notre petit pays. Les intérêts particuliers n’ont pas leur place dans ce système. Le Conseil national ne peut pas tout bousculer sur son passage. Ce n’est pas lui qui est en charge de l’exécutif, c’est le gouvernement. Essayons de travailler dans le meilleur esprit, dans la meilleure harmonie pour parvenir au meilleur résultat."

La campagne

"J’espère que l’on assistera à un débat d’idées, que certains ne tomberont pas dans le piège de la démagogie ou de l’enfermement. La Principauté a survécu grâce à une certaine ouverture sur le monde. Sur l’Europe et d’autres questions, on doit être prudent mais la prudence n’est pas exclusive de la mobilité et d’une certaine ouverture."


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