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Philharmonique: le nouveau chef ouvre la saison à Monaco

Mis à jour le 22/09/2016 à 05:12 Publié le 22/09/2016 à 05:12
Dès son premier concert, le nouveau directeur veut s'affirmer monégasque.

Dès son premier concert, le nouveau directeur veut s'affirmer monégasque. Photo DR

Philharmonique: le nouveau chef ouvre la saison à Monaco

Demain soir, Kazuki Yamada, le nouveau directeur de l'Orchestre philharmonique de Monte-Carlo, dirigera des œuvres appartenant à l'histoire musicale de la Principauté

Un nouveau chapitre de l'histoire du Philharmonique s'ouvrira ce vendredi. Ce soir-là, un nouveau directeur, Kazuki Yamada, arrivera à sa tête.

Dès son premier concert, le nouveau directeur veut s'affirmer monégasque. Il proposera en effet un programme d'œuvres qui sont en rapport avec l'histoire de la Principauté.

Nous entendrons la musique du ballet Les Biches, que Francis Poulenc composa en 1924 pour les Ballets russes de Monte-Carlo et qui, créée en Principauté, lança sa carrière. Il avait 25 ans. De Poulenc, nous entendrons également la pièce chantée La grande dame de Monte-Carlo, dont le texte écrit par Cocteau lors de ses séjours sur la Côte évoque le désespoir d'une joueuse qui perd au casino.

Un programme en rouge et blanc

Autre œuvre dont la création mondiale a eu lieu à Monte-Carlo : l'opéra Rondine (L'Hirondelle), dont l'auteur est l'un des plus célèbres compositeurs d'art lyrique de l'histoire de la musique : Puccini, auteur de la Tosca ou la Bohème. Cette œuvre, qui fut créée en 1917 - pendant la guerre, donc - raconte une histoire d'amour sur la Côte d'Azur entre une dame du monde et un étudiant. Nous entendrons le premier air de cette Rondine.

Autre curiosité de ce programme : un poème symphonique intitulé Songe d'or sera joué pour la première fois en Principauté alors qu'il est dû au plus célèbre des compositeurs monégasques, Louis Abbiate, né en 1866. Ce compositeur fut violoncelliste soliste de l'orchestre symphonique de Monaco - lequel s'appelait à l'époque « Orchestre du Casino » - puis violoncelliste à la Scala de Milan sous la direction de l'illustre chef Arturo Toscanini, puis professeur de violoncelle au conservatoire de Saint Petersbourg, enfin créateur du conservatoire de Monte-Carlo - qu'on appelle aujourd'hui l'Académie Prince Rainier III. Le Songe d'or évoque l'histoire d'une fable : un lézard qui enfouit un trésor au pied d'un arbre, dont le magot est convoité successivement par un pauvre, un riche, un avocat et un bandit. Tous mourront ! Vanité de l'avidité humaine…

Après ce concert « monégasque », la programmation retrouvera des répertoires plus habituels (lire ci-contre). À ceci près que le 25 novembre sera donnée une autre œuvre célèbre dont la création mondiale eut lieu en 1925 à Monaco : l'Enfant et les sortilèges de Ravel sur un livret de Colette.

On le voit, pour sa première saison Kazuki Yamada joue à fond la carte monégasque.


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