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C'était l'angoisse, il y

Mis à jour le 17/03/2017 à 05:14 Publié le 17/03/2017 à 05:14
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C'était l'angoisse, il y

Le proviseur de l'établissement, Hervé Pizzinat, a fait preuve d'un grand courage en faisant face au tireur pour tenter de le raisonner. En vain. Le chef d'établissement a été blessé par balle

De la ministre de l'Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, au procureur de la République de Grasse, Fabienne Atzori, en passant par les élus locaux, Christian Estrosi et Éric Ciotti notamment, qui veulent que lui soit attribuée « une distinction nationale », tous soulignent « le courage » dont a fait preuve Hervé Pizzinat. Le proviseur du lycée Alexis-de-Tocqueville, alerté par ses élèves, ne s'est pas contenté d'appeler la police. Il s'est lui-même lancé à la recherche de cet adolescent de 16 ans qui se promenait lourdement armé dans les couloirs de son établissement.

Selon la chronologie des faits que nous avons pu reconstituer, Hervé Pizzinat serait ainsi tombé « nez à nez » avec Killian dans les escaliers de l'établissement. L'adolescent lui aurait alors demandé de le laisser passer. Mais, pour le proviseur hors de question de permettre à cet adolescent de poursuivre son entreprise meurtrière. A ce moment-là il pourrait déjà avoir blessé au moins un de ses camarades. Alors Hervé Pizzinat lui barre la route. Il veut le ramener à la raison. Et pour cela, il utilise les armes qui sont les siennes : les mots. Le proviseur entame une conversation avec Killian. Elle va tourner court lorsque l'adolescent lui tire dessus. La balle que le chef d'établissement a reçu dans le bras n'aurait toutefois occasionné aucune lésion vasculaire, nerveuse ou osseuse. Il va s'en sortir. Et ce n'est que justice. « S'il est évidemment marqué par ce qui s'est passé, souligne le président du conseil régional, Christian Estrosi, qui a pu lui rendre visite avec son vice-président, Philippe Tabarot, à l'hôpital, il reste solide. Il a accompli un acte héroïque, souligne l'élu niçois qui « à travers lui » tient à « féliciter l'ensemble des personnels, de l'Éducation nationale comme de la Région, qui ont réagi de manière exemplaire, au même titre que de nombreux élèves.» Plusieurs d'entre eux ont également fait preuve d'un grand courage dans ces moments de panique. Notamment en tenant ouvertes les portes coupe feu pour permettre à leurs camarades ou élèves de fuir alors que tous redoutaient à ce moment-là un nouvel attentat. E. g.


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