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Eric Serra à Monaco: "J’essaie de me poser moins de questions"

Mis à jour le 04/07/2018 à 08:53 Publié le 04/07/2018 à 08:50
En 2012, côté spectateur, Eric Serra avait assisté à un concert dans la cour d’honneur du Palais. Le 17 juillet, il sera sur scène pour la soirée Summer Dream.

En 2012, côté spectateur, Eric Serra avait assisté à un concert dans la cour d’honneur du Palais. Le 17 juillet, il sera sur scène pour la soirée Summer Dream. Photo archives Monaco-Matin

Eric Serra à Monaco: "J’essaie de me poser moins de questions"

Le compositeur du Grand Bleu donnera un concert unique le 17 juillet, dans la cour d’honneur du Palais princier, au profit de la fondation Prince Albert II

Son nom fait résonner en chacun une mélodie de films. Eric Serra est un compositeur français de musiques de films incontournable. Le Grand Bleu, Nikita, Léon, Subway, Le Cinquième élément… Il a mis en musique les plus grands films de Luc Besson. Auteur de la BO d’un James Bond (GoldenEye) et d’un spectacle du Cirque du Soleil, il est un amoureux de la musique dans toutes ses déclinaisons.

Le 17 juillet, il investira la cour d’honneur du Palais princier pour un concert unique dans le cadre de Summer Dream. Le rendez-vous existe depuis 2011 pour soutenir les actions de la Fondation Prince Albert II de Monaco. «Je suis toujours ravi d’aller jouer quelque part. Et d’autant plus si c’est pour une bonne cause!», lance-t-il d’emblée sur le sujet. Avant d’en dévoiler davantage…

La cour d’honneur du Palais princier, vous connaissez?
Oui, c’est un lieu sublime, je suis très excité et très fier d’y jouer. J’ai assisté il y a quelques années à un concert classique au Palais princier. À l’époque j’avais un vague projet de spectacle avec l’orchestre philharmonique qui ne s’est toujours pas concrétisé.

Parlez-nous de ce groupe RXRA, avec lequel vous allez vous produire le 17 juillet?
J’ai monté ce groupe il y a une dizaine d’années avec six musiciens, qui sont des pointures dans leur domaine. Nous avons une énergie assez pop, qui tend aussi vers le jazz pour le côté improvisation. Ensemble nous reprenons des musiques que j’ai composées pour des films comme Nikita, Léon, GoldenEye…
Pour le style, je dirais que l’on se situe entre Pink Floyd, Magma et Weather Report. Ce n’est pas du jazz classique, plutôt fusion, mais avec une vraie énergie pop/rock. Sur scène, nous avons une version de notre show plus pour les clubs, et une autre avec des écrans, plus grand spectacle. C’est celle que nous ferons à Monaco.

Des détails?
Pour certaines musiques de films, des montages ont été faits spécialement pour ce spectacle avec des images de longs-métrages qui accompagnent la partition que nous sommes en train de jouer.

C’est nécessaire selon vous pour l’émotion d’ajouter des images aux notes?
À vrai dire, je n’étais pas spécialement emballé au départ d’intégrer des images. Mais finalement, ça apporte énormément à la performance, le public adore.
Vous n’étiez pas emballé par un ciné-concert non plus. Pourtant vous vous êtes prêté à l’exercice pour le trentième anniversaire de la sortie du film Le Grand Bleu?
Eh oui, mais au départ je n’étais vraiment pas pour. On me l’a proposé pendant plusieurs années, j’ai toujours refusé. Pour moi la musique du Grand Bleu s’écoute tranquillement chez soi le soir. Ce n’est pas une musique faite pour la scène. C’est pour ça qu’à l’époque de la sortie, j’ai toujours refusé des concerts. Et puis l’an passé, j’ai commencé à travailler le projet du ciné-concert, qui était un challenge énorme.

Pourquoi?
Car il a fallu retrouver tous les sons d’origine, parfois créés sur des vieux synthés. Tous ces sons programmés, créés à l’époque, et pas vraiment faits pour être joués en live. Techniquement, pour ce ciné-concert sur scène, c’était la NASA pour nous permettre de jouer en accord avec les images du film projeté.

Quel regard avez-vous porté sur cette composition en vous y replongeant?
ça m’a fait marrer. Mais j’ai été surpris d’une chose, c’est la spontanéité avec laquelle j’avais écrit cette musique. Je me suis replongé dans toutes mes archives, j’ai tout réécouté pendant des mois et les souvenirs sont remontés par bribes. Je me suis rendu compte qu’à l’époque j’étais certes moins expérimenté, mais moins perfectionniste. Il y a plein de petites erreurs, mais je me posais moins de questions. Au final, ça m’a fait un bien fou de replonger dans ce travail, du coup aujourd’hui j’essaie de me poser beaucoup moins de questions (rires).

Au début de votre carrière, vous avez joué sur scène avec Jacques Higelin. Vous en parlez comme les plus belles années de votre vie…
C’est la vérité, j’avais 20 ans et je crois que pour tout le monde c’est une période de vie inoubliable.  À l’époque, la vie était plus tranquille il me semble, on vivait les choses de manière plus légère. Higelin a été comme un deuxième papa, un frère, un meilleur pote. Il avait une sensibilité, une humanité très forte. Et l’équipe autour de lui, on était comme une famille de cirque en tournée. Sur scène, nous étions des sauvages en totale liberté. Il faut savoir que Jacques ne disait jamais à l’avance quelle chanson il allait jouer, il choisissait en fonction de son humeur de l’instant. Et moi, j’arrivais à le comprendre, et je crois que c’est pour ça qu’il m’avait nommé chef d’orchestre, car j’anticipais sur ce qu’il allait demander.

Vous êtes en conception, aujourd’hui, sur de nouveaux projets?
Je travaille un album perso, qui sera conceptuel, peut-être avec des guest.
Mais pour l’heure, j’ai mis de côté cette idée pour écrire la musique du prochain film de Luc Besson, qui s’appelle Anna et je suis sous haute pression (rires), car on m’a dit qu’il fallait que je rende mon travail rapidement.


Savoir +
Summer Dream avec Eric Serra, le 17 juillet à 21h30, au Palais Princier.
Tarifs: de 30 à 150 euros.
Réservations: +377.98.06.28.28 et www.montecarloticket.com


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