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Affaire des subventions à Karine Lemarchand, "un dossier qui a tourné au vinaigre", assure Renaud Muselier

Ce mercredi à Marseille, le président de la Région Sud a évoqué le congrès des Républicains, les TER et la subvention à Karine Le Marchand.

Régine Meunier Publié le 28/10/2021 à 11:33, mis à jour le 28/10/2021 à 12:00
Ce cliché, qui a abondamment circulé, a valu au président de la Région une dispute avec son épouse, a-t-il confié ce mercredi. Photo DR

De retour et en pleine forme, a prévenu ce mercredi 27 octobre Renaud Muselier, le président de la Région Sud Provence-Alpes-Côte-d’Azur, lors d’un déjeuner de presse au conseil régional à Marseille.

Après deux mois de convalescence imposés par la Covid-19, il reprend du service avec une assemblée plénière qui se tient ce jeudi, et un ordre du jour qui débute avec l’ouverture à la concurrence des trains express régionaux (TER).

Clarification sur "l'affaire" Karine Le Marchand

Elle devait être l’ambassadrice de la Région pour l’agriculture et l’écoresponsabilité. Est-ce toujours le cas? "Je n’en sais rien", affirme Renaud Muselier. Ce qui est sûr, c’est qu’elle a renoncé à la subvention de 117.000 euros que le conseil régional aurait dû voter ce jeudi.

Subvention destinée à faire une rénovation écoresponsable sur son mas provençal à Aix-en-Provence et montrer l’exemple. L'animatrice devait en effet bénéficier d'une aide pour financer les études dédiées à la rénovation énergétique d'une demeure acquise pour 1,3 million.

Les écologistes de la région Paca s'étaient insurgés contre ce montant, qui devait être soumis au vote des élus dans le cadre du "Plan climat régional". La somme devait être allouée à Potiche Prod. La société, fondée et gérée par Karine Le Marchand, s'était engagée à réaliser des "captations vidéo" des travaux "à visée pédagogique". Objectif : vulgariser "le sujet de la rénovation énergétique".

 

"C’est un dossier qui a tourné au vinaigre" et qui a valu à Renaud Muselier une dispute avec son épouse, rapport à la photo qui les montrait ensemble (ci-dessus).

Les TER au menu

Le dossier est sensible, il lui a valu un rassemblement intersyndical devant le conseil régional, à l’appel de la CFDT, FO et Sud-Rail. Les syndicats dénoncent une privatisation qui va "entériner la suppression de 261 emplois sur les deux lots" et provoquer "une dégradation de la vie des cheminots".

Des lots que Renaud Muselier a détaillés: le premier, représentant 10% du trafic, est celui "des métropoles" Marseille-Toulon-Nice, officiellement remporté par Transdev jeudi 28 octobre. "Grâce à cette offre, dès 2025, le trafic sera doublé pour un prix équivalent", affirme-t-il, annonçant le passage de sept allers-retours quotidiens à quatorze.

Le deuxième lot, dit "des lignes Azur", concerne Les Arcs/Draguignan-Vintimille, Nice-Tende et Cannes-Grasse, soit 23% du trafic. L’objectif promis est de passer de soixante-neuf allers-retours quotidiens, ventilés sur les différentes lignes, à cent-vingt dès 2025.

Muselier paie ses dettes à la gauche et aux écologistes

Cette assemblée plénière va être l’occasion pour Renaud Muselier de concrétiser les promesses faites à Jean-Laurent Félizia et Jean-Marc Governatori lors des élections régionales en juin, lorsqu’ils ont appelé à voter pour lui au second tour.

 

Jean-Laurent Félizia, à travers le Comité représentatif du Rassemblement écologique et social, va présenter aujourd’hui une motion sur l’urgence climatique. Ce n’est pas pour autant que la majorité régionale votera pour.

La décision devait être prise dans la soirée. Les débats risquent d’être houleux à propos des deux collaborateurs qui vont lui être attachés, à en croire le RN, qui a donné dans la foulée sa propre conférence de presse.

De son côté, Jean-Marc Governatori va présenter, grâce à l’Office environnemental de proposition et d’action, plusieurs dossiers comme l’évaluation annuelle et indépendante de l’empreinte écologique de la Région, l’accroissement des aides aux refuges animaliers, ou encore le développement du covoiturage.

Les divisions chez Les Républicains

Dans la série des dossiers qui fâchent, Renaud Muselier n’a pas éludé la politique. Évoquant le congrès qui doit se tenir début le 4 décembre pour désigner le candidat de la droite à la présidentielle, il affirme que "si Ciotti gagne, [il] quitte les Républicains".

Car "il y a une barrière infranchissable, c’est l’extrême droite", dit-il, rappelant qu’Éric Ciotti, député des Alpes-Maritimes, a affirmé qu’il soutiendrait Zemmour au second tour.

"De toute façon, Ciotti et Zemmour, c’est blanc bonnet et bonnet blanc." Mais les jeux ne sont pas faits… Renaud Muselier ne cache pas une préférence pour Xavier Bertrand ou Michel Barnier.

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