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Qu'est devenue Douchka Esposito, ex-ambassadrice de Disney installée dans le Var?

Installée dans le Var, l’ex-ambassadrice Disney travaille notamment à l’édition d’un album de reprises des chansons de son père, Giani Esposito.

Lauriane Sandrini Publié le 24/11/2021 à 14:40, mis à jour le 24/11/2021 à 14:18
Photo DR

Elle restera à jamais la pétillante ambassadrice Disney des années quatre-vingt. Une chanteuse aux longs cheveux clairs et au sourire éclatant, glissée dans une jolie robe rouge, aux faux airs d’une Judy Garland innocente et juvénile dans Le Magicien d’Oz.

Elle a depuis changé sa couleur de cheveux. Douchka a choisi en 1990 de ne pas céder au confort qu’aurait pu lui offrir la firme Disney et a préféré tourner la page. La petite fille avait grandi.

"Au départ, ce n’était pas une vocation d’être égérie Disney, se souvient l’artiste que l’on a notamment entendue dans les BO de Taram et le Chaudron magique, Basil, détective privé et Bernard et Bianca. Je faisais du chant lyrique, je voulais préparer le Conservatoire national de Paris. Je rêvais d’une carrière à La Callas."

Son beau-père d’alors, Humbert Ibach (producteur de Karen Cheryl), lui fait revoir sa trajectoire d’enfant de la balle. Elle rêvait depuis toujours d’être artiste. Avec Mickey, elle croit qu’il lui ouvre les portes du monde. Le rendez-vous avec le succès? Une formalité.

 

Mais avec les mois, les années, la jeune adulte qui se révèle veut s’émanciper. Écrire ses propres textes. Didier Barbelivien lui compose Nuit d’été. "Je savais que ce que j’avais dans le casque, c’était le succès assuré…"

Son beau-père refuse ce virage artistique pour ne pas casser le rêve Disney. Mais intérieurement, le miroir lui, s’est brisé. L’artiste qui a vu voler en éclats ses rêves de music-hall à l’américaine – "Pour moi, Disney c’était ça!" – choisit de s’envoler.

Elle prend d’abord une longue pause, histoire de voir grandir quelques années ses trois enfants. Mais cette absence volontaire devient une longue traversée du désert pendant laquelle les aléas de la vie ne l’épargnent pas. Elle aurait pu saisir l’opportunité de reprendre du service en signant un nouveau contrat avec son ancien producteur. Elle décline pourtant ce qui aurait pu lui assurer la sécurité. "Je voulais trouver l’artiste que j’étais."

Elle enregistre Le Clown en 2017

"L’écriture m’a toujours accompagnée." Photo Laurent Martinat.

Il lui aura fallu cheminer longtemps, s’aventurer dans différents projets pour mieux se retrouver, elle, femme partagée entre la poésie et le chant.

Car Douchka Esposito aime écrire des vers, les récite en souriant. "Ce n’était pas du Baudelaire", sourit humblement l’artiste dont la plume est pourtant éditée. Son premier recueil paraît en 1996 aux Belles Lettres: L’Alchimie d’aimer.

Depuis cette date, "l’écriture m’a toujours accompagnée".

 

Le premier confinement d’ailleurs, lui a donné l’opportunité de se replonger dans certains textes, de les retravailler… Un nouveau recueil devrait prochainement être édité, du moins l’espère-t-elle.

Elle n’est pas non plus avare de mots à mettre en musique. S’est même essayée parfois à la composition. Un chemin qui la mène à emprunter celui de Giani Esposito. Son père. Le poète trop tôt disparu "mais toujours là", à veiller sur elle, glisse-t-elle. Son père, elle a commencé à lui rendre hommage en enregistrant Le Clown, incontournable, en 2017.

Elle prépare à présent un album de reprises de ses titres. Entre poésies et chansons, cet opus qui devrait compter la participation de sa mère, Pascale Petit, sortira vraisemblablement au printemps 2022. "Ça a été très dur de faire des choix dans son répertoire, j’ai quelques regrets d’ailleurs", dit-elle en souriant, pour cacher son émotion.

Son album pop réédité

D’ici là, il y aura eu la réédition numérique de son dernier album pop Bojidarka, sorti en 2010. Une nouvelle version à écouter sur les plateformes et qui sera marqué de plusieurs inédits dont un titre écrit par Didier Barbelivien.

"J’ai une tendresse particulière pour cet album", avoue l’interprète qui était également auteure des textes. Des chansons très personnelles, une façon de lever le voile sur qui est vraiment Douchka Esposito.

Aujourd’hui, cette boulimique de travail, ambassadrice de la marque de compléments alimentaires QOP multiplie les projets artistiques. A sur les rails un récital en hommage aux poètes Rive Gauche – où elle récitera également des textes de son père et des siens.

 

Mais elle ne court plus après le succès: "Je suis une contemplative, je trouve qu’il faut profiter de la vie, avoue-t-elle. C’est sûr que quand on chante devant 20.000 personnes, ce n’est pas la même énergie que lorsque l’on est devant 200 personnes. Mais c’est la même démarche pour un artiste…" Faire plaisir, rayonner.

"J’ai vécu quelque chose d’incroyable, sans le savoir, aujourd’hui je le comprends. " Mais reconnait-elle encore, "le succès ne vaut pas l’amour de ce que l’on fait."

douchka-esposito.fr

Bientôt une école de chant?

Elle a découvert le Var en tournant le clip vidéo d’un titre hommage à son père. "C’était à Saint-Mandrier…" Elle tourne deux ans plus tard, le clip d’un autre titre "Fleurs métal", issu de son dernier album pop. Et décide de se poser. "Entre les falaises qui donnent sur des fonds émeraudes et ces forêts où je pense qu’il doit y avoir des elfes... J’adore cette région!"

Installée du côté d’Hyères, elle envisage très sérieusement de se lancer dans la direction d’une école de chant pour enfants. Elle suit en cela la formation de coach vocal de Richard Cross. "Sa pédagogie est géniale. J’envisage même d’ouvrir une école dans le coin. Ce sont des projets dynamiques, j’adore travailler avc les enfants…" à suivre.

Douchka poursuit ses tournées de fin d‘année avec le spectacle Disney qu’elle poursuit en alternant avec son propre conte musical, une création "Il était une fois... La fabuleuse histoire de Douchka".

Une artiste plus libre, qu’elle nous fait retrouver chaque fois en montant sur scène.

Offre numérique MM+

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