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La leçon d'échecs de Garry Kasparov aux enfants de Monaco

Mis à jour le 02/12/2019 à 08:28 Publié le 02/12/2019 à 09:15
Le légendaire joueur d’échecs, samedi matin, dans le lobby de l’hôtel de Paris s’est prêté à l’exercice de seize parties simultanées avec des enfants.

Le légendaire joueur d’échecs, samedi matin, dans le lobby de l’hôtel de Paris s’est prêté à l’exercice de seize parties simultanées avec des enfants. Photo Jean-François Ottonello

La leçon d'échecs de Garry Kasparov aux enfants de Monaco

Le joueur d’échecs iconique s’est confronté samedi matin à seize jeunes licenciés de la fédération monégasque d’échecs pour une partie simultanée inédite en Principauté.

Certains peuvent rêver de taper quelques balles jaunes avec Rafael Nadal, ou frapper dans un ballon avec Cristiano Ronaldo… À la rubrique échecs, il n’y a qu’un nom qui a marqué la légende de cette discipline plusieurs générations: Garry Kasparov.

Le mythique joueur, né russe et aujourd’hui croate, a été champion du monde de sa pratique de 1985 à 2000. De quoi laisser une empreinte indélébile.

Et samedi, dans le cadre des premiers European Golden Pawn Awards en Principauté, il s’est confronté à seize enfants invités par la fédération d’échecs de Monaco, pour une partie simultanée.

Comme sur un ring

D’un côté, répartis sur une table en U, les jeunes challengers âgés de 6 à 12 ans, placés devant leur plateau de jeu respectifs. De l’autre, comme sur un ring, Garry Kasparov, 56 ans, debout, virevoltant d’une partie à l’autre dans le sens des aiguilles d’une montre.

Consciencieux, concentré, attentif. Méticuleux aussi quand il saisit délicatement les pions. Ou qu’un revers de la main, il fait tomber le roi sur le plateau pour signifier son premier échec et mat de la partie au bout d’une vingtaine de minutes.

L’homme est impressionnant de rapidité. On ressent l’activité dans son cerveau où doivent défiler les milliers de combinaisons possibles pour défendre ses pions. Parfois soufflant de fulgurance pour lire la situation sur un plateau et la faire évoluer. Parfois réfléchi et renfermé dans une longue concentration. Comme face à un jeune garçon dont la partie s’achèvera en match nul.

"C’est bon pour les échecs"

Il faudra une bonne heure pour venir à bout des seize parties simultanées. Serrant la main à la fin du round à ses gamins impressionnés et séduits par l’échange avec ce dieu vivant de la discipline. Aucun d’entre eux n’était né en 2005 quand Garry Kasparov a mis un terme à sa carrière professionnel. Mais tous ont mesuré la chance de se frotter, même pour quelques minutes, à ce monstre sacré dont le nom est irrémédiablement lié aux échecs.

"On voit qu’ils aiment ce jeu, mais il y a encore beaucoup de travail à faire", confie-t-il en souriant alors que la partie s’achève et que telle rock star, il répond à des dizaines de sollicitations pour des autographes et des selfies.

Pour autant, il a pris du plaisir à se prêter à cet exercice qui a créé l’animation et l’attroupement dans le lobby de l’hôtel de Paris. "C’est bon pour les échecs. J’ai obtenu ma notoriété grâce à cette discipline. Alors participer à ce genre d’événements me permet de rendre un peu ce que les échecs ont apporté à ma vie", assure-t-il.

L’apanage des grands...

Photo Jean-François Ottonello
Photo Jean-François Ottonello

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