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Un album jazzy pour Noa, comme un retour aux sources

Mis à jour le 30/04/2021 à 17:16 Publié le 30/04/2021 à 17:16
Noa, à la belle aura.

Noa, à la belle aura. Photo Ronen Akerman

Monaco-Matin, source d'infos de qualité

Un album jazzy pour Noa, comme un retour aux sources

Après le succès de Letters to Bach, Noa revient avec un nouvel opus, consacré aux standards du jazz, Afterallogy. Un diamant pur, reflétant la quintessence de cette belle "d’âme".

"La raison pour laquelle j’ai choisi ce titre, Afterallogy? C’est pour dire quelque chose de très profond. J’ai cinquante et un ans, trente ans de carrière, et après des milliers de kilomètres parcourus, des milliers de notes jouées et chantées, j’ai compris beaucoup de choses, à présent. propos de la vie, de moi-même, des choix que j’ai pu faire, qui prennent tout leur sens désormais. Après tout cela, après une pandémie qui a tout brisé, que nous reste-t-il?"

La part d’humanité révélée par la musique

Sa réponse suit: "Un profond respect pour l’excellence artistique, et un grand amour pour la part d’humanité révélée par la musique, élevant ou illuminant celui ou celle qui en fait l’expérience. Une profonde appréciation pour ce cadeau qu’est l’amitié. tout ce qui reste, j’ai donné un nom: Afterallogy. ‘‘After’’, comme le monde d’après. Et ‘‘allogy’’, comme ‘‘biology’’. Cette terminaison est reliée à la science, en laquelle nous devons croire plus que jamais."

Ainsi la volubile Noa, résume-t-elle l’élan qui a donné vie à ce projet. Encore toute à sa joie d’avoir vécu la veille un véritable moment de grâce lors du concert qu’elle a donné en Israël.

Afterallogy, un projet qui réunit douze titres incontournables du jazz, de My Funny Valentine de Rodgers Hart, à Anything Goes de Cole Porter (avec des paroles adaptées par Noa), en passant par Something Coming de Leonard Bernstein et Stephen Sondheim, ou encore Lush Life de Billy Strayhorn.

Tous traversés dans leur nouvelle interprétation par la vibration très particulière qui habite Noa plus que jamais: "Je me suis souvenu que dans les années cinquante, les musiciens de jazz noirs étaient géniaux, mais ils vivaient dans une société raciste, qui les discriminait. Et c’était difficile pour eux d’obtenir la considération et le respect qu’ils méritaient. Malgré cela, il y a eu des gens comme Duke Ellington, Charlie Parker, j’adore cet état d’esprit. Cet album, dont un vidéo clip a été tourné par une artiste palestinienne, est un hommage à cette immense musique".

Même si Noa a consacré la majeure partie de sa carrière à écrire et composer elle-même ses chansons, il est tout aussi important à ses yeux, explique-t-elle, "de mettre en lumière, en dehors de ses chansons originales, ce que l’esprit humain a pu produire de plus beau". Un retour aussi à ses propres sources, que ce retour au jazz.

Née en Israël, Noa a grandi aux États-Unis avant de retourner vivre sur la terre qui l’a vue naître, à l’âge de dix-sept ans, pour y suivre une formation à l’école Rimon de jazz et de musique contemporaine, à Ramat Hasharon.

C’est là qu’elle avait d’ailleurs rencontré, en octobre 1989, Gil Dor, professeur et co-fondateur de l’établissement, avec lequel sa collaboration s’est poursuivie jusqu’à aujourd’hui.

Et c’est aussi à cette époque qu’elle s’était follement éprise du père de ses trois enfants de vingt-deux, dix-neuf et onze ans, avec lequel elle est toujours mariée aujourd’hui.

Un merci à Florent Pagny

Son autre grande histoire d’amour, c’est avec l’Hexagone qu’elle l’a vécue: "La France a été un des premiers pays d’Europe à me prendre dans ses bras, se souvient-elle. C’était dans l’émission Taratata en 1995. Je dois d’ailleurs un grand merci à Florent Pagny puisque c’est lui qui m’y avait invitée. J’ai chanté I Don’t Know qui est devenu un succès immédiat. Le public de cette émission, qui ne ressemble à aucune autre au monde, était juste fou d’amour pour la musique!"

C’est à la suite de cela que Noa a été approchée par Richard Cocciante et Luc Plamondon pour jouer le rôle-titre dans Notre-Dame-de-Paris. "Ils ont essayé de me convaincre pendant des semaines, mais ce projet n’était pas pour moi, en fin de compte. Non pas que ce rôle n’était pas magnifique, mais j’avais trop besoin de créer ma propre musique, de tracer ma propre voie. Il n’était pas écrit que je me retrouve enfermée. Et faire une comédie musicale serait revenu à cela pour moi. Et je voulais avoir un bébé. J’avais trente ans, je ressentais ce besoin impérieux."

Autre souvenir de Noa lié à notre pays: le jour où elle a célébré ses trente ans de carrière au Bataclan, en forme de soutien aux victimes de la tragédie.

Et beaucoup plus léger, le jour où elle s’est produite à Nice et avait eu droit à son portrait en Une de notre journal, avec ce commentaire: la coqueluche du public français... Un mal auquel on consent encore!

(Photo Ron Akerman)
Un feel good album My Funny Valentine

"Je ne veux pas que tu changes, tu n’as pas besoin d’être artificiel, botoxé ou instagrammable’’. Ce message s’adresse à chacun de nous, particulièrement en ce moment. Car nous sommes tous taraudés par la peur d’être remplacés par des robots, dans ce monde étrange. Alors qu’aucune technologie, aucun plastique ne remplacera jamais la beauté toute simple de l’humanité. J’en suis convaincue aussi fortement que je l’avais été par le fait que je sentais que la musique m’appelait."

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