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Championnat de France de natation: dans la famille Pou, on se jette à l’eau de père en fille

Mis à jour le 12/12/2020 à 08:09 Publié le 12/12/2020 à 07:00
Lisa Pou, dans le grand bain des Championnats de France de natation

Lisa Pou, dans le grand bain des Championnats de France de natation Clément Tiberghien/Nice Matin

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Championnat de France de natation: dans la famille Pou, on se jette à l’eau de père en fille

Michel Pou a été champion de France dans les années 80, avant d’officier au Creps de Boulouris et au SRN. Ce samedi soir, c’est Lisa, sa fille née à Fréjus, qui plongera aux championnats de France.

En plongeant, ce samedi soir, dans le bassin du Stade nautique Alain Chateigner pour sa série rapide sur 1 500 mètres nage libre, Lisa Pou pensera à performer et à retrouver des sensations. Celles perdues dans la succession des confinements et des annulations de compétitions.

L’aspect sportif en tête et rien d’autre. Pas même au fait qu’elle a effectué ses premiers mouvements de bras à quelques mètres de là, dans l’ancienne piscine tournesol au début des années 2000, elle qui est née en 1999 à Fréjus.

Ni même au fait que si un bassin olympique a vu le jour en 2006 à Saint-Raphaël, son papa Michel, ancien entraîneur et président du Saint-Raphaël Natation (SRN) y a contribué, par l’épaisseur qu’il a su donner au club lors de son passage de 1996 à 2000 avant de rejoindre Antibes.

Championne de France sur 25 km en septembre

Lors de ces championnats de France élite, la désormais licenciée à l’AS Monaco va poursuivre ses retrouvailles avec les bassins, après un confinement passé en Principauté. En espérant de meilleures sensations qu’avant-hier sur 800 mètres nage libre. "C’est bizarre parce qu’à l’entraînement et à l’échauffement je me sentais bien. Une fois dans l’eau : plus rien pendant 400 mètres, analyse-t-elle du haut de ses 21 ans. J’ai essayé d’accélérer sur la deuxième partie de course mais je suis restée stable face au chrono. Un vrai manque de repères". Soit tout l’inverse des championnats de France en eau libre.

En septembre dernier, à Jablines (Seine-et-Marne), la spécialiste du fond et demi-fond est devenue championne de France sur 25 km, deux jours après être montée sur la deuxième marche du podium sur 10 km. Dans la lignée de son père, lui quatre fois champion de France entre 1983 et 1986 sur 200 et 400 mètres NL. "En eau libre, ce sont des distances qui me conviennent mieux. Sur 1 500, je veux me rapprocher de mes meilleurs temps pour poursuivre ma préparation. J’ai besoin de la nage en piscine pour me préparer, avoir des repères de temps avant d’augmenter le kilométrage", concède celle qui revient d’une année au Canada. "J’avais besoin de ‘‘partir pour mieux revenir’’, de voir d’autres techniques ou coéquipiers".

"Se dissocier de la relation père-fille est essentiel"

Pendant cette période, elle a quitté son père, qui est aussi son entraîneur sur le rocher. Suffisamment pour la connaître par cœur, encore un peu plus que tous les autres nageurs sous ses ordres. Si la fille admet que "se dissocier de la relation père-fille est essentiel", le paternel garde un œil particulier. Surtout "dans cette période particulière de confinement propice au doute". Au moment où la jeune femme vient de faire une culbute pour se diriger dans des études de pâtisserie après avoir voulu devenir institutrice. "Lisa est comme ça, il lui faut du concret à aller chercher pour ensuite travailler énormément. Elle a pris du muscle pendant le confinement, il lui faut apprendre à s’en servir et reconstruire une technique de nage", argue le paternel. Quoi de plus concret qu’une participation aux Jeux Olympiques par exemple. "Avec la France", assure cette sirène… tricolore.

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