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Alors que les négociations entre Monaco et l’Europe s'accélèrent, Primo! entend "préserver les spécificités" du pays

Mis à jour le 28/02/2019 à 08:54 Publié le 28/02/2019 à 10:30
Stéphane Valeri avec Lord Llewellyn, ancien directeur de cabinet de David Cameron, actuel ambassadeur du Royaume-Uni et d’Irlande du Nord. Au cours de cette visite protocolaire le 20 février dernier, l’ambassadeur a abordé notamment la difficile négociation en cours avec Bruxelles pour accompagner la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

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Alors que les négociations entre Monaco et l’Europe s'accélèrent, Primo! entend "préserver les spécificités" du pays

Après la rencontre entre le prince Albert II et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, Stéphane Valeri réaffirme sa position sur l’Europe

Euro-prudent, euro-pragmatique… Le président du Conseil national s’est exprimé de nombreuses fois sur les négociations de Monaco avec l’Europe, en campagne et depuis son élection du 11 février 2018. Et tandis que le mouvement semble s’accélérer entre la Principauté et Bruxelles, Primo! rappelle sa position.  

C’est par communiqué que les vingt et un élus de la majorité du Conseil national ont pris position, une semaine après la rencontre entre le prince Albert II et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. On se souvient que le sujet de la négociation d’un éventuel traité d’association avec l’Union européenne avait été l’un des axes majeurs de la campagne électorale, avec des différences d’approche très claires entre Primo!, sur une ligne pour le moins circonspecte, et celle d’Union monégasque présentée par ses adversaires comme "eurobéate".

>>RELIRE. Le prince Albert II et Jean-Claude Junker se félicitent des progrès atteints dans les négociations en vue d'une association entre Monaco et l'Europe.

Une position
de fermeté

Pour les élus de la majorité, "notre ligne politique n’a pas bougé et nous restons fidèles aux engagements pris devant les Monégasques. Cette position de fermeté constitue, d’ailleurs, un atout important pour le conseiller de gouvernement-ministre des Relations extérieures, dans le cadre des discussions en cours, pour tenter d’obtenir la préservation de nos spécificités de la part des négociateurs européens. Aujourd’hui, sans traité d’association, notre modèle économique et social est une réussite à nulle autre pareille. Nous n’avons donc aucune obligation, ni aucune pression à subir, pour obtenir un éventuel accord."

Pour autant, la majorité laisse une porte ouverte et le bénéfice du doute au président de la Commission européenne: "Nous comprenons la démarche visant un accord qui assurerait à Monaco un cadre institutionnel stable dans sa relation avec l’UE. Nous prenons acte des propos positifs tenus par le président Jean-Claude Juncker. Pour autant, nous restons et resterons toujours pragmatiques et nous attendrons donc l’issue des négociations pour dresser le bilan et prendre nos responsabilités dans le cadre d’un possible projet de loi de ratification".

>>RELIRE. "L’accord avec l’Europe va conditionner l'avenir de Monaco" d'après les chefs de file de Monaco 2040

Une ratification nécessaire

Selon l’article 14 de la Constitution, les traités internationaux les plus importants ne peuvent être ratifiés qu’après le vote d’une loi par le Conseil national. Ce serait donc le cas pour cet éventuel accord.

Le communiqué de la majorité poursuit: "Nous constatons que beaucoup de sujets n’ont pas encore été abordés dans le cadre d’une négociation qui a pourtant débuté il y a près de quatre ans. Si des progrès ont été atteints, il semble de plus que sur certains points, des divergences importantes subsistent, entre la défense des intérêts des Monégasques et les exigences de l’Union européenne."

En ligne de mire, le caractère potentiellement provisoire des futures dérogations, notamment à la liberté d’installation, qui selon la majorité "pourraient pour Monaco n’être que temporaires".

Pour s’assurer de la pérennité des mesures, Stéphane Valeri et les élus Primo! évoquent "l’indispensable sécurité juridique absolue en la matière pour l’avenir », pour que l’Union européenne ne puisse pas « revenir ultérieurement sur les garanties obtenues".

Et pour enfoncer encore plus le clou, le Conseil national affirme qu’il veut continuer de "tenir aux Monégasques et aux résidents un discours de vérité », tout en s’imposant « un devoir de transparence".

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