La place du Casino de Monte-Carlo privatisée pour un mariage indien

Ayesha et Nick se sont unis ce samedi lors d’une cérémonie religieuse au cœur de Monte-Carlo en présence de plusieurs centaines de convives. Point d’orgue de trois jours de festivités à Monaco.

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Thibaut Parat et T.M. Publié le 06/11/2022 à 08:30, mis à jour le 05/11/2022 à 21:47
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Ayesha et Nick se sont unis sur la place du Casino de Monte-Carlo, entièrement privatisée pour l'occasion. Photo Jean-François Ottonello

La place du Casino de Monte-Carlo vidée de ses badauds et touristes. Ce samedi à 15h30, impossible de pénétrer au cœur du périmètre dressé par les agents de la Société des Bains de Mer. A moins, toutefois, de faire partie de l’organisation ou de la liste des invités de ce fastueux mariage indien qui s’est tenu à Monaco ces trois derniers jours. Les premières célébrations de cette idylle entre Ayesha et Nick se sont tenues ce jeudi au Deck du Monte-Carlo Beach, dont la piscine avait été recouverte de fleurs, puis ce vendredi soir au Grimaldi Forum.

Point d’orgue de cette union : la cérémonie religieuse sur une place du Casino entièrement privatisée, donc. Une carte postale à peine gâchée par l’immense grue bleue dominant le chantier du Café de Paris.

Le souci du détail et l’attente des badauds

Roses, hortensias et orchidées composent le décor floral. Photo Jean-François Ottonello.

Tout a commencé au petit matin avec le montage du décor floral par les équipes de Roni Floral Design. Des roses, hortensias et orchidées dont les couleurs poudrées rappellent les façades de ce lieu emblématique de Monaco.

Autour, une logistique millimétrée orchestrée par plusieurs wedding planners au four et au moulin, où tout est pensé pour que la mécanique ne se grippe pas. Ici, avec son épuisette, un homme extrait les impuretés de la fontaine centrale, bientôt recouverte d’un lit de roses. Là, avec son pinceau, un autre appose un coup de peinture blanche sur les pieds de certaines chaises Médaillon.

Avant d’être invités à reculer derrière les barrières, les badauds auront eu un aperçu sonore de la cérémonie avec cette violoniste perchée sur l’un des balcons du Casino.
Et puis, débuta une longue attente jusqu’à la tombée de la nuit.

Une cérémonie religieuse sans animaux

En arrière-plan, le marié fait son apparition en costume blanc au milieu de la foule qui danse sur les sons d'un DJ. Photo Jean-François Ottonello.
La marié, en robe et châle rouges, avance sur le tapis blanc en direction de la scène où l'attend son promis. Photo Jean-François Ottonello.

Vers 17h30, alors que plusieurs centaines d’invités apprêtés patientent, le marié fait son apparition sur des sons balancés par un DJ. La procession, baarat en indien, ne se fait pas à dos de cheval ou d’éléphant, comme cela s’est vu en 2011 et 2016 à Monaco, mais bien dans une luxueuse Rolls-Royce. Peu avant 18h, dans une ambiance feutrée, la mariée, PDG et fondatrice de la marque Strp’d*, s’avance sous un portant en fleurs porté par quatre hommes.

Dans sa divine robe rouge accordée d’un châle, elle remonte le tapis blanc sur un air hindou, contourne la sculpture en miroir d’Anish Kapoor pour rejoindre son promis.

Sur la scène, entourée de leurs parents et proches, mais aussi des portraits de défunts de la famille, Ayesha et Nick vont s’unir pour la vie. Présentation des mariés, étoffe qui les lie, échange des colliers de fleurs, paroles du prêtre, tours autour d’un feu… Autant de traditions et rites captés par les courageux curieux ayant supporté l’attente.

Un mariage à plusieurs millions d’euros

Les trois jours de festivités, ayant sans doute coûté plusieurs millions d’euros, auront été bénéfiques à bon nombre d’acteurs de la Principauté. Surtout à la SBM, dont la cérémonie religieuse se déroulait sur son territoire et qui aura reçu des centaines d’invités, essentiellement à l’hôtel Hermitage et à l’hôtel de Paris. Avant d’accueillir les mariés et les convives pour une soirée d’apothéose dans la salle des Étoiles au Sporting.

*Une entreprise qui fabrique de la farine, du lait et des flocons à partir de noix tigrées du Nigéria.

Une violoncelliste au balcon du Casino de Monte-Carlo. Photo Jean-François Ottonello.

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