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VIDEO. Jean-Michel Jarre donnera un concert pour le réveillon dans une Notre-Dame de Paris virtuelle

Mis à jour le 29/12/2020 à 15:26 Publié le 29/12/2020 à 15:30
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VIDEO. Jean-Michel Jarre donnera un concert pour le réveillon dans une Notre-Dame de Paris virtuelle

Jean-Michel Jarre, le pionnier de la musique électronique donnera un concert multimédia en direct le 31 décembre dans une Notre-Dame de Paris virtuelle. Gratuit, et retransmis tous azimuts !

Après avoir, comme le rappelait récemment le magazine "Challenges", joué à Houston pour le quart de siècle de la Nasa, changé de millénaire au pied des pyramides de Gizeh, et fait résonner le désert d’Al-‘Ula, en Arabie saoudite, juste avant le confinement, qu’est-ce qui pouvait encore faire vibrer Jean-Michel Jarre?
La réponse tient dans ces quelques mots : Welcome to the Other Side ! Une formule qui recouvre une expérience unique en exclusivité mondiale, ouverte à tous et gratuite, pour entrer dans la nouvelle année via un concert multimédia.
Un concert joué en direct dans une Notre-Dame virtuelle, modélisée pour l’occasion. Une invitation créée par le pionnier de l’électronique, (associé à la start-up française VRrOOm), en partenariat avec la Ville de Paris, et sous le patronage de l’Unesco.
Le 31 décembre à 23 h 25, vous pourrez vivre cette prouesse technologique immersive de 45 minutes sur un grand écran retransmise en intégralité sur BFM TV et BFM Paris, youtube, Facebook, sur France Inter, par l’Unesco, et sur VRchat et VRrOOm. Décryptage, avec Mister Jarre lui-même.

Comment allez-vous?
Pour l’instant mon entourage et moi même sommes passés au-travers des gouttes en respectant les gestes-barrière, mais c’est très compliqué. J’ai perdu des êtres comme Christophe.
On a l’impression que le monde est divisé en deux, entre ceux qui ne sont pas en contact avec la maladie et qui sont un peu anesthésiés, voire dubitatifs, et ceux qui plongent dans le drame tête la première.

Sans parler de ceux qui sont confrontés aux conséquences économique, tels que les acteurs du monde culturel?
C’est l’une des raisons d’être d’un projet comme celui-là : le fait de ne pas baisser les bras!
S’il y a quelque chose à retenir de ce moment, c’est qu’il peut nous permettre de changer de paradigme.

Comment?
Pendant le confinement, on est sortis pour se nourrir, et on a consommé de la Culture.
Sans la musique, cela aurait été d’un désespoir total!
La musique est un bien de première nécessité, et il est temps qu’on lui rende, comme à la Culture en général, les égards qu’elle mérite.
On considère qu’à partir du moment où elle nous arrive pas écrans interposés, elle n’a plus de valeur.
Il faut arrêter de stigmatiser les GAFA, qui ont leur part de responsabilité, mais en tant citoyens, on en a une aussi.
On rechigne à dépenser deux euros pour un morceau de musique, pour un film, pour un article de journal, alors qu’on achète sans sourciller une paire de baskets à cent euros qui a coûté deux euros en Asie du Sud-Est!
Ce concert, qui explore d’autres manières de s’exprimer, montre aussi que ça a une valeur.
Et qu’au-delà de la gratuité de cette date du 31 décembre, cela devra être considéré comme tel et respecté ainsi. Sinon ce sera le monde de la Culture tout entier qui ira travailler chez Uber ! Et je salue Anne Hidalgo, qui a essayé d’innover en soutenant ce concert du 31 décembre, en dépit de la crise sanitaire.

Quelle a été la genèse de ce projet, justement?
Il est né après la fête de la musique, au moment du déconfinement.
On avait fait un concert virtuel. Partis de rien, on a tout créé en trois semaines, et cela a eu un très grand retentissement dans le monde entier.
Ce concert live en VR, était à la fois une première, et en même temps très brut et très modeste sur le plan de sa réalisation. ça m’a donné envie de pousser l’expérience beaucoup plus loin.
Or la société Ubisoft, qui nous a aidé sur ce premier projet, avait réalisé pour un de leurs jeux une modélisation très fidèle de Notre-Dame de Paris.

Tout est parti de là?
En effet.
J’ai eu alors l’idée de ce concert dans une Notre-Dame virtuelle, pour à la fois envoyer un message d’espoir au monde entier pour l’année à venir, (le fait qu’on espère voir le bout du tunnel sanitaire) et pour rendre hommage à ce monument qui a été abîmé comme nous, en célébrant sa renaissance.
Notre-Dame, au-delà de l’aspect religieux, c’est une architecture visionnaire pour l’époque, c’est Victor Hugo, c‘est un joyau du patrimoine mondial qui nous relie les uns aux autres.
Et ce concert, que je jouerai en réalité depuis le studio Gabriel, est une opportunité aussi de montrer le savoir-faire français. On est 150 techniciens et artistes à travailler sur ce projet, il y a plein de paramètres positifs.

Et de résilience, voire de résistance, vous dont la mère, France, avait d'ailleurs été une héroïne de la Résistance?
En effet, je vous remercie de le rappeler, il est vrai que je pense tout particulièrement à elle en cette période! La résilience et la résistance, c’est dans l’ADN même des Français : on est des grognons, mais face à l’adversité on a une gniaque incroyable.
Il faudrait vraiment que l’on invente notre plateforme de réalité virtuelle et que l’on soit autonomes. L’émergence de la VR me fait penser à ce qu’était le cinéma à l’époque des frères Lumière : une simple curiosité.
Les gens disaient à l’époque tous ces gens qui s’agitent sur un drap ne sont pas les vrais acteurs, les vrais sont ceux qui sont en contact avec le public. Et c’est devenu l‘art majeur que nous connaissons.
C’est exactement la même chose pour la VR qui est considérée comme appartenant aux jeux vidéo alors que c’est un mode d’expression total en soi, qui va se développer. Ne ratons pas ça !

En attendant, vous nous ferez notamment écouter lors de ce concert des extraits d’Electronica, votre dernier album nommé aux Grammy Awards, ainsi que des versions retravaillées d’Oxygène et d’Equinoxe?
Oui j’ai essayé de réfléchir à un contenu musical adapté aux circonstances.
À la fois festif et lié au niveau du son à la cathédrale. Car on a reconstitué aussi l’univers acoustique de Notre-dame, si particulière.
Le public pourra soit suivre l’événement avec un casque de réalité virtuelle et voir ainsi mon avatar à l’intérieur de la cathédrale, soit regarder le concert sur Youtube, Facebook ou BFM et découvrir ainsi les scènes numériques mais également me voir en train de jouer au studio Gabriel.
Il y aura plein de façons différentes de vivre Welcome to the Other Side!

(Photo Edda)

Offre numérique MM+

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