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Ricky Whittle, une force tranquille à la tête du jury fiction du Festival TV de Monte-Carlo

Mis à jour le 18/06/2019 à 09:17 Publié le 18/06/2019 à 10:00
Ricky Whittle 

Ricky Whittle  Photo Jean-François Ottonello

Ricky Whittle, une force tranquille à la tête du jury fiction du Festival TV de Monte-Carlo

Président du jury Fiction, l’acteur britannique de Mistresses, The 100 ou American Gods est un érudit qui a transposé les valeurs inculquées par sa famille et le sport sur les plateaux de tournage.

À quelques heures de la proclamation du palmarès de ce 59e Festival de télévision de Monte-Carlo, la tentation était grande, hier, de torturer le président du jury Fiction, Ricky Whittle, pour qu’il lâche quelques infos.

Seulement le gaillard n’est pas du genre à trahir son équipe à en croire son mutisme sous les coups de ceinturon et autres charges électriques reçus par son personnage dans la série The 100. Lorsque l’on a concédé nos sombres intentions à l’intéressé, il a donc ri de bon cœur et confirmé que toute torture serait vaine. "Tous les personnages que j’ai joués ont été torturés mais n’ont jamais répondu. Je crois que c’est pour ça qu’on m’a nommé président, parce que dans mon travail, je me tais."

Pas besoin de menaces, en revanche, pour que Ricky Whittle exprime sa fierté. "C’est un grand honneur de faire partie de ce festival et encore plus d’être président. Un rôle que je prends très au sérieux."

"Ce festival m’a ouvert les yeux"

Né d’un père militaire, le trentenaire mesure bien l’importance des responsabilités dans une équipe, même s’il sait en plaisanter: "C’est un peu comme Spiderman, quand vous avez beaucoup de pouvoir, vous avez beaucoup de responsabilités".

Et le garçon a vite gravi les échelons. Grand sportif (lire ci-dessus), il a accompli une brillante scolarité, ponctuée d’études en criminologie, avant d’être invité sous les projecteurs. D’abord comme mannequin (il fut l’égérie de Reebok), puis dans des séries TV à succès (Mistresses, The 100, American Gods).

Brillant face caméra, Ricky n’a pas encore une filmographie de dingue mais déjà un regard avisé sur sa profession qui a conduit les organisateurs du Festival TV à lui confier les rênes du jury Fiction.

"Je ne suis pas tout à fait qualifié pour juger Patricia Arquette [en lice pour la Nymphe d’Or de la meilleure actrice, ndlr] et tous ces acteurs et talents. Mais notre métier est une question d’opinions, donc je donne le mien et je prends celui des membres du jury", confie-t-il avec modestie. Et envie !

"Nous avons visionné beaucoup de séries et ça m’a ouvert les yeux car je n’étais absolument pas conscient de tous les talents internationaux présents ici, que ce soient les acteurs, les réalisateurs, les producteurs ou les studios." Bien épaulé par un jury d’âges et de sensibilités variés, Ricky Whittle a donc remis le verdict, hier soir, à l’abri des regards, aux organisateurs.

Des Nymphes d’Or qui, il l’espère, révèleront de grands artistes dans un 7e art où, aujourd’hui encore, chacun peut percer à la seule force de son implication et de belles rencontres.

"Il y a toujours des opportunités tant qu’on vous voit et c’est pour ça que les festivals sont un outil fantastique. En tant que président et juré, j’ai ouvert les yeux sur des acteurs que je n’avais jamais vus. Mon rêve, c’est que tous ces talents deviennent des gens célèbres parce qu’ils le méritent. J’ai vu des performances incroyables!"

"ça ne suffit pas d’envoyer un texto"

"Ce que vous donnez, on vous le rend", poursuit celui qui n’a pas vécu une carrière sans embûches. La dernière ? Un désaccord profond avec un producteur de The 100, qui a conduit à son départ prématuré.

"Parfois, quand une équipe ne fonctionne pas, le poison s’infiltre et ça crée un environnement tout à fait néfaste. Mes parents m’ont appris à traiter les gens avec respect et ne jamais rester dans une situation négative, alors il vaut mieux partir dans ce type de circonstances. Mais je ne veux pas en dire plus parce que ça fait partie de mon passé et maintenant je suis heureux avec ma famille d’American Gods."

Une série originale où les “jeunes Dieux”, qui incarnent toute la modernité de notre monde et ses réseaux sociaux, sont confrontés au jugement des “anciens Dieux”, conservateurs. Alors Ricky, c’était mieux avant ?

"Les deux points de vue peuvent se justifier. Nous faisons partie d’un monde où il faut tenir compte des réseaux sociaux, sinon on se perd. Mais nous sommes aussi arrivés à un point où nous avons moins de contacts humains. Parfois les “anciens Dieux” ont peut-être raison, il faudrait peut-être revenir en arrière. ça ne suffit pas d’envoyer un texto. Il faut se voir et passer du temps ensemble. Un ami m’a même envoyé un message pour me dire qu’il était devant ma porte! Je lui ai dit “Frappe idiot!” [rires]"

Ricky, lui, passe habilement par la petite lucarne.


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