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À Naples, Macron affiche la solidarité européenne Devant une épidémie qui arrive l’exécutif déterminé à faire front

Mis à jour le 28/02/2020 à 11:36 Publié le 28/02/2020 à 11:36

À Naples, Macron affiche la solidarité européenne Devant une épidémie qui arrive l’exécutif déterminé à faire front

Le Président français s’est déplacé, hier, avec onze de ses ministres pour témoigner de son soutien aux Italiens et affirmer que la France ne fermerait pas sa frontière

Le Président français Emmanuel Macron et le Premier ministre italien Giuseppe Conte ont affirmé, hier, que la « solidarité européenne » était indispensable pour lutter contre le coronavirus, tout en rejetant les appels à fermer les frontières, que ne « connaît pas le virus ».

« L’Europe a montré qu’elle était mobilisée, elle doit continuer à l’être », a déclaré Emmanuel Macron à l’issue du 35e Sommet franco-italien à Naples. Car la lutte contre l’épidémie « ne pourra se régler qu’en parfaite coopération européenne et internationale », a-t-il ajouté, en rappelant que les ministres de la Santé européens s’étaient réunis la veille à Rome.

« Travailler ensemble »

« Notre responsabilité nous impose de travailler ensemble », a renchéri Giuseppe Conte, en soulignant que « cette urgence sanitaire affectera à terme des pays qui ne sont pas touchés actuellement. »

Pour les deux dirigeants, il faut surtout gérer cette crise avec « sang-froid », en « gardant son calme » et en prenant les décisions « à la lumière de ce que les scientifiques et les médecins nous disent ». « Loin de toute polémique », a insisté Emmanuel Macron, interrogé par la presse sur les appels de certains responsables, dont Marine Le Pen en France, à renforcer les contrôles aux frontières, voire à les fermer. « N’en déplaise à certains, le virus ne connaît pas ces limites administratives » que sont les frontières, a ironisé le chef de l’État.

Les pays voisins de l’Italie ont décidé cette semaine de maintenir ouvertes leurs frontières, alors que la péninsule est le pays européen le plus touché, avec 650 cas de personnes positives au virus et 17 morts.

Pour limiter l’épidémie, Rome a pris des mesures drastiques en plaçant onze villes en quarantaine dans le Nord, en Lombardie et Vénétie.

En France, le nombre de personnes infectées a connu, hier, une « augmentation sensible » en passant à 38 cas confirmés en début de soirée contre 18 la veille (lire ci-contre).

Déambulation sans protection

Avant le sommet, Giuseppe Conte et Emmanuel Macron ont déambulé, comme si de rien n’était, dans le centre historique de Naples sous un beau soleil de printemps. Aucun masque de protection dans leur entourage, pas plus que chez les habitants et les touristes croisés dans les rues.

Alors que les villes italiennes du Nord, comme Milan, sont désertées par les étrangers, le chef de la diplomatie italienne Luigi Di Maio a appelé « les touristes et les entrepreneurs » à revenir dans la péninsule puisque « les enfants vont à l’école », à part dans les régions les plus touchées.

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« On a devant nous une épidémie qui arrive » et il faudra « l’affronter au mieux » : à l’image d’Emmanuel Macron, l’exécutif est monté au front, hier, contre le coronavirus, qui a fait un deuxième mort en France. Avant de s’envoler pour un sommet franco-italien à Naples, le chef de l’État s’est rendu à l’hôpital parisien de La Pitié-Salpêtrière, accompagné du ministre de la Santé Olivier Véran, pour « remercier » et saluer le personnel médical et la « qualité des soins apportés par le système français ».

« On a devant nous une crise, une épidémie qui arrive… On va devoir l’affronter au mieux, avec la vie qui continue. On sait que nous ne sommes qu’au début », a déclaré Emmanuel Macron lors d’un échange avec les médecins, dont le professeur Eric Caumes, chef de service des maladies infectieuses et Tropicales.

Celui-ci a expliqué au chef de l’État qu’il « va y avoir une situation un peu à l’italienne » avec « des chaînes de transmission autochtones », tout en insistant sur le fait que « les deux personnes qui sont décédées en France avaient soit une co-morbidité, soit une autre pathologie ».

Moins touchée pour l’instant que l’Italie voisine, la France a recensé 38 cas et deux décès, dont un touriste chinois et ce premier mort français qui n’avait pas voyagé dans les zones à risque. Une enquête est en cours pour retracer le parcours de cet enseignant de 60 ans d’un collège de Crépy-en-Valois dans l’Oise.

« L’épidémie est probable » mais « il n’y a lieu ni d’avoir peur ni d’être négligent », a souligné, pour sa part, Édouard Philippe après avoir reçu à Matignon les chefs de partis représentés au Parlement, les présidents de groupes parlementaires et les présidents d’assemblées.

Le Premier ministre a appelé à la « mobilisation », au « calme » et à la « raison », promettant une « transparence totale » aux Français, face aux « nombreuses rumeurs qui circulent ».

Olivier Véran réunira, aujourd’hui, avec la ministre du Travail Muriel Pénicaud, les organisations syndicales et patronales « pour faire le point » sur le coronavirus et les « mesures à prendre dans les entreprises ».

L’opposition réunie par Édouard Philippe s’est montrée « solidaire » du gouvernement qui « fait le job », hormis Marine Le Pen qui a de nouveau pointé des « incohérences » dans la gestion de la crise et demandé que la France mette en place des « restrictions » aux frontières.

La veille déjà, elle avait critiqué, avec d’autres personnalités politiques comme Ségolène Royal ou le député LR Éric Ciotti, l’autorisation donnée aux supporteurs de la Juventus de se rendre à Lyon pour un match de la Ligue des Champions mercredi soir, quand des enfants français rentrés d’Italie étaient, eux, confinés.

Le nombre de personnes infectées par le coronavirus en France a connu une « augmentation sensible » hier, passant de 18 à 38 cas confirmés « à 19 heures » contre 18 la veille, a annoncé le ministre de la Santé Olivier Véran. Plusieurs investigations sont « toujours en cours » auprès des cas contacts de ces nouvelles infections et sont « susceptibles de faire évoluer ce bilan », a-t-il ajouté. Parmi les vingt nouveaux cas détectés figure « un regroupement de douze cas » lié aux deux malades identifiés, mercredi, dans l’Oise, dont trois « sur une base militaire » à Creil.

Deux malades se trouvent dans un état « grave » et sont hospitalisés à l’hôpital Tenon (Paris) et à Compiègne, a précisé le directeur général de la Santé Jérôme Salomon.

Une autre cluster (regroupement de cas) est signalé en Haute-Savoie : la fille et l’ami du couple détecté mardi (un homme de 64 ans de retour de Lombardie) et mercredi (son épouse). Deux personnes âgées avaient participé à un voyage organisé en Égypte et deux cas isolés revenaient d’Italie. « Très peu de cas restent sans explication », a souligné Jérôme Salomon.


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