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Le prince Albert, Donald Trump, Milos Forman... les confidences de Michael Douglas

Mis à jour le 19/06/2019 à 10:11 Publié le 19/06/2019 à 10:00
Michael Douglas à la rencontre de ses fans au 59e Festival de télévision de Monte-Carlo

Michael Douglas à la rencontre de ses fans au 59e Festival de télévision de Monte-Carlo Photo Thomas Michel

Le prince Albert, Donald Trump, Milos Forman... les confidences de Michael Douglas

La gestion de la Principauté par le prince Albert, ses souvenirs de cinéma, son avis sur la politique internationale... Michael Douglas, présent au 59e Festival de Télévision de Monte-Carlo, se livre sans langue de bois.

"Impressionné par la façon dont le prince Albert gère la Principauté"

Michael Douglas et le couple princier.
Michael Douglas et le couple princier. Photo AFP

Le prince Albert II vous remettra la Nymphe de Cristal. Vous avez en commun d’être des enfants de stars du cinéma, Grace Kelly et Kirk Douglas…
Je connais le prince Albert depuis très longtemps et je suis très impressionné par la façon dont il gère la Principauté. Une moitié de lui-même est américaine et il est allé à l’Université aux États-Unis, je sais qu’il apprécie d’y retrouver ses amis. Mon frère Joel habitait à Nice et je me rappelle d’anecdotes, comme le fait qu’ils avaient joué à la pétanque ensemble. C’est un réel plaisir de le retrouver. Et ce qui est encore plus important, c’est que ça fait à peu près six années que je ne suis pas revenu sur le Rocher et c’est extraordinaire. Je n’imaginais pas qu’on puisse ériger encore d’autres bâtiments. Il continue à trouver de nouvelles façons de construire et d’innover en matière architecturale.

La grande classe de Matt Damon et Steven Soderbergh après son cancer

Illustration
Illustration Photo DR

Peut-on dire que Ma vie avec Liberace a été un moment charnière dans votre carrière, juste après avoir vaincu un cancer?
On peut dire ça oui. C’était crucial pour moi de faire ce film. Je pensais que je ne pourrais plus jamais jouer. J’avais peur d’avoir perdu ma voix, ma place. Et puis ce script génial est arrivé. Cela m’a redonné une énorme motivation. Jusqu’au moment où Steven Soderbergh m’a dit qu’il avait d’autres projets en cours et que cela n’allait pas se faire avant un an. Matt Damon m’a dit la même chose, j’avais le cœur brisé et me suis dit que ça n’allait jamais se faire. En fait, ce que je n’avais pas réalisé, c’est qu’ils avaient reporté le tournage pour moi. J’étais tellement heureux d’avoir survécu, que je ne m’étais pas rendu compte que j’avais perdu 20 kilos! Je ne ressemblais clairement pas à Liberace. Du coup, ils m’ont laissé une année pour me remettre en forme et je leur en serais éternellement reconnaissant.

Quand Karl Malden se faisait pipi dessus dans Les Rues de San Francisco

Illustration
Illustration Photo DR

Avez-vous un souvenir particulier de Karl Malden ?
Je me souviens surtout de mon premier jour de tournage. On filmait sur une colline de San Francisco. J’étais dans ma loge et on était un peu en retard, Karl est venu frapper à la porte. "Le jour va bientôt se coucher, il faut qu’on aille tourner maintenant!" J’ai sauté dans notre voiture de police. J’étais persuadé d’être un vrai pilote de course. Karl devait mettre le gyrophare sur le toit de la voiture. On démarre, j’appuie sur le champignon, on fait le tour du pâté de maisons et on arrive en haut de la colline… Et soudain la voiture se retrouve propulsée dans les airs. Elle fait un saut gigantesque. Je me souviens être en apesanteur, tourner la tête pour regarder Karl, qui me regarde aussi. Et la voiture est retombée violemment sur la route. Heureusement, j’ai pu remettre les roues droites et l’arrêter. Karl est sorti furieux de la voiture! J’étais persuadé que j’allais être viré. Il a commencé à me crier dessus et finit par me dire: "Ce n’est pas comme ça qu’on conduit dans les films! Je retourne à ma caravane pour changer de caleçon!"

De Merkel à Trump

Donald Trump
Donald Trump Photo AFP

Vous avez dit il y a quelques années qu’Angela Merkel vous rendait nerveux. Qui vous rend nerveux aujourd’hui?
Si je l’ai dit c’était de manière positive, parce que je la trouve intimidante. Elle est très intelligente. Elle vient de l’Allemagne de l’Est et elle a une très bonne connaissance géopolitique. Celui qui me rend nerveux aujourd’hui, c’est notre président. J’ai du mal à voir où il nous emmène. Il est très imprévisible et, en tant que leader de la plus grande démocratie du monde occidental, ça ne laisse rien présager de bon.

Qui souhaiteriez-vous voir élu président des États-Unis en 2020 ?
Je suis Démocrate mais je n’ai pas encore tranché concernant le candidat que je vais soutenir. Il y a chez Joe Biden une certaine continuité qui plaît. Mais notre parti va de plus en plus sur sa gauche et je dois dire que j’ai été très impressionné par Pete Buttigieg, ce maire d’une petite ville de l’Indiana. Je l’ai rencontré et c’est un très bon orateur, qui remplit toutes les cases pour le job. Et j’apprécie aussi la manière dont Elizabeth Warren parle de politique. Ces Primaires sont prometteuses, excitantes.

L’hommage à Forman

Quel souvenir gardez-vous du réalisateur de Vol au-dessus d’un nid de coucou, Miloš Forman ?
Il me manque beaucoup.C’est vraiment une perte tragique. Avec mon co-producteur Saul Zaentz, on faisait passer des entretiens pour trouver un réalisateur. On était un peu déçus parce qu’ils étaient tous très discrets, ne dévoilaient pas leur jeu… Et puis Miloš est arrivé dans ma maison de Los Angeles. Il s’est assis. Il a ouvert le script à la première page, et il nous a parlé, page après page, de ce qu’il avait envie de faire de chaque scène [sa gorge se noue d’émotion] Saul et moi étions enthousiasmés. Milos a décroché le job haut la main. C’était pour lui!


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