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Des comptes publics "presque en équilibre", le budget rectificatif 2021 de l’État monégasque voté au Conseil national

Avec vingt voix « pour » et trois abstentions, les élus du Conseil national ont montré globalement leur satisfaction face à des comptes publics « presque en équilibre ».

Joelle Deviras Publié le 15/10/2021 à 11:06, mis à jour le 15/10/2021 à 14:08
Le ministre d’État Pierre Dartout et le président du Conseil national Stéphane Valeri, ce jeudi soir, dans l’hémicycle. Romain Fondacaro - Conseil national

Si le pays semble être dans la queue de la comète covid, gouvernement et Conseil national se sont réjouis hier d’un budget rectificatif « presque en équilibre » pour reprendre les termes du ministre d’État Pierre Dartout. « Ce qui fait de Monaco sans doute un cas un peu particulier en Europe où la situation est majoritairement difficile. » Mais on sait qu’ici rien n’est comme ailleurs… ou presque.

Les élus - toutes couleurs politiques confondues - ont, quant à eux, rappeler la robustesse des institutions. Stéphane Valeri l’a redit : « En cette période de transition entre une crise mondiale sans précédent et un retour progressif à la normale, le modèle économique et social monégasque a une nouvelle fois fait ses preuves. »

Avec seulement 8,8 millions d’euros de déficit, le budget rectificatif de l’État pour 2021 a été voté avec vingt voix « pour » et trois « abstentions » (Fabrice Notari, Thomas Brezzo et Guillaume Rose, tous trois issus de la majorité Primo !), car, pour citer le président du Conseil national Stéphane Valeri, « au moment de faire le bilan, c’est en effet tous nos points d’accord qui l’emportent sur ce qui fait encore débat ou l’objet d’approches différentes. »

Après avoir entendu les explications de votes des élus1, le président du Conseil national a toutefois voulu faire une synthèse des sujets discutés.

 

Principal désaccord : l’usine d’incinération. (Lire également notre article paru hier, jeudi 14 octobre, page 2, « Usine d’incinération : les élus (re) mettent la pression »)

Usine d’incinération : Trop de lenteurs

Stéphane Valeri est revenu sur le sujet.

« Cela fait plus d’une dizaine d’années que les gouvernements successifs n’ont pas tranché, n’ont pas arbitré et donc n’ont pas décidé de façon définitive et planifiée, de remplacer l’actuelle usine d’incinération. Celle-ci est devenue obsolète, et son maintien à niveau, plus d’années que de raison, implique d’ores et déjà selon les chiffres mêmes du gouvernement, un surcoût de 30 millions d’euros. Il s’agit de souveraineté nationale, de budgets d’investissement considérables de plusieurs centaines de millions d’euros, de transition énergétique, de qualité de l’air, et donc bien sûr de politique environnementale. Il y a eu à ce sujet dans cette enceinte, sous plusieurs mandats, (...) des dizaines et des dizaines d’heures de débats. Vous comprendrez donc Monsieur le Ministre, qu’il ne s’agit en aucun cas d’un mouvement d’humeur de la part des conseillères nationales et des conseillers nationaux, mais d’un signal fort dans le cadre des prérogatives qui sont très précisément les nôtres. Nous attendons donc de la prochaine réunion que vous nous avez annoncée, avec des représentants de la SMEG et de la SMA, qu’elle soit constructive et permette d’établir un nouveau calendrier indiquant une date de décision, enfin, puis des étapes de mise en œuvre. »

Par ailleurs, pour préserver le pouvoir d’achat des fonctionnaires, des agents de l’État et de la Commune, ainsi que des retraités de la Fonction Publique, les élus attendent également une indexation du salaire sur l’inflation prévue de 2 % en période de relance post-Covid, et non limitée à 1,3 %. Le sujet sera de nouveau sur la table lors de l’examen du budget primitif 2022.

Nombreuses satisfactions

Mais les trois séances publiques ont aussi été l’occasion, pour les élus, de faire part de plusieurs satisfecit.

 

Stéphane Valeri a évoqué bien sûr « la poursuite dans le respect des délais annoncés, de l’historique plan national logement, qui va permettre d’ici la fin de l’année 2023, de bien loger dans leur pays tous les foyers monégasques dont la situation le justifie. »

Le président du Conseil national s’est également réjoui de la mesure symboliquement importante de la suppression du ticket modérateur pour retraités de l’hôpital.

Un bon point aussi pour les Comptes Spéciaux du Trésor (CST). « La démonstration a été faite dans ces débats, que le Conseil national perd avec eux clairement une part de son pouvoir de contrôle des sommes votées et donc de ses prérogatives constitutionnelles, a mentionné Stéphane Valeri. (...) Nous sommes donc satisfaits de l’annonce de la clôture prochaine du compte spécial du Trésor, consacré aux réponses apportées à la crise de la Covid, qui doivent désormais être gérées dans le cadre habituel des chapitres budgétaires dont c’est le rôle. »

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