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"Des taxes ajustées aux revenus", "baisse des cotisations patronales pour les PME"..., la fiscalité au cœur des préoccupations des habitants de Sospel

Mis à jour le 30/01/2019 à 11:46 Publié le 30/01/2019 à 11:17
Ce lundi, dans le cadre du Grand débat national, une réunion en petit comité était organisée à la permanence sospelloise de la députée Alexandra Valetta-Ardisson en présence de la maire, Marie-Christine Thouret.

Ce lundi, dans le cadre du Grand débat national, une réunion en petit comité était organisée à la permanence sospelloise de la députée Alexandra Valetta-Ardisson en présence de la maire, Marie-Christine Thouret. Photo E.C

"Des taxes ajustées aux revenus", "baisse des cotisations patronales pour les PME"..., la fiscalité au cœur des préoccupations des habitants de Sospel

Alexandra Valetta-Ardisson, députée de la 4e circonscription, a animé ce lundi des tables rondes avec des citoyens,des commerçants et artisans de Sospel. Retour sur ces échanges

À l’initiative de la députée de la 4e circonscription, Alexandra Valetta-Ardisson (LREM), des séances de travail se sont déroulées à Beausoleil et Roquebrune la semaine dernière. Avec souvent plus de cinquante participants.

Ce lundi à Sospel, les échanges en petit comité ont été privilégiés à la permanence de la députée et en présence de la maire, Marie-Christine Thouret. C'est ainsi que trois retraités, puis neuf commerçants ont pu exprimer leurs points de vue dans le cadre du Grand débat national.

Et tous se sentent très concernés par la fiscalité, bien plus que par les autres thèmes que sont la transition écologique, la démocratie et la citoyenneté, ou encore l'organisation de l'État et des services publics.

"Les gens
n'ont pas les moyens de se loger en ville"

Jacques Ozenda, chef d'agence bancaire à la retraite, émet un triste constat: "Quand il y avait 2.000 habitants, le nombre de commerces était bien supérieur à aujourd'hui! Sospel devient un village dortoir car il y a peu de travail sur place. Les gens n'ont pas les moyens de se loger en ville mais ils ne font pas vivre le village."

Et les causes sont multiples : une fiscalité trop lourde pour les petites entreprises, la proximité de la frontière italienne… Gérard Menta, coprésident de l'association d’aide humanitaire des sapeurs-pompiers 06 à Monti, confirme la tendance, même à Menton, des petits commerces qui disparaissent au profit des supermarchés. Les solutions, elles, restent à trouver.

Tous sont également d'accord sur une chose: "L’État doit donner l'exemple!" Trop de députés, des sénateurs jugés "inutiles", des hauts fonctionnaires bien trop payés, et des doublons dans les administrations (mairie, intercommunalité, Conseil départemental, Région, État…) donnent l'image d'une mauvaise gestion. Selon l'expression de Claude Allègre en 2007, lorsqu'il était ministre de l'Éducation nationale, "il faut dégraisser le mammouth!", autrement dit, tout comme on demande aux Français de faire un effort, l’État doit en faire aussi.

"LE train coûte une petite fortune"

Les aides sociales, selon eux, doivent être maintenues, mais mieux réparties, car certains en profitent trop largement, alors que d'autres n'osent pas ou ne savent pas qu'ils y ont droit. Il est également proposé de donner des aides sous forme de coupons (alimentaire, énergie, carburant, rentrée scolaire…) pour éviter que l'argent ne soit utilisé autrement.

"À Monti, certains n'ont même pas les moyens de se déplacer pour aller travailler", affirme Gérard Menta. Et certains ont un emploi mais sont obligés de dormir dans leur voiture. Le coprésident d'association vit à Breil, et explique la trop faible rotation des bus avec les autres villages de la vallée. Jacques Ozenda ajoute "Et le train coûte une petite fortune!"

Pour retrouver un certain équilibre, une des propositions consiste à ce que les taxes soient "ajustées selon le revenu, il faut plus de tranches, car payer 10% de 1.300€ ou de 4.000€, ce n'est pas la même chose!"

"Nous sommes submergés par les charges"

D'autres thèmes sont abordés, comme le vote obligatoire, la comptabilisation du vote blanc, un bus itinérant de service public pour aider les citoyens dans leurs démarches, ou encore l'imposition sur les retraites. Alexandra Valetta-Ardisson écoute, prend bien note et émet des pistes vers d'éventuelles solutions.

C'est au tour de neuf commerçants et artisans, tous dans des domaines différents, de discuter de leurs doléances, en présence du maire. Alexis Demaria, boulanger-pâtissier, lit une lettre où il expose son point de vue, qu'il partage avec d'autres qui n'ont pas pu venir.

"Nous avons la sensation d'être les grands oubliés du gouvernement", lâche-t-il. Par "nous", il entend les patrons de petites entreprises. Ce qu'il veut défendre? "La baisse des cotisations patronales pour les PME, car nous sommes submergés par les charges, et cela nous place dans des conditions très difficiles."

D'où une impossibilité d'embaucher de nouveaux employés, dans cette branche où les horaires et jours de travail ne sont pas forcément classiques - soirs et week-ends, jours fériés…

"Trop de différences de revenus"

Une autre commerçante ajoute: "Il y a trop peu de différence de revenus entre ceux qui travaillent et ceux qui ne travaillent pas."

Tous sont confrontés au même problème, une valeur du travail qui n'est pas justement reconnue. Pour eux, les gens n'ont pas plus d'intérêt que cela à travailler, car ils perdent des aides qui sont à peu près équivalentes à un salaire mensuel. La députée répond à cela que "les PME sont une priorité du président Macron, il sait que ce sont elles qui font tourner l'économie de la France". Et qu'il travaille donc sur le sujet.

Alexandra Valetta-Ardisson propose aux commerçants présents de se revoir fin février, pour prolonger ce moment d'échange, très instructif, et qui reflète bien la tendance générale, tant les doléances qu'elle a récoltées sont souvent les mêmes, dans toutes les villes de la 4e circonscription où a eu lieu ce type de débat.

À noter que ces réunions pour le Grand débat national ont lieu partout en France jusqu'au 15 mars.

Alexandra Valetta-Ardisson, députée de la 4e circonscription.

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