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Retour aux sources pour le pianiste niçois internationalement reconnu Philippe Bianconi

Le pianiste niçois internationalement reconnu revient dans sa région pour deux concerts avec l’orchestre de Cannes le 27 juillet et dans le cadre du Nice Classic Live le 8 août.

Philippe Depétris Publié le 25/07/2021 à 16:30, mis à jour le 25/07/2021 à 14:53
(Photo William Beaucardet)

Philippe Bianconi est heureux. Il revient pour la plus grande joie du public de la Côte d’Azur donner deux concerts. À Cannes, mardi 27 juillet, sur la terrasse du palais des Festivals et des congrès avec l’orchestre de la ville et Benjamin Lévy, puis dimanche 8 août dans les jardins de Cimiez pour le Nice Classic Live à l’invitation de Marie-Josèphe Jude.

"La Côte d’Azur est mon véritable port d’attache, dit-il. C’est là qu’est ma famille et que j’ai grandi, que j’ai connu mes premières émotions musicales et que je me suis formé." On connaît son prestigieux parcours, le conservatoire de Nice puis celui de Paris, les succès internationaux ponctués par le premier prix international des Jeunesses Musicales à Belgrade, le concours de Cleveland et le concours Van Cliburn, qui lui ont ouvert les portes d’une formidable carrière qu’il mène entre l’étranger, l’Europe et la France. Il partagera son concert cannois avec la talentueuse mezzo-soprano Stéphanie d’Oustrac qui interprétera les Nuits d’été de Berlioz. Lui, donnera le cinquième concerto de Beethoven avec l’orchestre de Cannes, avec lequel il a souvent joué: "C’est une œuvre somptueuse dont la grandeur et la majesté mais aussi l’aspect méditatif ouvrent la porte à toute la musique du XIX siècle, dans une écriture pianistique puissante. Ce n’est pas un hasard s’il s’agit d’un des concerti les plus connus du répertoire. Je l’ai beaucoup joué ainsi que le quatrième."

Professeur à Nice

À 61 ans, le virtuose porte un regard lucide et apaisé – avec une modestie qui a toujours été sa marque de fabrique – sur une carrière qui l’a rendu heureux: "Je suis fier de ce parcours régulier, dit-il. J’ai eu de formidables opportunités, comme cette extraordinaire expérience qui m’a fait partager la scène avec Hermann Prey [l’un des plus grands barytons du monde, NDLR], j’ai joué dans de grandes salles avec des orchestres et des chefs prestigieux".

 

Au plan des regrets, peut-être celui de n’avoir pas suffisamment approfondi à son goût certains répertoires, mais la joie de jouer, de vivre et la rencontre avec ses amis musiciens ou le public demeurent, et lui font augurer des lendemains qui chantent.

"Je vais enseigner pour la première fois à l’Académie Internationale de Nice et y donner un récital et cela me remplit d’émotion", confie-t-il. Il interprétera Beethoven, Chopin et Debussy auquel il voue une passion particulière: "C’est à Nice dans la classe de Simone Delbert-Février, mon professeur, que je l’ai découvert. Je suis fasciné par cet univers sonore, ce mystère et cette profondeur insondable".

Il vient d’en graver l’intégrale des études pour la Dolce Volta, un disque sensible et émouvant sorti en même temps que celui des concerti de Brahms avec le Philharmonique de Monte-Carlo.

Beethoven, Brahms, Debussy, Chopin, les quatre points cardinaux des émotions dont Philippe Bianconi sait si bien nous faire le cadeau....

 

- Mardi 27 juillet: terrasses du Palais des Festivals de Cannes (de 15 à 34 euros). Rens. et réservations www.orchestre-cannes.com

- Dimanche 8 août: Nice Classic Live, jardins des Arènes de Cimiez à Nice (de 9 à 29 euros).

Rens. et réservations www.niceclassiclive.com

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