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"Le contrôle d’identité par les restaurateurs, ce n’est pas leur métier", pointe la sénatrice varoise Françoise Dumont

La sénatrice et conseillère départementale varoise évoque ses différents combats menés à la Chambre haute en 2021 et défend la candidature de Valérie Pécresse à la Présidentielle.

par Grégory Parigi Publié le 24/01/2022 à 18:15, mis à jour le 24/01/2022 à 15:43
L’élu est l’un des relais de Valérie Pécresse dans le Var. (Photos Camille Dodet)

L’élue raphaëloise fait le bilan d’une année riche en engagements au sein du Sénat et du Conseil départemental, mais aussi sur le terrain. L’élue LR, choisie par Valérie Pécresse comme l’un de ses orateurs territoriaux dans le Var, évoque la candidature de sa championne à la Présidentielle. Tout en dénonçant la technocratie et le manque d’écoute de l’exécutif.

Quels vœux souhaitez-vous adresser à la population pour 2022?

Ce sont des vœux d’optimisme, de prudence par rapport à la pandémie de Covid-19, mais aussi d’enthousiasme, de solidarité et de respect envers celles et ceux qui sont mobilisés contre le virus. à commencer par tous les soignants et les pompiers. Il faut croire en la France et en sa force de résilience.

Quels ont été vos principaux combats en 2021?

 

J’ai essayé d’être très à l’écoute des habitants de notre territoire et des élus locaux, parce que c’est ma fibre. Au plus fort de la crise sanitaire, les élus se sont mobilisés. Ils ont beaucoup travaillé, ont mis en place des structures et n’ont pas toujours été entendus par la sphère nationale et parisienne. J’ai eu à cœur de faire remonter la parole du terrain.

Sur quels sujets?

Je me suis aussi mobilisée aux côtés des professionnels de l’hôtellerie et de la restauration lorsque c’était compliqué pour eux d’obtenir des aides financières en raison de certaines questions très techniques. Sur les questions de sécurité civile, j’ai été l’interlocuteur de nos sapeurs- pompiers et de nos forces de Sécurité civile pour obtenir le maintien de l’hélicoptère Dragon 83l’été car on en a besoin, plus que jamais avec la fermeture des urgences de nuit de l’hôpital de Draguignan.

Les sujets liés au tourisme ont aussi fait partie de mes priorités. J’ai également interpellé le ministre de la Santé à cinq reprises par courrier sur le déficit de gynécologues dans notre département.

Et en matière de sécurité?

 

J’ai été l’interlocuteur de nos forces de Gendarmerie pour obtenir, auprès du ministère de l’Intérieur, des renforts de 24 effectifs là où il y en avait besoin. Ils ont été affectés dans le Golfe de Saint-Tropez, à La Londe-des-Maures et à Bormes-les-Mimosas.

Quels dossiers avez-vous portés au Sénat?

Je suis rapporteur pour avis du budget de la Sécurité civile au sein de la commission des lois. J’ai mené deux rapports sur la sécurité civile. J’ai d’ailleurs pointé l’importance de renforcer nos moyens aériens de lutte contre les incendies. J’ai alerté sur le retard pris sur le déploiement du logiciel unique de gestion des alertes qui doit équiper l’ensemble des Sdis. Il y a urgence. Les logiciels actuellement utilisés sont parfois au bord de l’obsolescence. Si l’un d’eux venait à planter, les conséquences seraient encore plus dramatiques que lors de la panne des numéros d’urgences que nous avons connue en juin dernier. Enfin, j’ai dirigé la rédaction d’un rapport sur la gouvernance de la gestion de l’eau en Guadeloupe.

Que vous a inspiré la fermeture nocturne des urgences de l’hôpital de Draguignan?

Le Segur de la santé n’a pas répondu aux attentes qu’il avait suscitées. Dans un grand pays comme la France, on ne peut décemment pas accepter que des services d’urgences ferment.

Il y a un vrai problème de formation. Nos soignants sont épuisés. Certes, c’est en partie à cause de la crise sanitaire. Mais il y a un vrai problème de considération de ces personnels. Il faut une vraie réforme sur le sujet.

Durant la crise sanitaire, le Sénat a-t-il rempli son rôle de garde-fou?

 

Oui, vraiment. Il a pris de la hauteur et fait preuve de sagesse. Les sénateurs se sont, par exemple, attachés à supprimer le contrôle d’identité par les restaurateurs. Ce n’est pas leur métier. Et puis, il faut faire un peu plus confiance aux gens.

Dans la gestion de la crise, le Gouvernement a été au rendez-vous dans les premiers temps, mais il n’a pas suffisamment écouté les collectivités locales qui proposaient de mettre en place des vaccinodromes et d’autres infrastructures. Je dénonce la technocratie qui n’écoute pas le terrain mais qui veut tout contrôler.

Pourquoi avez-vous choisi de vous engager derrière Valérie Pécresse?

Je suis engagée à ses côtés depuis plusieurs années et j’ai tout de suite accepté de porter sa voix dans le Var en tant qu’orateur territorial. Pour moi, elle est autant une femme de terrain qu’une femme de dossiers, à l’écoute. Aux commandes de la Région Île-de-France, elle agit sans opposer les gens.

Elle tranche avec l’intelligence de la situation.

Offre numérique MM+

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