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Christophe Steiner candidat à l'élection de la présidence de la Haute-Assemblée à Monaco

Mis à jour le 30/03/2016 à 05:02 Publié le 30/03/2016 à 05:02
Christophe Steiner : « J’ai longuement hésité. »

Christophe Steiner : « J’ai longuement hésité. » Photo Conseil national

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Christophe Steiner candidat à l'élection de la présidence de la Haute-Assemblée à Monaco

Le vice-président du Conseil national a décidé de se présenter à l'élection du poste de président de la Haute assemblée. Il pourrait succéder à Laurent Nouvion le 27 avril prochain

Christophe Steiner, 57 ans, vice-président du Conseil national, élu de la majorité Horizon Monaco (Rassemblement & Enjeux), sur les bancs de la Haute assemblée depuis 1998 (sauf entre 2003 et 2008), a décidé de se présenter à l'élection du poste de président du Conseil national qui devrait se dérouler le 27 avril prochain. Il devient donc un concurrent à Laurent Nouvion, qui a annoncé vouloir être candidat à sa propre réélection. Christophe Steiner explique ici sa décision.

Pourquoi avez-vous décidé d’être candidat à la présidence du Conseil national?
J’ai longuement hésité. Aujourd’hui, ma position est arrêtée. Il ne s’agit pas d’une ambition personnelle, mais d’œuvrer pour l’intérêt général, quoi que certains puissent en penser.

Est-ce un choix personnel ou le résultat d’une concertation entre élus?
Comme je l’ai dit à Laurent Nouvion à plusieurs reprises, une majorité d’élus ainsi que de nombreux électeurs m’ont demandé de me déterminer dans l’intérêt de l’institution. Nombreux sont ceux qui m’ont abordé pour me dire qu’ils ne voteraient même pas aux prochaines élections tant l’image du Conseil national est dégradée. Il me reste deux ans pour les convaincre de continuer à s’impliquer dans la vie publique du pays. Car ils sont les garants de la légitimité de la Haute assemblée et donc de l’équilibre institutionnel du pays.

Comment jugez-vous l’ambiance générale?
Mauvaise serait un euphémisme. Le plus triste, c’est que les permanents du Conseil national ont à subir ce climat.

Aujourd’hui, considérez-vous que vous êtes soutenu par une majorité d’élus?
Oui, et cette majorité m’a demandé de prendre mes responsabilités pleines et entières.

La date du 27 avril pourrait être «historique» dans le sens où un président a toujours été réélu dans le cadre de la mandature…
Je rappellerai ici qu’il s’agit de l’élection du président du Conseil national élu par la confiance que lui accordent ses pairs. La Constitution, dans sa grande sagesse, a prévu que l’élection du président ait lieu chaque année. Ce n’est donc, en aucun cas, une campagne électorale, mais le renouvellement d’une confiance dans les capacités d’un homme à gérer l’institution. Et cette confiance, aujourd’hui, n’existe plus.

Que s’est-il passé cette dernière année pour que nombre d’élus s’opposent aujourd’hui radicalement à Laurent Nouvion?
Je répondrais par un proverbe: «Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse.»

En quoi ses méthodes ne fonctionnent pas selon vous?
Le président a décidé de travailler en solo. Lui comme homme-orchestre; les élus comme spectateurs. Marc Burini et moi-même avons souvent essayé de l’infléchir, sans succès.

Comment fonctionne le Conseil national en ce moment?
À “huis clos”. Il y a des réunions organisées sans que l’ensemble des élus ou les présidents de commission concernés en soient avertis. Ça devient récurrent. Ce ne sont pas des façons de faire.

Qu’allez-vous changer si vous obtenez le fauteuil de président?
La méthode de travail, la communication interne, les relations du président avec les vingt-quatre élus et les permanents.

Le rôle des partis politiques est pointé du doigt par nombre d’élus…
Le système des partis a fait son temps.Nous sommes en train de prendre le même chemin que dans beaucoup de pays d’Europe. L’image que les élus ont donnée de par leur comportement et le refus du dialogue a abouti à un rejet de la politique et des partis. À Monaco, les partis n’existent vraiment que depuis une vingtaine d’années. C’était peut-être nécessaire à une certaine époque. Les différences fondamentales entre les diverses entités se mesurent à l’aune d’un cheveu. On se dirige davantage vers des conflits personnels; ce qui nuit à l’avenir de la Principauté.

Quelles différences entre Horizon Monaco et la minorité UM?
L’amendement budgétaire : on n’en a pas besoin et c’est leur vision de l’évolution des institutions. Ce qui compte, ce sont les échanges en amont entre Conseil national et gouvernement qui influent sur les choix budgétaires proposés dans les lois de budget.

Que changeriez-vous si vous étiez président?
Je mettrais en place une gestion beaucoup plus collégiale du Conseil. Le président ne doit pas être l’homme d’un parti mais incarner l’unité nationale dans toute sa pluralité.

Quels sont les dossiers urgents?
Ils sont nombreux. Le plus important est l’extension en mer, dossier totalement sabordé en raison de la méthode appliquée par Laurent Nouvion. Il y a aussi les lois sur le télétravail, la sécurité, le cadre bâti et sur les fonctionnaires… Comme vous le voyez, le Conseil national va être très occupé.


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