Rubriques




Se connecter à

C’est confirmé, les Mentonnais se rendront aux urnes avant le 9 février pour une nouvelle élection municipale

La préfecture des Alpes-Maritimes a annoncé ce vendredi soir, qu’elle validait bien les 22 démissions de conseillers municipaux, et que les Mentonnais devront retourner voter pour élire leur maire. Et ce avant le 9 février 2022.

Yann Delanoë et Alice Rousselot Publié le 19/11/2021 à 23:46, mis à jour le 20/11/2021 à 00:26
C’est décidé: les Mentonnais retourneront aux urnes avant le 9 février 2022. Photo Clement Tiberghien

Nouveau coup de tonnerre dans le feuilleton de la succession de l’ancien maire de Menton Jean-Claude Guibal, décédé le 25 octobre dernier. Alors que le nouveau maire, Yves Juhel, élu à 18 voix contre 17 le 9 novembre, avant la démission en masse de conseillers municipaux, persistait à déclarer ne pas avoir reçu les démissions de ses anciens colistiers (sauf une, dans son propre camp), plus aucun obstacle ne s’oppose à leur validation.

Les services de l’État, à qui elles ont été transmises par mail par les démissionnaires, ont reconnu leur validité: "Les 21 démissions transmises en préfecture (en plus d’une 22e transmise directement au maire en LRAR) répondent aux critères légaux (termes non équivoques, revêtues du cachet de la mairie, datées du 9 novembre...). Ces démissions sont donc entrées en vigueur dès la date de leur transmission en mairie, soit le 9 novembre, elles sont définitives et irrévocables", a indiqué, ce vendredi soir, la préfecture des Alpes-Maritimes. Elle précisait avoir reçu, ce même jour, le maire Yves Juhel.

La date précise connue sous 15 jours

L’équipe municipale en place a eu beau chercher à démontrer que des pressions avaient eu lieu sur les démissionnaires, la préfecture, elle, ne voit aucun élément allant en ce sens.

Plus rien ne s’oppose donc à la tenue d’une nouvelle élection municipale par les électeurs mentonnais, dans la mesure où plus d’un tiers du conseil municipal sera absent. Et les non élus de la liste Unis pour Menton (1) qui n’ont pas démissionné ne sont pas suffisamment nombreux pour combler les vides.

 

"L’effectif légal du conseil municipal de Menton est de 35, le nombre de sièges vacants à partir duquel une élection municipale intégrale doit être organisée est fixé à 12 et l’effectif du conseil municipal nécessitant l’organisation d’une élection est donc de 23. À l’issue de ces démissions, le conseil municipal étant à présent composé de 21 membres, sans qu’il soit possible de faire appel à un suivant de liste de la liste « Unis Pour Menton", il y a lieu par conséquent d’organiser une élection municipale partielle intégrale dans les 3 mois, soit avant le 9 février, annonce la Préfecture. Le préfet prendra, sous quinzaine, un arrêté portant convocation des électeurs qui indiquera la date retenue pour le premier tour du scrutin ».

"Malgré le refus d’Yves Juhel de les transmettre et contrairement à ses déclarations, nos démissions sont valides", réagissaient, ce vendredi soir, les démissionnaires dans un communiqué.

"Aucune légitimité"

14 élus des élus démissionnaires en appellent "à la vigilance" du préfet. Photo A. R..

Eux qui souhaitaient avant tout qu’une nouvelle élection soit organisée sont exaucés. "Depuis le 9 novembre, Yves Juhel n’avait déjà aucune légitimité juridique pour engager certaines actions, puisque la délibération par laquelle le conseil municipal devait lui déléguer tout ou partie de ses attributions n’a pas été votée", estiment-ils. Et pour cause, la moitié des élus avait déjà quitté le conseil municipal où venait de se tenir l’élection.

Et d’enfoncer le clou: "Ce soir, nous considérons qu’il ne dispose même plus d’une quelconque légitimité politique et morale pour s’exprimer au nom de la Ville de Menton et des Mentonnais".

Les démissionnaires en appellent à "la vigilance" du préfet, "afin d’exercer un contrôle tout particulier sur les décisions prises par Yves Juhel, et garantir la sincérité du futur scrutin", indiquaient-ils tandis que le maire avait dénoncé, de son côté, dès ce vendredi matin, un espionnage dont auraient fait l’objet les élus mentonnais.

 

1. Liste de la majorité conduite par Jean-Claude Guibal lors de l’élection municipale de 2020.

Offre numérique MM+

...

commentaires

“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.