“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Découvrez l’offre abonnés numérique > J’en profite

Philharmonique de Monte-Carlo: la revanche de la contrebasse

Mis à jour le 07/03/2016 à 05:07 Publié le 07/03/2016 à 05:07
Le contrebassiste Sorin Orcinschi en grande conversation musicale avec le violoniste David Lefèvre.

Le contrebassiste Sorin Orcinschi en grande conversation musicale avec le violoniste David Lefèvre. A. P.

Toute l'info locale + Des reportages exclusifs

Philharmonique de Monte-Carlo: la revanche de la contrebasse

Non, la contrebasse n'est pas ce gros instrument qui est condamné à rester éternellement au fond de l'orchestre pour accompagner les autres avec de longs coups d'archet et de sonores pizzicatos.

Non, la contrebasse n'est pas ce gros instrument qui est condamné à rester éternellement au fond de l'orchestre pour accompagner les autres avec de longs coups d'archet et de sonores pizzicatos. De temps à autre, elle a le droit de venir sur le devant de la scène et de jouer les solistes. Ces jours-là, elle prend sa revanche. C'est dans ce but qu'un grand compositeur du XIXe siècle, qui s'appelait Bottesini, et qui était lui-même contrebassiste virtuose, a composé pour elle.

Le concert donné hier matin en la salle Garnier par les musiciens du Philharmonique de Monte-Carlo était, justement, un jour de revanche pour la contrebasse.

Et c'est un concerto de Bottesini que l'on a entendu.

En ce lieu qui a accueilli tant de divines cantatrices, elle n'était pas peu fière, la contrebasse, de jouer les divas ! On l'a entendu faire des vocalises, roucouler, jouer les coquettes.

La contrebasse était entre les mains de Sorin Orcinschi, lequel, magnifique virtuose, lui donnait des ailes.

À ses côtés, un autre admirable musicien lui répondait avec élégance, virtuosité et brio : c'était David Lefèvre qui tenait, hier, le double rôle de violon solo et de chef d'orchestre.

Auparavant, on avait entendu une Sonate pour cordes de Rossini - œuvre géniale composée à l'âge de 12 ans ! - dans laquelle David Lefèvre a eu également une partie soliste ainsi que le violoniste Peter Schütz. Ce fut un vrai régal.

Ces deux œuvres - Rossini et Bottesini - furent les deux œuvres les plus soignées d'un concert qui comprenait également, à la fin, les romantiques Souvenirs de Florence de Tchaïkovsky. Là, la contrebasse était revenue au fond de l'orchestre, dans son rôle indispensable d'éternelle accompagnatrice. Mais elle pouvait être fière de sa matinée.

Offre numérique MM+

...


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.