Il y a 25 ans, le dernier été de Lady Di sur la Côte

Avant de succomber dans un dramatique accident à Paris le 31 août 1997, Diana Spencer passe ses vacances d’été à Saint-Tropez. Sa relation amoureuse avec Dodi Al-Fayed, fils aîné d’un milliardaire égyptien, y est dévoilée. Elle montre une image de femme libre, loin de l’étiquette, résolument de son temps.

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Margot Dasque Publié le 28/08/2022 à 08:30, mis à jour le 28/08/2022 à 07:51
Cet été 1997, elle rencontre pour la première fois l’aîné Al-Fayed, Dodi. Patrick Bar

Dans son maillot de bain une pièce, la princesse fait corps avec la Méditerranée. Lady Di s’élance du ponton, se jette dans les eaux de Saint-Tropez. Sa beauté foudroie l’été 1997 sur la Côte d’Azur.

Quelques jours plus tard, le 31 août, la princesse de Galles meurt violemment. On lui érige un temple à Northampton comme dernière sépulture royale. Diana Spencer, trente-six ans pour toujours.

Au castel Sainte-Thérèse avec William et Harry

Sa disparition n’apparaît que plus violente face à ses derniers jours heureux. Cet été-là, la princesse des cœurs les fait chavirer. Plus que jamais, elle s’affiche devant les objectifs comme l’ambassadrice de la femme indépendante. Libre. Rebelle.

Divorcée officiellement depuis un an - même si la séparation date de 1992 - du prince Charles, Diana part avec ses deux enfants, Harry et William, en vacances. Direction la Côte d’Azur pour un séjour dans une des communes les plus médiatisées au monde. Dix ans après sa venue remarquée sur le tapis rouge du Festival de Cannes, la belle fait face à un nouvel horizon.

Son hôte? Le milliardaire égyptien Mohamed Al-Fayed, qui possède une sublime villa pieds dans l’eau: le castel Sainte-Thérèse. C’est dans cet écrin méditerranéen que l’aristocrate rencontre le fils aîné du propriétaire du Ritz: Dodi. Le producteur de cinéma va séduire la célibataire arrivée le 11 juillet sur le tarmac de l’aéroport de Nice. Direction le port de Saint-Laurent pour monter à bord du yacht Jonikal, appartenant au propriétaire du célèbre magasin de luxe britannique Harrods.

 

Pizzas et danse en famille dans un club privatisé

Le conte de fées s’écrit au sel tropézien. So shocking!

Le 10 août, le tabloïd The Sun affiche à sa une la photo à trois millions de francs prise par Mario Brenna. "The kiss" en lettres majuscules : les prémices d’une romance dont s’emparera la presse du monde entier. Les tourtereaux profitent de l’intimité sur les flots entre Monte-Carlo, la Corse ou encore la Sardaigne.

Les témoins de l’époque évoquent également la privatisation de la discothèque de l’hôtel La Ponche baptisée La Plage à Saint-Tropez. Une soirée bien loin de l’ambiance underground londonienne puisqu’avec les enfants et leurs gardes du corps, les amoureux vont commander des pizzas et danser sur le top 50.

Prophétique, le tube de Puff Daddy I’ll Be Missing You (1) caracolant dans les meilleures ventes de 97 résonne différemment.

Dans quelques jours, la princesse ne sera plus. Tout comme son nouveau compagnon. Une liaison fatale qui a été remise en question une fois les fleurs fanées et les larmes séchées. Mise en scène? Véritable coup de cœur ? Reste les consonnes et voyelles calligraphiées par la disparue du pont de l’Alma: "Mon tendre Dodi. Dieu sait combien je te remercie pour mes six jours, les plus magiques passés sur les vagues de Méditerranée."

Un intemporelle icône de la mode

Au-delà du tragique, le nom de Lady Di résonne avec une douce mélodie pour les amateurs de mode. Si, lors de son mariage en 1981, sa silhouette disparaît complètement dans huit mètres de traîne et du tissu bouffant, c’est son look casual qui séduit les femmes de sa génération.

Dans les années 90, le tailleur est pop et son sac Dior ne la quitte pas. Si, aujourd’hui, le modèle "Lady Dior" lui est intrinsèquement liée, c’est grâce à… Bernadette Chirac. Eh oui, c’est la première dame de l’époque qui lui a offert cette pièce - qui était au départ baptisée "le chouchou" - de maroquinerie. Absolument fan de la création made in Paris, la princesse s’affiche devant les objectifs du monde entier avec. On s’arrache le favori de Diana Spencer, qui vient d’acquérir grâce à elle ses quatre lettres de noblesse: "Lady". Intemporel, le sac se réinvente et se vend toujours.

La "robe de la revanche"

Jamais vulgaire, mais plutôt féroce - on se souvient de l’épisode de la "robe de la revanche", incroyable fourreau signé Christina Stambolian, qu’elle porte pour sa première apparition publique après la révélation des infidélités du prince Charles -, Diana mise sur le confort lorsqu’elle est loin des événements officiels. Short blanc à taille haute, ceinture à boucle et tee-shirt simple. Avec, toujours, des boucles d’oreilles en or imposantes. Une de ses marques de fabrique.

L’été 1997, elle mise majoritairement sur le maillot de bain une pièce. Mais coloré: bleu à imprimé vert, fluo vert et violet, imprimé fauve. Petit détail qui fait tout: le mini-paréo noué nonchalamment sur une hanche. Son altesse influence la planète mode, son sens du style est immortel.

Diana a emmené Harry et Williman en vacances avec elle, quelques jours avant sa brutale disparition. Photo Patrick Bar.

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