Candidat aux législatives de 2022 contre Éric Ciotti? "On verra", confie Olivier Bettati

Ancien adjoint de Christian Estrosi, Olivier Bettati est, pendant ses huit années de brouille avec le maire de Nice, passé par le Rassemblement national. Également ancien candidat à la mairie de Menton, il s’est aujourd’hui rabiboché avec Christian Estrosi. Lequel lui a confié, pour six mois, la tête de la commission de concertation sur le projet du port de Nice. Interview.

La rédaction Publié le 23/11/2021 à 17:55, mis à jour le 23/11/2021 à 17:52
"J’ai tourné la page de la vie d’élu local", déclare Olivier Bettati. Élu local, oui, mais national peut-être pas... (Photo NM)

Chargé de "mission" pour la Ville de Nice, une étape avant votre retour en politique?
Absolument pas, j’ai tourné la page de la vie d’élu local. Mais Nice est ma ville, je l’aime charnellement, je suis prêt à lui donner de mon temps. Le maire me demande aujourd’hui de le faire dans des domaines qui me passionnent: la mer, l’environnement l’économie et l’architecture. Pour le reste, purgeons cela une bonne fois pour toutes. En politique, le vrai courage c’est de faire la paix pas la guerre. Il n’y a aucune langue de bois, Christian Estrosi et moi avons navigué ensemble 20 ans depuis la création du RPR. À la fin de son premier mandat municipal, je n’étais plus d’accord avec la politique qu’il engageait que je pensais absolument irréalisable: je l’ai dit, dès lors, il me paraissait normal d’être candidat pour porter cette contradiction en 2014. Aujourd’hui, je peux dire qu’il a réussi et je peux y ajouter sa parfaite gestion de la Covid comme de la crise économique.

Après avoir combattu Christian Estrosi lors des municipales de 2014 et lors des régionales en menant la liste RN, n’avez-vous pas le sentiment de retourner votre veste?
Pourquoi pas, de toute façon cela va être dit, mais dans quel but je ferais cela? Je n’ai besoin de rien, je ne demande rien, j’ai démissionné de tous mes mandats [à Menton], refusé la place que Renaud Muselier me proposait aux Régionales cette année et cette mission est totalement bénévole. Vous imaginez donc à quel point je me fous des cris d’Orfraie des alimentaires de la politique.

Plus jamais candidat à une élection?
Évidemment qu’il peut m’arriver parfois de rêver d’une offre nouvelle qui me redonnerait l’envie d’avoir envie de politique. Nous avons besoin d’une vraie décentralisation doublée d’une orthodoxie financière pour enrayer le délire administratif étatique. La France doit renouer avec son destin universel de premier État nation de l’histoire. J’idéalise peut-être une forme de gaullisme redessiné à l’aune de notre temps. Nous verrons bien, autant vous dire que la route est longue même si je vois naître quelques balbutiements.

Si cette offre arrivait vous pourriez la porter contre Éric Ciotti lors des législatives?
On n’est pas candidat contre quelqu’un mais pour un projet. La politique demande du courage et l’exigence absolue d’aimer les gens sinon la lumière inhérente au pouvoir vous rend dingue. Je connais Eric depuis 36 ans. Aux municipales et régionales il a été inquisiteur mais n’a pas eu le courage d’être candidat. Maintenant, il est candidat à une élection où il ne risque strictement rien: la primaire LR. Et il joue l’anti-Macron alors qu’il est le seul à avoir investi, au nom des Républicains, un LREM historique. Ciotti a offert au président son seul conseiller départemental, Philippe Soussi. C’est dire la supercherie. Les législatives sont loin, alors on verra.

“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.