Ce qu'il faut savoir sur l'unique débat télévisé entre les trois candidats à la présidence de LR ce lundi soir

Douze jours avant l'ouverture du scrutin, les trois candidats à la présidence des Républicains confronteront leurs ambitions pour la droite lundi soir lors de l'unique débat télévisé programmé à 20H30 sur LCI.

AFP Publié le 21/11/2022 à 06:25, mis à jour le 21/11/2022 à 06:13
Les siège du parti Les Républicains, à Paris. Photo AFP

Eric Ciotti, Aurélien Pradié et Bruno Retailleau auront une heure trente pour convaincre les électeurs LR qu'ils sont le mieux à même de relever leur parti, tombé à 4,8% des voix à la dernière présidentielle.

L'émission débutera par une minute d'introduction où chacun expliquera les raisons de sa candidature. Hasard du tirage au sort, Bruno Retailleau parlera le premier, suivi d'Eric Ciotti puis d'Aurélien Pradié.

L'ordre sera inverse pour la minute de conclusion. Entre les deux seront abordées trois thématiques: régalien, économie/social puis écologie, avant des questions plus politiques sur la droite. L'international, avec la guerre en Ukraine, sera aussi au programme.

Beaucoup à droite voient dans cette soirée un coup d'accélérateur avant le premier tour de l'élection prévu le week-end du 3 décembre, et qui se déroulera par vote électronique pour les quelque 91.000 adhérents.

"Lundi soir, on y verra plus clair", affirme un cadre de LR, selon qui "les gens sont très partagés".

 

"Ils disent Ciotti est trop RN, Retailleau une grenouille de bénitier, et Pradié personne ne le connaît", grince ce cadre qui soupire: "Il n'y a d'emballement pour aucun".

Dans cette course Eric Ciotti, 57 ans, passe pour le favori avec une ligne très ferme sur le régalien, notamment l'immigration qui est devenue omniprésente dans l'actualité.

"Sa force est sa notoriété, la clarté de ses convictions, il ne s'est jamais excusé d'être de droite et n'a jamais cédé au politiquement correct", assure Geoffrey Didier, responsable de son projet, selon qui "il n'est pas le favori par hasard. Il a gagné ses galons pendant la primaire".

Challenger

Arguant de sa fidélité à LR, patron de la puissante fédération LR des Alpes-Maritimes, il promet s'il est élu d'œuvrer à la désignation du très populaire Laurent Wauquiez comme candidat à la présidentielle de 2027.

 

Mais certains redoutent que sa ligne très droitière n'entraîne une vague de départs, notamment parmi les élus, et s'inquiètent pour les relations avec les alliés centristes.

En face, le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau, 62 ans, se pose en rassembleur, et a très tôt engrangé les soutiens d'élus.

Crédité d'une image plus modérée, même s'il est issu du mouvement de Philippe de Villiers, ce représentant de l'aile conservatrice a adopté un ton très ferme sur le régalien ces derniers temps. Il promet aussi une rupture définitive avec Nicolas Sarkozy.

"Ca a beaucoup fait bouger les lignes", veut-on croire dans son camp, certain que "la dynamique est du côté de Bruno".

"Il a plus de recul, il a mieux su percevoir les attentes. Ciotti essaie de se recentrer, mais c'est un pari extrêmement risqué pour lui", ajoute un membre de son équipe.

Enfin, Aurélien Pradié, député du Lot et secrétaire général de LR, fait figure à 36 ans de challenger.

"Pour lui, l'enjeu du débat est de se faire connaître", reconnaît dans sa garde rapprochée le député Pierre-Henri Dumont, selon qui "l'élection ne se joue pas sur l'aile droite du parti".

 

Promettant le renouvellement, Aurélien Pradié n'hésite pas à prendre sa famille à rebrousse poil, que ce soit sur le fond (contre le recul de l'âge de la retraite) ou sur la forme (avec des formules bien senties).

Fort du soutien de Xavier Bertrand et de la jeune garde du parti, il promet de tout changer chez LR s'il est élu.

Dans cette longue campagne où les candidats ont multiplié les déplacements, le climat s'est tendu dans la dernière ligne droite.

Jeudi, Eric Ciotti a saisi la Haute autorité de LR pour dénoncer la diffusion de "faux sondages" (en fait des consultations) le donnant perdant face à Bruno Retailleau.

Après le débat, les trois candidats se retrouveront samedi 26 devant le Conseil national de LR (son "parlement") pour un dernier grand oral.

“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.