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Marisa Berenson, l’éternelle Lady Lyndon

Mis à jour le 10/12/2015 à 08:17 Publié le 10/12/2015 à 08:14
Mannequin, actrice, femme d’affaires à la tête de sa gamme de produits cosmétiques naturels et de sa ligne de bijoux, Marisa Berenson promène sa beauté et son talent à Cannes pour présenter à nouveau Barry Lyndon.

Mannequin, actrice, femme d’affaires à la tête de sa gamme de produits cosmétiques naturels et de sa ligne de bijoux, Marisa Berenson promène sa beauté et son talent à Cannes pour présenter à nouveau Barry Lyndon. (Photo Gilles Traverso)

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Marisa Berenson, l’éternelle Lady Lyndon

Ancienne icône de la mode, l’actrice est aux Rencontres Cinéma de Cannes pour présenter Barry Lyndon, le chef-d’œuvre de Stanley Kubrick qui l’a révélé au 7e art à 28 ans

Elle descend de sa chambre d’hôtel avec une bonne demi-heure de retard. On pardonne évidemment Marisa Berenson. L’ancienne cover-girl a pris le temps de s’apprêter. Brushing impeccable, lunettes de soleil stylées, blouson cuir assorti à son pull-over noir et boucles d’oreilles du plus bel effet. Le top-modèle adulé d’Andy Warhol, qu’Yves Saint-Laurent a consacré « femme des seventies », a toujours le look soigné. Porte très joliment la soixantaine passée.

« Il faut toujours bien s’habiller, par respect de soi comme des autres. La mode, c’est aussi une façon de s’exprimer, et je veux toujours donner le meilleur de moi-même », justifie l’ancien mannequin vedette en Vogue, qui a toujours fait rimer avec spiritualité. Car il y a aussi une âme et un cœur, derrière le papier glacé. Esprit de corps.


« Dès l’âge de 7 ans, j’avais conscience d’être existentialiste, afin de comprendre les choses de la vie et ma raison d’être.J’en ai tiré une philosophie de vie, avec méditation, diététique, et croyance dans l’élévation de l’âme ».

On remarque aussi ces bagues reptiles, entortillées autour de plusieurs doigts. Rien à voir avec une langue de vipère! « Ce sont des bijoux de ma création. Avec les serpents, j’aime l’idée qu’il faut toujours faire peau neuve ».

Avec un autre bijou, Marina a déjà causé l’émoi. C’était en 1971. Elle posait uniquement vêtue… d’un collier autour du cou. À 24 ans, sa première photo nue.« Ce jour-là, ça m’a paru tellement naturel. C’était une idée de la rédac chef de Vogue. Le créateur du collier m’a écrit que j’avais lancé sa carrière avec cette seule photo, se souvient le modèle à tenue d’Ève. C’est drôle parce que dans la vie, j’étais très timide. Mais devant la caméra ou l’appareil photo… ».

Mais Marina n’est pas à Cannes pour défiler. C’est l’actrice, pas le mannequin, qui présente aujourd’hui le film qui l’a révélée : Barry Lyndon. Ou comment devenir star du 7è art.

Eastwood… et Tapie!

« À l’époque, je n’avais pas conscience que ça aurait un tel retentissement. On avait tourné dans un univers isolé durant un an, mais Stanley Kubrick me disait : tu vas voir, ce film va changer ta vie. Depuis, il n’y a pas un jour sans que quelqu’un m’en parle ». Lady Lindon. Rôle sur mesure pour cette belle fille de la haute couture.

« Comme elle, j’avais alors tendance à être mélancolique, un peu solitaire. Mais après, quand on joue, on entre aussi dans un autre monde, dans une autre vie ».
Début d’une longue carrière. Une montée des marches àCannes au bras de Clint Eastwood pour Chasseur blanc, cœur noir, « un merveilleux souvenir ». Des chefs-d'œuvre. De grands auteurs (Visconti) pour Croisette. Des comédies à paillettes (Jet-Set 2). Mais aussi des nanars, tels l’invasion des piranhas. « (Rires). C’était un film d’aventures avec Lee Majors. Pas forcément un grand film, mais c’était amusant à faire ».

Et puis Nanar, le vrai! Avec une apparition face au commissaire Valence sur TF1. Sans que ce jeu au Tapie ne ruine sa carrière…
« Un ami producteur m’avait demandé de le faire. Au début, Bernard Tapie ne me parlait absolument pas, je n’étais que la guest-star, et il ne me connaissait pas. Mais à la fin, il était très sympa : c’est un animal qu’il faut apprivoiser! ».

Des souvenirs, mais aussi un avenir. « Je suis encore prête à jouer de beaux rôles devant une caméra ». En dépit des écailles et des écueils, Marisa Berenson reste actrice. Comme une seconde peau…


 

Guerrière de lumière

Elle a vécu à Paris, auprès de sa grand-mère la célèbre couturière Elsa Schiaparelli, à laquelle Marisa a consacré un bel album photo en 2014. Elle a aussi perdu sa sœurBerinthia, tragiquement décédée le 11 septembre 2001, alors qu’elle voyageait dans un avion qui s’est écrasé contre la première tour du World Trade Center. Autant dire que l’Américaine est profondément affectée par les attentats dans la capitale, elle qui parle un Français parfait. « Mais on n’a pas le choix. Comme dit Paulo Coelho, nous devons être des guerriers de lumière. Malgré l’obscurantisme qui menace, il nous faut toujours chercher une petite lueur d’espoir, et donner cet exemple au lieu de s’enfermer dans la violence, souligne Marisa Berenson, entre attitude zen et résilience Cyrulnikienne. Moi, même quand ma sœur est partie, j’ai tout de suite voulu l’envisager dans une autre dimension, spirituelle, et non pas au fin fond de l’enfer ».

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