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À Monaco, comment va fonctionner le nouveau Cabinet du prince Albert II, en place depuis ce lundi?

Les nouveaux conseillers du souverain ont tenu hier leur première réunion en sa présence. Le chef de Cabinet Laurent Anselmi annonce vouloir "agir avec vélocité mais sans brutalité".

Thomas Michel Publié le 18/01/2022 à 11:06, mis à jour le 18/01/2022 à 17:53
Première photo officielle, hier dans les jardins du Palais, pour le nouveau Cabinet du prince Albert II. Photo Michael Alesi/Dir.Com. et Gaëtan Luci/Palais princier

Le nouveau Cabinet de conseillers du prince Albert II a pris ses fonctions ce lundi 17 janvier 2022. Et aussitôt tenu sa première réunion au complet, en présence du souverain, dans la Petite Salle du Cavalier. Une salle de réunion aménagée ces dernières années dans la nouvelle aile du Palais princier, côté Nord.

Au chef de Cabinet, Laurent Anselmi, de faire désormais de cette somme de talents individuels une équipe force de propositions, pour s’assurer que les actes du gouvernement princier soient en totale adéquation avec la pensée du souverain.

"Ce sera mon rôle de créer une émulation, confirme Laurent Anselmi à Monaco-Matin. Même si j’ai été conseiller de cabinet il y a longtemps [2005-2008, ndlr], il y a une part d’inconnu et d’imprévu dans mon travail. C’est évident, mais c’est peut-être ça aussi qui fait l’intérêt de la mission."

"Une éthique du service public hors du commun"

Fort de multiples expériences de chefs de service dans le public, Laurent Anselmi se sent en tout cas à l’aise dans son rôle de manager. Et les premières réunions l’ont rassuré.

"On a déjà fait du team building et ils sont dans des dispositions d’esprit optimales. On se parle beaucoup au téléphone aussi et je pense que la mayonnaise prend. Le passage de témoin avec l’ancienne équipe s’est bien passé et la première semaine sera une semaine d’ajustement."

 

"Des administrateurs polyvalents aptes à sortir de leur zone de confort", qu’il incite à être eux-mêmes- "Moi on ne m’a jamais empêché de l’être [rires]", et auxquels le chef de Cabinet a d’ores et déjà confié le suivi de thématiques précises.

"J’en connais d’aucun(e)s mieux que d’autres. Ce dont je suis sûr c’est qu’ils ont une éthique du service public hors du commun. Ils sont très attachés à la Principauté et pas un n’a le même parcours académique. C’est leur diversité qui fera leur force, et leur dévouement qui fera leur ciment."

Ambassadeurs et vecteurs de la vision princière, Sophie Vatrican, Isabelle Costa, Julie Donati et Guillaume Pastor devront aussi adopter une attitude irréprochable dans la communication avec les corps institués et autres syndicats.

"Il faudra agir avec vélocité mais sans brutalité. On n’a rien à gagner à faire les choses de manière brutale. Il faut expliquer les choses, d’autant que nous sommes beaucoup moins que dans d’autres pays tenus par des échéances électorales. Le pouvoir exécutif n’a pas cette épée dans le dos."

"Oui, il y a de la place pour l’audace"

Y a-t-il encore de la place pour l’audace à la tête d’un État en 2022? "Cette espèce de prégnance de tous les modes de communication rend peut-être les choses un peu plus difficiles mais je crois que la nature humaine restera toujours ce qu’elle est et donc, oui, il y a de la place pour l’audace."

 

Le tout sous la haute autorité du prince Albert II qui, lui aussi, aura à trouver de nouveaux automatismes collectifs. "Cela s’ajustera dans la pratique, assure Laurent Anselmi. Le Prince a déjà vu tout le monde séparément et on va définir notre modus operandi de concert, dans la collégialité."

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