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Coronavirus: le Conseil national de Monaco exprime ses idées, mais de son côté

Mis à jour le 12/03/2020 à 09:24 Publié le 12/03/2020 à 09:24
En point presse ce lundi, les conseillers nationaux ont exprimé les mesures qui leur semblent indispensables pour affronter ce qui est maintenant officiellement une pandémie.

En point presse ce lundi, les conseillers nationaux ont exprimé les mesures qui leur semblent indispensables pour affronter ce qui est maintenant officiellement une pandémie. Photo Cyril Dodergny

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Coronavirus: le Conseil national de Monaco exprime ses idées, mais de son côté

Ils auraient aimé communiquer d'une seule voix avec le gouvernement. Devant le refus des autorités, les élus ont tenu leur propre point presse ce lundi.

"Je veux le dire clairement, il y a évidemment sur ce sujet majeur, un besoin d’unité nationale et bien sûr la nécessité d’une communication coordonnée et unifiée de nos institutions, sous l’autorité de notre Prince Souverain." Pas de polémique donc. Mais un peu quand même. Au moins sur la forme.

Le point presse qu’a tenu ce lundi le Conseil national, présidé par Stéphane Valeri, en présence de Corinne Bertani, Balthazar Seydoux, Brigitte Boccone-Pagès, Karen Aliprendi et Marc Mourou avait d’étranges résonances. Un peu comme si la conférence du gouvernement, qui a eu lieu le matin, n’avait justement pas eu lieu.

LIRE. Coronavirus : les dernières mesures de Monaco pour gérer la crise

Et pour cause : "Aujourd’hui, le Gouvernement et le Conseil national communiquent vous le voyez de façon complémentaire, mais chacun de manière autonome. C’est un peu dommage, à ce stade et sur un sujet si préoccupant, et alors que nous étions réunis ensemble hier soir. Mais c’est le choix du Gouvernement, qui le justifie en rappelant qu’il exerce le pouvoir exécutif. Dont acte."

C’est donc une conférence de presse en forme d’écho qui s’est tenue ludni après-midi, le Conseil national évoquant les mesures qui lui semblent indispensable.

Débats privés

Et s’il n’y aura pas de contestation des mesures annoncées par le gouvernement plus tôt dans la journée, c’est parce que "les débats ont eu lieu, mais ils ont eu lieu en privé", mardi soir lors d’une réunion avec le Conseil national.

C’est donc sereinement que les conseillers ont demandé ce qui leur semble être nécessaire pour faire face à "une situation à la fois sérieuse et inédite".

Corinne Bertani a ainsi rappelé la nécessité de protéger les plus fragiles : "Nous avons demandé l’instauration immédiate de nouvelles mesures pour le Centre Rainier-III, pour le Cap fleuri, pour l’A Qietüdine, et pour la Fondation Hector-Otto, avec notamment un contrôle nominatif des entrées, pour s’assurer que les visiteurs ne proviennent pas de zones à risque."

Encourager le "tout-à-distance"

Afin d’éviter des engorgements de salles d’attente, qui peuvent être des facteurs de contamination, le Conseil national réclame également que soit développé le recours à la télémédecine, même si les outils ne sont pas encore tout à fait au point. "Il faudrait au moins faire ce que fait la France : par mesure dérogatoire elle autorise désormais à ne pas passer par un médecin traitant et à consulter par Skype ou Whatsapp", a lancé Stéphane Valéri.

Après la télémédecine, Karen Aliprendi a encouragé le recours au télétravail : "Il doit être généralisé autant que possible, avec pour seules limites l’accord des salariés et bien sûr la nature du travail. Il faut que les entreprises soient toutes et beaucoup mieux informées de façon proactive, par tous moyens, sans doute au minimum par courrier individualisé, de cette possibilité nouvelle. Il faut que le gouvernement s’assure aussi de l’accord des autorités françaises pour une dérogation temporaire à notre convention bilatérale de sécurité sociale, puisque dans la loi on ne peut pas télé-travailler plus de 3 jours par semaine. Et puis il faut agir avec l’Italie pour permettre là aussi de manière exceptionnelle et dérogatoire le télétravail des salariés italiens qui le pourraient."

Aide économique

Entre les annulations d’événement prévues de façon réglementaires, les annulations spontanées, et les clients qui restent à distance des lieux clos, l’économie pourrait commencer à faire grise mine très bientôt : "Je suis très vigilante sur les conséquences désastreuses de cette crise pour la vie de nos commerces. Et je suis à leurs côtés dans cette période difficile, pour que soient débloquées des aides d’urgences à ceux qui en ont besoin", a glissé Corinne Bertani.

C’est Balthazar Seydoux qui a développé les attentes des élus : "Nous demandons dès aujourd’hui, notamment une cellule dédiée avec un numéro d’appel et un responsable clairement identifiable. Il faut une organisation simplifiée, un comité qui ait le pouvoir de décider directement et de débloquer rapidement les aides avec des procédures simples pour les acteurs qui devront bien évidemment démontrer la réalité de leurs problèmes."

Au programme, le conseiller propose une série de mesures économiques : "Décaler le paiement des charges sociales, mettre en place un prêt à taux zéro pour soutenir les entreprises en difficulté de trésorerie, renforcer et faciliter le recours au chômage partiel et au chômage total temporaire, échelonner le paiement des charges fiscales…"

Des mesures qui auront un coût impossible à chiffrer pour l’instant, mais qui ne devrait pas poser de problème selon lui : "Si Monaco a pu faire face à une crise de la construction comme les Jardins d’Apolline, en débloquant plus de 80 millions d’euros via un compte spécial du Trésor alors nous pouvons et nous devons le faire également pour aider les entreprises touchées par cette crise."


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