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Son premier album, le coronavirus, son été sur la Côte d'Azur... La chanteuse Suzane nous dit tout

Mis à jour le 27/08/2020 à 14:20 Publié le 27/08/2020 à 16:30
Suzane

Suzane Photo Adeline Lebel

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Son premier album, le coronavirus, son été sur la Côte d'Azur... La chanteuse Suzane nous dit tout

La chanteuse était ravie de retrouver le public, masqué mais enthousiaste, lors de son passage au mas des Escaravatiers à Puget-sur-Argens, pour présenter Toï Toï, son premier album.

Elle est toute seule sur la scène. Combi eighties, clavier, micro, c’est tout. Mais elle a l’énergie de toute une fanfare. Et à la fin, frange collée au front et souffle court, c’est peu dire que la demoiselle ne s’est pas économisée.

Au mas des Escaravatiers comme ailleurs, sa fougue fait l’unanimité. C’est pour ça que Suzane était l’artiste la plus programmée en festival l’été dernier et qu’elle a raflé le trophée de la "révélation scène" aux dernières Victoires de la musique, face à Hoshi et Aloïse Sauvage.

Avec Toï Toï, son premier album sorti au mois de janvier, l’Avignonnaise et ses chansons électro-réalistes avaient tout pour passer à la vitesse supérieure.

Contrarié par la crise sanitaire, le parcours d’Océane Colom – son vrai nom – a pris un petit coup de frein mais la chanteuse de 29 ans se réjouit de retrouver la scène pour des événements à taille réduite, comme ici à Puget-sur-Argens, devant un public masqué mais enthousiaste.

Rapide rencontre avant de monter sur scène.

Comment se passe cet été?
Un peu calme…ça fait deux étés que je vis de beaucoup de concerts, avec beaucoup de route et beaucoup de gens, ça a été un peu brutal.D’un autre côté, ça m’a permis de me reconnecter à ma famille, que je ne vois que deux fois par an d’habitude. Avec le Sud aussi.Et le point positif, c’est que ça m’a permis d’écrire des chansons à nouveau.

Cette saison presque sans live, gros coup d’arrêt pour vous?
C’est vrai que le live, c’est mon truc. Chanter, écrire… la finalité c’est monter sur scène et partager avec des gens.J’ai eu la chance que tout se construise autour des concerts alors, effectivement, après la Victoire de la musique, j’espérais que ça s’enchaîne. C’était un peu mon moment et le Corona m’a volé la vedette! (rires) Mais c’est comme ça. Évidemment j’ai des doutes, je me demande si les gens m’attendent à la sortie…Mais je crois que oui, que les gens ont autant hâte que moi que les concerts reprennent pour de bon.

Sur quels sujets avez-vous écrit pendant le confinement?
Des chansons sont sorties de ma tête.J’y parle de mes racines par exemple, et ce n’est pas anodin, ayant passé le confinement chez mes parents à Avignon. Je parle de ce monde dans lequel on vit. On qualifiera peut-être ça d’engagé, encore, je ne sais pas… Je parle d’une rupture amoureuse. Je parle de l’intime. De sujets très différents finalement.

Toï Toï parle harcèlement, écologie, homophobie, thèmes que l’on retrouve chez beaucoup de jeunes chanteurs. On est obligé d’être sérieux quand on est jeune en 2020?
Je ne sais pas si “sérieux” c’est le mot, mais…Ces thèmes se multiplient dans la chanson aujourd’hui parce qu’on vit dans un monde un peu brutal, où des choses vont mal. On le subit en tant que citoyen avant de le subir en tant qu’artiste, forcément, ça transparaît dans notre musique. Quand j’entends mon frère de treize-quatorze ans me dire qu’il est né à la mauvaise période, à un moment où il y a des pandémies, des marées noires partout et l’Amazonie en feu, je ne sais pas quoi lui répondre. Le harcèlement des femmes par exemple, c’est resté longtemps tabou et nous, on a envie de casser ça.Moi, en tout cas, j’avais envie de casser ces mauvaises habitudes. La musique est une arme très puissante pour faire passer des messages.

En ces temps de Covid et de règles sanitaires, on reproche beaucoup aux jeunes d’être inconséquents. ça vous fait réagir?
On accuse souvent la jeunesse. On pointe vite du doigt les jeunes pour tout un tas de choses. Peut-être qu’on a, c’est vrai, encore plus besoin de se réunir? Mais moi je respecte tous les gestes demandés, autour de moi, c’est le cas aussi. Quand on fait des concerts, on met des masques, quand on se voit, on fait attention. J’étais à La Rochelle récemment, et il y avait beaucoup de familles, de plus vieux, de moins vieux, dans les rues, sans masque…Alors oui, il faut peut-être laisser la jeunesse un peu tranquille.

Vous êtes du sud, ça s’entend. On ne vous demande plus de gommer votre accent?
Non! On me dit souvent, quand je suis à Paris: “Ah toi, t’es pas d’ici !” On me ramène à mes origines mais ça ne me dérange pas.Dans mes chansons on l’entend, oui, surtout dans Suzane avec “boudeuse”. Les gens me refont… Mais cet accent j’en suis fière et je ne peux pas l’effacer. On me dit que ça fait mon charme.Donc le gommer non, je n’aurais jamais autorisé personne à me le demander!

Qu’est-ce que vous faites pour les vacances?
Je suis partie en camping, j’avais besoin d’air! Je suis partie en Lozère. Les parents de Suzane, mon arrière-grand-mère à qui j’ai piqué mon blaze, habitaient là donc j’avais envie de voir. Je suis partie avec mon réchaud, j’ai fait des randos… Après en Ardèche. Je suis allée à Gréolières aussi, dans l’arrière-pays grassois, j’ai adoré. Je connais un peu la région, mes parents m’y emmenaient et j’ai travaillé vers Saint-Raphaël. J’ai fait une petite saison au Maeva de Valescure, j’étais animatrice chorégraphe…

Et pour éviter le blues de rentrée?
Je danse! Je me mets de la musique, mon copain Témé Tan, de l’électro, et je danse.


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