Rubriques




Se connecter à

Le coiffeur niçois Eric Zemmour évoque pour la première fois son homonyme

Ce n’est pas tant son homonymie avec le polémiste qui irrite le célèbre coiffeur niçois, mais plutôt le toupet avec lequel des journalistes se comportent en emmêlant la vérité.

christine rinaudo Publié le 26/10/2021 à 20:03, mis à jour le 26/10/2021 à 20:02
Si le coiffeur niçois Éric Zemmour a le poil hérissé par son homonymie avec Éric Zemmour le polémiste, c’est d’abord à cause d’une certaine presse qui, selon lui, raconte n’importe quoi sans lui demander son avis. Photo Dylan Meiffret

Plusieurs médias, notamment en ligne, s’acharnent à faire d’Éric Zemmour une victime... d’Éric Zemmour. Le premier, le coiffeur niçois de l’avenue de Suède, vivrait un enfer à cause du second, le polémiste qui pourrait se lancer dans la course à l’Élysée.

En réalité, ce qui fait s’arracher les cheveux à Éric Zemmour, le metteur en scène capillaire, c’est ce que raconte à son sujet une certaine presse, sans rien lui demander.

"Ce sont des inventions"

À son tour de tailler: "Je refuse toutes les interviews sur Zemmour contre Zemmour. Les articles qui fleurissent chaque jour sur les sites web ou les réseaux sociaux, sont des inventions. À partir de vieux articles, des journalistes réactualisent les faits à leur manière, sans me consulter. Des rédacteurs en chef ont réussi à se procurer mon téléphone et ont cru appeler directement l’autre Zemmour! Un média en ligne s’est même permis de pirater une photo personnelle prise chez moi, lors de mon anniversaire, postée sur Instagram en disant que j’étais harcelé."

Et là, ça décoiffe grave: "C’est faux! Je ne suis ni harcelé, ni menacé et ce qui m’agace, ce sont les conneries que ces pseudo-chaînes en ligne qui n’ont jamais pensé à moi en tant que coiffeur, déversent sans m’en parler, sans vérifier. Si j’accepte cette interview pour Nice-Matin, qui m’a toujours suivi, c’est pour remettre les choses au point."

 

 

Un gars voulait un rendez-vous pour une coupe. Quand on lui a demandé son nom, il a répondu M. Mélenchon et a raccroché

La source d’inspiration de tous ces articles sauvages, décidés unilatéralement? Elle remonterait à 2015. Lorsqu’on commençait à parler du polémiste. Qui écrivait alors dans Le Figaro. Pas le même figaro que Zemmour version tignasse. En tout cas, c’est à cette époque qu’un ou plusieurs abrutis avaient tagué le mur d’un des salons azuréens avec une croix gammée et téléphonaient sans cesse pour insulter le coiffeur.

Dernièrement, il y a eu une réplique. Mais plutôt marrante: "Le téléphone a sonné, raconte le maître des chevelures. Un gars voulait un rendez-vous pour une coupe. Quand on lui a demandé son nom, il a répondu M. Mélenchon et a raccroché."

À part ça, rien de bien croustillant. D’un côté, il y a un journaliste politique, écrivain, essayiste, faisant l’apologie du pétainisme. De l’autre, un coiffeur relookeur, travaillant à Nice depuis 30 ans, ambassadeur pour L’Oréal Professionnel, membre de l’équipe de création de la Haute Coiffure française, star de la téléréalité (Panique chez le coiffeur, Belle toute nue...), et qui coiffe les people comme Laura Tenoudji, Iris Mittenaere, Victoria Silvstedt...

Entre les deux Zemmour, pas un poil en commun

Le premier est juif, avec des idées sur la question juive, qui sont les siennes. Le second est juif, mais "respectueux de toutes les religions, de la politique et des femmes", rappelant son ouverture d’esprit acquise "grâce aux voyages et aux clientes de tous pays". Entre les deux Zemmour, pas un poil en commun. "Je ne suis pas de sa famille, je ne le connais pas."

Quant aux médias affirmant que Zemmour va changer de nom d’enseigne, la réaction est catégorique: "C’est non! Mon nom, c’est mon groupe." Un nom qui pourrait encore résonner davantage dans les jours à venir dans la galaxie de la coiffure internationale, mais "en restant Éric Zemmour!"

Offre numérique MM+

...

commentaires

“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.