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Sonia Rolland, Béatrice Schönberg...à Monaco pour venir en aide aux sages-femmes en Afrique

Mis à jour le 19/10/2015 à 09:35 Publié le 19/10/2015 à 09:29
Bernard Montiel et Nadège Beausson Diagne

Bernard Montiel et Nadège Beausson Diagne Jean-François Ottonello

Sonia Rolland, Béatrice Schönberg...à Monaco pour venir en aide aux sages-femmes en Afrique

En partenariat avec la Fondation Princesse Charlène, l’Amref a organisé, ce samedi soir à l’Hôtel de Paris, un gala destiné à financer la formation de sages-femmes en Afrique. Une cause vitale

Sur la scène, des femmes. Rien que des femmes. Journaliste, humoriste, sages-femmes, responsables associatives. Elles prennent la parole une à une, dans un salon feutré de l'hôtel Hermitage. Elles sont toutes mobilisées autour d'une seule et même cause : sauver les femmes africaines frappées par une épidémie peu connue. La maternité.

Les chiffres font froid dans le dos : sur ce continent, 200.000 femmes meurent chaque année au moment de l'accouchement. Une toutes les trois minutes.

"Pour les femmes, c'est la première cause de décès dans le monde. C'est juste inadmissible!", s'insurge Muriel Gavila. La jeune femme est à l'origine de la campagne internationale "Stand Up for African Mother", lancée en 2011 par l'Amref* Flying Doctors.

Ce samedi soir, pour la première fois, cette ONG de droit africain a organisé une soirée de gala à l'Hôtel de Paris, en partenariat avec la Fondation Princesse Charlène, afin de récolter des fonds pour soutenir cette campagne dont le but est de former, en quelques années, 15.000 sages-femmes africaines.

À distance, via internet.

Femme d'exception

À ce jour, 7.000 ont déjà été formées dans sept pays. Parmi elles, Esther Madudu. Cette Ougandaise était présente à la soirée de gala, ainsi qu'à la conférence de presse organisée trois heures plus tôt dans le salon Eiffel de l'Hermitage.

Une femme exceptionnelle, qui passe sa vie à sauver celle des autres. Son travail dépasse les missions dévolues à la sage-femme occidentale: "Je pratique cinq accouchements par jour. Je reçois environ 50 femmes chaque jour pour réaliser les soins prénataux, vacciner les mamans contre le sida, gérer les visites post-natales et le planning familial."

Le constat d'Esther Madudu est sans appel: "Trop de femmes meurent à l'accouchement, surtout à cause d'hémorragies. Pourtant, les gestes simples d'une sage-femme peuvent leur sauver la vie. Il faut que toutes les femmes africaines aient accès à des soins de qualité pour pouvoir rentrer chez elles avec leur bébé."

"Pour que les femmes ne perdent pas la vie en donnant la vie", formule Mathilde de Calan, sage-femme et l'une des nombreuses ambassadrices de la campagne Stand Up for African Mothers.

"Opération humanitaire durable"

Nicolas Mérindol, président de l'Amref France et vice-président de l'antenne monégasque, l'un des rares hommes perdu au milieu de cette armée de femmes mobilisées, explique que "cette opération humanitaire est durable. L'effet de ces formations va perdurer pendant des années".

La soirée de gala de ce samedi soir, à laquelle ont participé de nombreuses personnalités, avec au premier rang le prince Albert II, participera au financement de la phase II de ce programme qui aura coûté, au final, 30 millions d'euros.

Il reste donc 8.000 sages-femmes à former dans les deux à trois ans à venir, pour sauver des dizaines de milliers de mamans. Pour Muriel Gavila, l'enjeu n'est pas que sanitaire: "Sans les femmes, l'Afrique ne pourra pas se développer."

*African Medical & Research Foundation.


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