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Comment la SBM envisage de remplacer ses jeux de table

Mis à jour le 14/12/2016 à 05:15 Publié le 14/12/2016 à 05:15
Au cours de la séance publique du Conseil national de lundi soir, Jean Castellini (sur l'écran, à droite sur la photo) a longuement expliqué la position du gouvernement sur la SBM et le port de Vintimille.

Au cours de la séance publique du Conseil national de lundi soir, Jean Castellini (sur l'écran, à droite sur la photo) a longuement expliqué la position du gouvernement sur la SBM et le port de Vintimille. Photo J.D.

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Comment la SBM envisage de remplacer ses jeux de table

Rien ne va plus ! Les joueurs désertent progressivement les casinos et l'immobilier est le secteur vers lequel la SBM se tourne bel et bien pour contenir ses pertes et envisager l'avenir

"Les jeux de table en train de disparaître"? Lundi soir, en séance publique du budget primitif 2017, la petite phrase lancée par le ministre d'État Serge Telle a provoqué un petit raz-de-marée dans l'hémicycle. Et si Eric Elena, élu du groupe Renaissance (émanation directe de la Société des Bains de Mer (SBM), faut-il le rappeler ?), est intervenu sur le sujet récurrent de la priorité d'emploi, les discussions ont pris des proportions que personne n'avait anticipées.

Rentabilité dans l'immobilier

Et pour cause… Il était question de "la mort" annoncée des jeux de table, dixit Jean-Michel Cucchi. Le conseiller national de la majorité (UP) nous envoyait, hier, une "lettre ouverte" à Serge Telle, reprenant les idées qu'il avait développées lundi soir: "Vous nous dites que partout en Europe, on assiste au déclin des jeux de tables et que c'est donc la mort programmée de ce secteur pour la SBM également. (...) Depuis des années, les dirigeants de la SBM ont trouvé plus facile de développer le secteur hôtelier ou de trouver de la rentabilité financière au travers d'une Foncière. On voit bien aujourd'hui que les plans de relances des jeux annoncés à maintes reprises n'étaient que des effets d'annonce sans réelle volonté de réussite. Les jeux de table sont peut-être déjà morts dans votre esprit, mais je suis, pour ma part, persuadé qu'avec une équipe dirigeante motivée et compétente, cette activité a encore de beaux jours devant elle, et que le cœur de la SBM peut continuer à battre longtemps."

"Ce qui marche, ce sont les machines à sous"

Serge Telle a été explicite: "Je n'annonce pas la mort des jeux. C'est une activité qui baisse en Europe. C'est la fin d'une certaine forme de jeux. Ce qui marche, ce sont les machines à sous. Il a fallu que la SBM s'ajuste à cette réalité. Le gouvernement réaffirme toute sa confiance à Jean-Luc Biamonti [président délégué, ndlr] qui fait un travail tout à fait remarquable. » Le conseiller de gouvernement-ministre aux Finances, Jean Castellini, note que « le gouvernement n'est pas satisfait des résultats financiers de cette société [le résultat net du dernier exercice a été annoncé à l'automne à moins 31 millions d'euros, ndlr], mais un nouveau management ne ferait pas mieux au vu des circonstances et de la mutation amorcée."

Marc Burini, rapporteur du projet de loi relatif au budget primitif et vice-président du Conseil national se fait cynique. "ça me fait penser à un sketch de Fernand Raynaud : "ça eut payé". J'espère que cette société va s'en sortir et qu'elle va pouvoir financer ses travaux."

Laurent Nouvion (HM), élu de l'opposition, a insisté sur les changements qui ont dû s'opérer au sein de la SBM en évitant les écueils.

"Les réformes de structures sont compliquées. Jean-Luc Biamonti, homme intègre, a éconduit quelques prédateurs en matière immobilière." 

De son côté, Jean-Louis Grinda s'est félicité de "la position de HM qui a considérablement évolué."

Il est vrai qu'en 2013 et 2014, Jean-Luc Biamonti était pointé du doigt par la majorité de l'époque conduite par Laurent Nouvion. Depuis, des réformes profondes ont été engagées. Et les avis des élus Horizon Monaco sur le management ont manifestement suivi.

Sur la priorité d'emploi, première préoccupation d'Eric Elena, le ministre confirme qu'instruction a été donnée pour que l'école des jeux qui vient d'ouvrir soit réservée prioritairement aux Monégasques ; ce qui a "rassuré" l'élu Renaissance qui, sur l'avenir des Jeux, veut encore "y croire", même si, en coulisses, on nous affirme que les gros joueurs ne sont plus qu'une poignée…

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