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Du spatial à l'agro-écologie, Macron promeut le plan de relance "sur le terrain"

Mis à jour le 12/01/2021 à 20:44 Publié le 12/01/2021 à 20:30
Le président français Emmanuel Macron, en visite sur le site d'ArianeGroup qui fabrique les moteurs du lanceur européen, le 12 janvier, à Vernon, dans l'Eure.

Le président français Emmanuel Macron, en visite sur le site d'ArianeGroup qui fabrique les moteurs du lanceur européen, le 12 janvier, à Vernon, dans l'Eure. POOL/AFP / Christophe Ena

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Du spatial à l'agro-écologie, Macron promeut le plan de relance "sur le terrain"

En visitant tour à tour un site de la fusée Ariane puis une ferme écolo, deux futurs bénéficiaires du plan de relance, Emmanuel Macron a voulu rendre plus concret ce programme qu'il souhaite voir "arriver sur le terrain vite, fort et de manière tangible".

Annoncé en septembre, le plan de 100 milliards d'euros commence à "se décliner sur le terrain concrètement", a assuré le chef de l'Etat en visitant le site d'ArianeGroup à Vernon (Eure), qui fabrique les moteurs du lanceur européen.

Ce site recevra ainsi 30 millions d'euros, sur les 500 millions prévus pour le spatial, afin d'accélérer d'un an le développement du nouveau moteur Prometheus, prévu pour des fusées réutilisables, et de développer la propulsion à l'hydrogène.

Avec Prometheus, Arianegroup vise à développer pour l'Agence spatiale européenne (ESA) un démonstrateur de moteur de fusée à bas coût et potentiellement réutilisable. Ce moteur, dont le coût doit être dix fois inférieur au moteur d'une Ariane 6, notamment grâce à la fabrication additive (fabrication 3D), pourrait être à terme utilisé pour les évolutions futures de la fusée Ariane.

"La France doit continuer à être un grand pays du spatial", a lancé le chef de l'Etat, affirmant qu'il fallait "innover davantage" face à "l'accélération" de la concurrence accrue des Etats-Unis, avec notamment SpaceX, de la Chine mais également intra-européenne.

La société du milliardaire Elon Musk a déjà recours à des fusées réutilisables quand l'Europe a reporté à 2022 le premier vol de sa nouvelle fusée Ariane 6 et s'interroge sur les technologies à mettre en œuvre pour la génération suivante de lanceur.

Le président français Emmanuel Macron, avec le ministre de l'Agriculture Julien Denormadie, en visite dans la ferme des Ruelles, de Michel Galmel (gauche), le 12 janvier, à Tilly en Normandie
Le président français Emmanuel Macron, avec le ministre de l'Agriculture Julien Denormadie, en visite dans la ferme des Ruelles, de Michel Galmel (gauche), le 12 janvier, à Tilly en Normandie POOL/AFP / Christophe Ena

A quelques kilomètres de Vernon, dans la belle ferme des Ruelles, à Tilly, le chef de l'Etat a ensuite passé une heure à écouter quelques agriculteurs engagés dans des pratiques respectueuses de l'environnement.

Exemplaire en la matière, la ferme des Ruelles s'est diversifiée (vente en circuit court, production d'énergie renouvelables), a supprimé les traitements chimiques et planté des kilomètres de haies, ce qui a permis le retour de dizaines d'espèces d'oiseaux.

"C'est un très bel exemple d'un modèle productif qui permet de répondre aux questions d'aménagement du territoire et de la biodiversité", a jugé Emmanuel Macron, tout en réaffirmant que plusieurs modèles agricoles doivent continuer à cohabiter.

"Cela illustre ce qu'on veut faire dans le plan de relance" en particulier le projet de planter 7.000 km de haies, doté de 50 millions d'euros.

"Je n'opposerai jamais la rentabilité à la transition environnementale, il faut qu'on garde les deux", a-t-il dit en défendant son bilan écologique et en faisant le lien avec le "One Planet Summit" de la veille sur la biodiversité.

"Je crois à l'écologie du concret", estimant qu'il faut "réconcilier l'agenda entre producteurs, consommateurs et citoyens" et en fustigeant "ceux qui donnent des leçons" au nom de "dogmes".

"Arrêtons de dire qu'on peut tout fermer du jour au lendemain, qu'on peut tout casser. ce ne sont pas des mots, ce sont des vies", s'est-il écrié, comme en réponse à la militante Greta Thunberg qui a critiqué le sommet de la veille en le résumant en trois mots: "bla bla bla..."

Ce double déplacement, avec quatre ministres -- Bruno Le Maire (Economie), Barbara Pompili (Transition écologique), Julien Denormandie (Agriculture et Alimentation) et Sébastien Lecornu (Outre-Mer) -- était aussi l'occasion pour l'exécutif de montrer des projets au-delà du Covid.

"Je gère la crise (sanitaire) chaque jour, le matin, le midi et le soir - c'est mon obsession - mais le jour où nous aurons réussi à endiguer le virus", il faut que "nous soyons plus forts pour relancer plus vigoureusement tous les moteurs de l'économie et cela n'attend pas", a-t-il souligné.


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