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A l’Est, les ténors menacés ? Menton Un scrutin qui n’est pas gagné d’avance Roquebrune Un maire très bien implanté ? Beausoleil Une élection qui pourrait surprendre

Mis à jour le 31/03/2019 à 10:11 Publié le 31/03/2019 à 10:10
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A l’Est, les ténors menacés ? Menton Un scrutin qui n’est pas gagné d’avance Roquebrune Un maire très bien implanté ? Beausoleil Une élection qui pourrait surprendre

Faute d’avoir su préparer sa relève dans la perspective de 2020, Jean-Claude Guibal (LR) est candidat à sa succession.

Faute d’avoir su préparer sa relève dans la perspective de 2020, Jean-Claude Guibal (LR) est candidat à sa succession. Et si beaucoup considèrent que le bilan de ses cinq mandats n’est pas mauvais, c’est son âge qui questionne (il a eu 78 ans en janvier). « Je sais que certains s’impatientent et me trouvent trop vieux… », avait-il lui-même ironisé lors de ses vœux à la population. Insistant, en corollaire, sur l’expérience qu’il a acquise depuis 1989.

Mais alors que plane l’épouvantail du « mandat de trop », l’opposition se structure.

Sans grande surprise, son ancien premier adjoint passé dans l’opposition municipale, Patrice Novelli (UDI), s’est déclaré candidat.

Le RN assure de son côté qu’une liste sera évidemment présentée, arguant que « le réduit idéologique dans lequel s’est enfermé le maire sortant nous coupe de la possibilité de travailler avec les grandes régions du nord de l’Italie tenues par la Ligue ».

Qui pour occuper la tête de liste ?

Peut-être Olivier Bettati, aujourd’hui membre du CNIP, qui incarnait déjà l’union de la droite aux législatives dans la 4e circonscription. Et avait obtenu des résultats honorables. L’actuel conseiller municipal niçois, également susceptible d’être candidat à Nice, seul ou allié à Eric Ciotti, ne se prononcera officiellement qu’à la fin de l’été. Il ne se prive toutefois pas de commenter la situation mentonnaise : « Je sens, malgré un bilan au demeurant globalement positif, qu’après 30 ans de mandats de l’actuel maire, une lassitude grandissante s’installe. Elle est doublée d’une réelle inquiétude, tout aussi légitime, du monde économique qui voit la ville redevenir la “belle rendormie”. »

Les autres forces en présence - et notamment LREM, qui préfère, pour l’heure, se concentrer sur les européennes - pourraient quant à elles nouer des alliances. Mais même dans une ville éloignée de Nice, la guerre Ciotti-Estrosi risque de peser dans la balance.

Élu depuis 1995 dans une commune particulièrement fidèle à la droite républicaine, Patrick Cesari (LR) fait figure de maire bien ancré. Candidat à sa succession, il n’a jusqu’alors jamais vraiment eu à douter, malgré une opposition sérieuse en conseil municipal. Malgré la difficulté à satisfaire les besoins des habitants dans quatre quartiers bien différents : le Cap (fourni en résidences secondaires), Carnolès (poumon de la ville), Saint-Roman (banlieue de Monaco) et le vieux village.

Dans une ère de renversement de l’échiquier politique, les acquis suffiront-ils ?

Face à lui, un seul candidat s’est, pour l’heure, déclaré. En la personne du jeune Anthony Malvault (sans étiquette), déjà présent dans la bataille des législatives et connu pour son gros travail de terrain. « Je voudrais apporter de nouvelles idées, du sang neuf dans le paysage politique afin de retrouver notre ville plus dynamique et plus attractive », explique-t-il sur son site de campagne.

Les autres concurrents ne se sont pas encore dévoilés, mais il paraît d’ores et déjà certains que deux thèmes animeront le débat : l’avenir de l’ancienne base aérienne 943, et l’enjeu - pour la majorité en place - de renégocier le contrat de gestion de l’eau passé avec Véolia.

C’est en 1989 que Gérard Spinelli s’est fait élire maire de Beausoleil pour la toute première fois. Presque trente ans de mandat, s’il n’y avait pas eu cette interruption de 2001 à 2008.

Aujourd’hui totalement blanchi par la justice dans l’affaire de la Tour Odéon, où il était accusé de corruption passive, Gérard Spinelli n’a pas déclaré sa candidature, ni même affirmé qu’il ne se présenterait pas. Il faudra encore être patient pour savoir qui sera sur les affiches.

Et il pourrait bien y avoir un jeune candidat en face du ténor Spinelli. Issu d’un « mouvement citoyen », selon ses propres termes, Reda Fouab, est en train de constituer une liste qu’il affirme « bien avancée ». Né en 1992, trois ans après la première élection du maire actuel, ce diplômé de commerce international qui a grandi à Beausoleil, estime que la ville s’est beaucoup dégradée : « Cela fait bien longtemps qu’on ne traite plus des sujets de fond à Beausoleil. Moi, je rêve d’être maire de ma ville depuis que je suis tout petit, je n’ai pas peur de le dire. Il est temps que les anciens politiques passent le relais aux jeunes. Je me sens tout à fait capable de relever le défi. »

A un an des élections municipales, de grosses incertitudes demeurent. Dans les communes ayant vécu de grandes difficultés, les maires ne savent pas encore s’ils souhaitent rempiler. On citera ainsi Olivier Chantreau, qui se bat pour faire vivre Castillon, malgré un conseil municipal clivé depuis la brusque démission du précédent maire. Ou encore Brigitte Bresc, à Saorge (village considéré comme un laboratoire de la gauche dans les Alpes-Maritimes), confrontée à des deuils au sein de son équipe rapprochée. Le cas de Castellar devrait également faire parler de lui, les rumeurs les plus folles ayant circulé au village, après que la maire ne s’est pas rendue aux vœux... du maire. A.R.

Jean-François Ottonello
J.-F. O.
J.-F. Ottonello

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