“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Découvrez l’offre abonnés numérique > J’en profite

Il fête ses 60 ans ce lundi: retour sur 5 histoires de Yannick Noah à Nice

Mis à jour le 18/05/2020 à 12:23 Publié le 18/05/2020 à 12:20
Illustration

Illustration Photo NM, DR et PQR/Le Parisien

Soutenez l'info locale et Monaco-Matin

Il fête ses 60 ans ce lundi: retour sur 5 histoires de Yannick Noah à Nice

Ce lundi, Yannick Noah fête ses 60 ans. L’occasion de se retourner sur le passé à Nice d’un immense champion de tennis.

Yannick Noah a eu mille vies: tennisman, champion, idole, meneur, noceur, chanteur, star, showman, coach, guide, capitaine, chef de famille, aventurier. L’homme est tout à la fois. Il est aussi un citoyen du monde aux pieds nus qui a souvent fait étape à Nice.

1. à 12 ans, il intègre le Tennis-études du parc impérial à nice

Tout commence par un coup de fil. Nous sommes en 1972. Philippe Chatrier, président de la Fédération Française de Tennis, téléphone à Patrice Beust, directeur du Tennis-études du Parc Impérial. "Il me demande d’aller voir un joueur recommandé par Arthur Ashe. Je pars au CREPS de Montry (Seine-et-Marne). Je l'ai vu un quart d'heure! Incroyable comme il jouait juste. Yannick était doué, facile. Mais de là à dire qu'il deviendrait un crack... Non, c'était absolument impossible", racontera Patrice Beust à notre ami Anthony Boyer, maître en coups droits et en coups de folie, qui signait dans Nice-Matin. Yannick Noah arrive sur la pointe des pieds. Il a 12 ans. Il est déraciné, loin des siens. Les trois premiers mois sont une torture. Mais il s’accroche. Le gamin a un cœur de champion.

2. ce que disent de lui ses amis du parc impérial

Au Parc, il devient Yann. Ses potes l’adorent. "A l’internat, il sortait son mange-disque et mettait l’ambiance. Il chantait, il dansait. Déjà..." se souvient Régis Brunet, un de ses compagnons de route, qui deviendra directeur général d’IMG France. Le petit Yannick a aussi le sens du jeu et le goût de l’effort. Il sait ce qu’il veut. En 1974, après un titre de champion de France minimes par équipe décroché à Roland-Garros, il bluffe tout le monde en lâchant au micro: "Je reviendrai ici gagner chez les grands!"

Le Nice LTC champion d’Europe en 1980. En haut (de gauche à droite) : Paul Bensadoun (kiné), Yannick Noah, Christophe Casa, Bernard Paul, René Chauffour (capitaine), Dominique Bedel, Hervé Gauvain, Patrice Beust.Accroupis :  Gilles Moretton, Jean-Louis Haillet. Photo du haut sur le central du Parc. Ci-contre sa licence.
Le Nice LTC champion d’Europe en 1980. En haut (de gauche à droite) : Paul Bensadoun (kiné), Yannick Noah, Christophe Casa, Bernard Paul, René Chauffour (capitaine), Dominique Bedel, Hervé Gauvain, Patrice Beust.Accroupis : Gilles Moretton, Jean-Louis Haillet. Photo du haut sur le central du Parc. Ci-contre sa licence. Photo NM, DR et PQR/Le Parisien

3. Le temps de l'insouciance à Nice

L’été, il vend Nice-Matin sur la plage avec le regretté Pascal Albuixech. C’est le temps de l’insouciance. Des matchs de foot et de feu sur le terrain du lycée. "Yann était un super joueur de ballon. Un milieu infatigable", rembobine Pierre Albuixech, l’ami de toujours. Chaque footing sur la Prom se termine chez Charly, boulevard Gambetta. Là, Yann et les frères ‘’Albui’’ s’offrent un milk-shake dans ce snack à la taille d’un confetti. Faut dire que Charly fait les meilleurs laits frappés du monde. Pour Noah, c’est banane-rhum. Une tuerie. Plus tard, les amis du Parc auront un itinéraire nocturne immuable: une pizza au Felix-Faure ou au Safari avant un petit tour à la Camargue.

4. à 15 ans, il arrête l'école pour se consacrer au tennis et "gagner Rolland-Garros"

Un jour, Yannick Noah annonce à Patrice Beust qu’il arrête l’école pour se consacrer au tennis. Il a 15 ans. "Ce n’est pas en étudiant la physique-chimie que je vais gagner Roland-Garros", lui aurait dit l’élève de troisième. Le directeur du Tennis-études est abasourdi. L’affaire remonte jusqu’au DTN. Jean-Paul Loth descend à Nice rencontrer le rebelle. Il menace de le virer. Noah n’en démord pas. Loth n’a jamais vu ça. Devant une telle obstination, le DTN capitule. Noah vient de gagner son bras de fer avec les instances. "Il était déjà hors norme. Les entraînements débutaient à 14h. Il était là à 13h. Il travaillait son service ou jouait avec un des membres du club, souvent Jacques Chiche, pendant que nous traînions à la cantine. C’était un gros bosseur avec une volonté de fer", rappelle Pierre Albuixech.

Illustration
Illustration Photo NM, DR et PQR/Le Parisien

5. Nice, son point d'ancrage

Yannick Noah est souvent revenu à Nice. Pour son association ‘’Fête le mur’’ ou ses concerts. En 2004, il improvise un show surréaliste sur le toit du club de tennis de l'ASPTT Nice, à Saint-Laurent-du-Var. "Yann est comme ça. C’est un mec généreux. Quand il vient chanter à Nice, il aime voir ses potes. Il nous réunit. On va jouer au golf et le soir, on est avec lui dans sa loge. Il n’a pas changé. Il est juste un peu plus difficile à joindre au téléphone..." confie Pierre Albuixech.

Illustration
Illustration Photo NM, DR et PQR/Le Parisien

commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.