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Abdellatif Kechiche : Bonne chance à Christian Estrosi

Mis à jour le 11/12/2015 à 05:14 Publié le 11/12/2015 à 05:14
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Abdellatif Kechiche : Bonne chance à Christian Estrosi

En marge de sa réaction à l'annulation par la justice du visa d'exploitation de La vie d'Adèle, (notre interview en Détente), le réalisateur niçois, Palme d'Or du Festival de Cannes en 2013, livre son sentiment sur les régionales.

En marge de sa réaction à l'annulation par la justice du visa d'exploitation de La vie d'Adèle, (notre interview en Détente), le réalisateur niçois, Palme d'Or du Festival de Cannes en 2013, livre son sentiment sur les régionales. Le PS ? « Quand je vois un parti dont j'étais sympathisant, bien que jamais encarté, partir à la dérive comme une épave à la mer, cela me fait beaucoup de peine. Au-delà, il y a le monde. Et il faudrait être aveugle pour ne pas voir que l'on s'approche du chaos. » N'est-ce pas ce sentiment qui a notamment conduit au résultat du 1er tour ? « Il y a longtemps que c'était prévisible. On est en train d'utiliser des sacs de sable contre un tsunami », rétorque Abdellatif Kechiche.

Cette fois, il ne vote pas. « J'ai déjà pris position contre le FN il y a près de deux ans. A quoi ça sert ? Qu'est-ce qu'on peut faire ? Aujourd'hui, il est trop tard. C'est là. Insensé, qu'une gamine de vingt-six ans fasse presque la moitié des voix de la région ! Il faudra deux générations pour revenir à d'autres mentalités. »

Et s'il résidait encore à Nice, quel bulletin choisirait-il, ce dimanche ? « Excusez-moi, mais je m'en fous complètement, de dimanche. Je fais comme tout le monde : je me sauve. » Le réalisateur aimerait pourtant vivre à nouveau dans le sud, le seul endroit où il se sente encore chez lui, « même s'il y a davantage de Front National. » Explication : « Je me sens mal dans l'hypocrisie parisienne. A Nice, c'est plus net. Quelqu'un, à un comptoir de café, vous dit qu'il y a trop d'immigrés, et l'on peut quand même discuter. »

On insiste. Aucun message à faire passer auprès des jeunes ? « Mais ce sont les jeunes qui nous envoient ce message de dépit. Parce qu'ils ne croient plus à rien », répond Kechiche. Il ne veut pas aller plus loin sur le terrain politique. Mais ajoute : « Je souhaite bonne chance à ma ville. Et à Christian Estrosi. Mais si l'on ne s'en est pas rendu compte, qu'il est trop tard, c'est que l'on est un peu con. On va peut-être sauver les meubles pour cette élection, mais pas pour la prochaine. Ce n'est pas pessimiste, c'est réaliste. » Et de conclure : « Tous mes frères et sœurs, mes cousins, mes nièces et mes neveux vivent entre Nice et Cannes. Ne vous inquiétez pas, eux iront voter : je ne leur ai pas donné de consigne ! » FRANCK LECLERC

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