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Comment Monaco va sortir progressivement du chômage partiel

Mis à jour le 30/06/2020 à 18:02 Publié le 30/06/2020 à 18:00
Vers la sortie progressive du chômage partiel à Monaco.

Vers la sortie progressive du chômage partiel à Monaco. Michael Alési/Dir'Com'

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Comment Monaco va sortir progressivement du chômage partiel

Le plan de l’État est de rester protecteur pour les entreprises qui en ont besoin, tout en réduisant progressivement ses aides pour accompagner la relance économique du pays.

Soutenir aujourd’hui, stimuler demain: voilà le leitmotiv du gouvernement. Comme ils l’avaient déjà fait il y a quinzaine de jours, les conseillers-ministres Jean Castellini et Didier Gamerdinger ont dressé un point, mardi matin devant la presse, du plan d’accompagnement et de relance pour la Principauté, post-Covid 19.

Un plan en phase active face à une saison touristique inhabituelle qui s’ouvre sans tourisme de masse, sans Grand Prix, ni concerts, ni feux d’artifice, ni Yacht Show.

Pour autant, la stratégie du gouvernement à l’égard des entreprises est de continuer le monitoring, sans pour autant maintenir la perfusion pleine.

"Nous préparons notre relance économique en modifiant certains dispositifs et en en créant de nouveaux. La première bonne nouvelle, c’est que Monaco a pu le tenir le cap. La plupart des acteurs le reconnaissent", souligne le conseiller de gouvernement-ministre des Finances et l’Économie. Un indicateur qui pousse l’État à modifier le soutien accordé aux entreprises.

Notamment le Chômage total temporaire renforcé, déclenché aux premiers jours de la crise en mars. Le CTTR a permis le maintien de salaire de 22.000 employés dès le début du confinement. En mars, le gouvernement a ainsi injecté 13 millions d’euros, 35 millions en avril et 22 millions en mai.

"Nous voulons en sortir progressivement"

"C’est un effort financier sans précédent, qui a fonctionné. Il est légitime de se poser la question du moment de sa suspension", souligne le conseiller de gouvernement-ministre des Affaires sociales et de la Santé.

"En mai, nous avons constaté encore 14.767 salariés bénéficiant du CTTR, ce qui montre un retour à l’activité après le confinement."

La stratégie n’est aujourd’hui pas de stopper le CTTR net, mais par paliers.

"Nous voulons en sortir progressivement, en accompagnant la reprise tout en continuant à soutenir les entreprises pour ne pas perdre le bénéfice de ce que nous avons fait jusqu’à présent. Ce ne sera pas un arrêt brutal mais une cessation progressive", précise Didier Gamerdinger, qui note que les contrôles seront densifiés pour éviter les abus.

"Nous serons amenés à sanctionner [les fraudeurs] car ce sont des fonds publics."

Concrètement, pour les entreprises dont l’activité n’a pas été impactée par le confinement, l’État rembourse les salaires des mois de mai et juin. Pour le mois de juillet, 10% seront à la charge de l’employeur.

Même chose pour les entreprises dont l’activité a pu reprendre à la levée du confinement, le 4 mai dernier.

Pour celles dont l’ouverture ne s’est faite que début juin, l’État paye juin et juillet et 10 % seront à la charge de l’employeur en août.

"Pour les boîtes de nuit, l’Etat continue de payer à 100%", ajoute Didier Gamerdinger, l’activité n’étant toujours pas autorisée. Autre particularité, rien ne change pour les établissements de Monaco-ville qui demeurent soutenus à 100%.

"Les restaurants, bars, commerces du quartier sont en souffrance et ne connaissent pas la fréquentation des années précédentes."

Ces mesures seront réévaluées au cours de l’été pour voir quelle sera la suite à donner en septembre.

"Nous avons besoin d’éléments d’informations, des indicateurs pour nous adapter à la réalité", confirme Jean Castellini.

Les nouvelles mesures d’accompagnement

En parallèle, le gouvernement a présenté hier de nouvelles mesures d’accompagnement. Exemple ? Pour les sociétés des secteurs hôteliers, événementiel, culture, sport, commerces qui ont fait un chiffre d’affaires inférieur à 1 million d’euros en 2019, et dont le résultat du mois de juin est en baisse d’au moins 20% par rapport à l’an dernier, l’État payera la moitié des charges sociales.

"Cela représente 458 commerces et 164 entreprises hôtelières", souligne Didier Gamerdinger, expliquant que cette aide est là pour "les opérateurs modestes". Soit pour 12% de la masse salariale du pays.

Autre béquille, le revenu minimum extraordinaire et l’aide aux sociétés se terminent en juillet. Pour ceux qui sont en reprise d’activité depuis mai, elle passera de 5.000 à 2.500 euros. Mais reste à 5.000 euros pour les bénéficiaires empêchés jusqu’au 2 juin.

Concernant le fonds de garantie, c’est un retour au taux initial de 65%. Et le taux d’emprunt passe de 0 à 1,5 % dont 0,75% pris en charge par l’État.

Des demandeurs d’emplois en hausse

Un arsenal qui a un but: maintenir l’économie monégasque pour passer le cap de la crise et éviter la casse sociale.

Pour autant, Didier Gamerdinger a indiqué mardi matin que cinq plans de licenciement étaient connus, touchant 25 salariés, "mais visiblement pas en lien avec la crise du Covid-19".

Une crise qui, pourtant, a fait monter de 120 le nombre de demandeurs d’emplois, selon les chiffres du gouvernement en mai. Facteurs conjugués: "CDD non renouvelés et non-embauche d’intérim et d’extra. C’est un facteur que nous n’observions pas les années pressantes". Et pour ceux-là, la saison risque d’être difficile.


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